DATES, PHASES ET HEURES DE L’ACCÈS URINE RENDUE
9 décembre, avant la crise, 10 h. du matin. 310gr. 0 gr.
Pendant la De 12h37 b du soir F1 h:}, Ogr. Are
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Apres dla-crise. 7h du Soi Nes 250 ST.
\ pue : 1150gr.
ADrès la-Crise LIEU Ro re 570 gr. As Après la crise A0 h: du Svir 330 gr.
10 décembre, le jour suivant, 1 h.du matin. 280gr. } 560 gr. 10 décembre, le jour suivant, Th.du soir... 280gr. |en2h.
Diagnostic de l'hydronéphrose intermittente.
Nous avons vu plus haut les deux caractères pathognomoniques de l’hydronéphrose intermittente: l’augmentation considérable et momentanée du rein; la suppression temporaire de l’excrétion urinaire. Nous insistons surtout sur le premier signe qui seul peut donner la certitude et permettra d'éviter des confusions cliniques regrettables. Le rein mobile, les affections du foie, de la vésicule bihaire, des côlons, peuvent donner lieu à des erreurs à cause de la similitude des symptômes subjectifs qui caractérisent les grandes crises viscérales.
En ce qui concerne les crises attribuées à l’hydronéphrose chez les malades atteints de rein mobile, M. F. Glénard s'exprime ainsi (1):
« Il ne suffit pas, dit-il, qu'un malade atteint de rein mobile présente une crise paroxystique pour
(1) F. GLénarp. Communication inédite.
OU
qu'on se croie en droit de dire que cette crise est de nature hydronéphrotique, ainsi que le soutiennent Landau, Tuffier, etc., ou même qu'elle dépende du rein à un titre quelconque. La crise hydronéphrotique présente des caractères spécifiques qu'il importe de bien relever pour pouvoir en affirmer la nature. Il ne suffit pas qu'il y ait oligurie ou même anurie pendant la crise, puis polyurie à l'issue de cette crise, pour que le diagnostic d'hydronéphrose soit fixé. Toutes les crises paroxystiques qui ont l'appareil digestif ou l’un de ses organes pour point de départ, s’'accompagnent de diminution, de concentration des urines, puis au moment de la résolution, de décharges urinaires.
« Pour affirmer qu’on se trouve en présence d’une crise d'hydronéphrose, il faut avoir constaté l’augmentation du volume du rein, puis sa brusque diminution à la fin de la crise, au moment de la débâcle urinaire. Or, chez les malades atteints de rein mobile et présentant des crises, on ne voit rien de pareil pendant l'accès.
« Ces crises revêtent du reste des aspects variés suivant leur point de départ: chez les uns, il s’agit évidemment de coliques hépatiques; d’ailleurs, la plu: part des malades se plaignent dans l'intervalle des crises de douleurs à l’hypochondre droit. Ces crises se présentent avec l'intensité, la durée, le siège des coliques hépatiques ; elles en ont les signes, tels que: urines acajou, vomissements ou nausées, douleurs, etc. Elles en ont les antécédents et ce sont des coliques hépatiques à n'en pas douter. D'ailleurs, la rela-
üon de la mobilité du rein avec les troubles hépatiques à de tout temps attiré l'attention.
« En dehors de ces crises manifestement hépatiques avec ou sans calculs, il en est d’autres revêtant une allure toute différente : la crise débute par une douleur nettement localisée près de l'ombilic, et dans les lombes plutôt qu'au siège du foie; il y a en même temps angoisse respiratoire, sensation générale de froid, frissonnement, altération profonde des traits, puis surviennent bientôt la chaleur et enfin les sueurs. Ce tableau syndromique se déroule en moins d’une heure et 1l n’en reste plus de traces. Ces crises éclatent surtout pendant Île travail digestif, le soir le plus souvent, et l’on peut constaminent noter deux symptômes dont Ia notion, méconnue jusqu ici, éclaire singulièrement la pathogénie de ces crises. Ce sont : 1° le gonflement, le tympanisme, la tension et la douleur à la pression du cæcum; 2° le clapotement sus-ombilical. »
Outre ces crises ayant pour point de départ, soit l'estomac ou le duodénum, soit le foie ou la vésicule, il en est d’autres que, dès 1885, Fr. Glénard séparait nettement des précédente et qui ont pu être confondues avec les crises hydronéphroques. Ce sont ces coliques désignées par lui sous le nom de coliques hypochondriaques ou sous-hépatiques.
« Parmi les malades classés dans la lithiase biliaire, dit Glénard (1), en raison des crises douloureuses qu'ils accusent, il en est toute une série chez lesquels
(4) In Monteuuis, p. 267.
MT
jamais on ne constate d'ictère, ni on ne trouve de calcul : aussi bien l'allure générale des phénomènes critiques que celle des symptômes intercalaires aux crises forment un tableau vraiment différent de celui qu'offrent d'autres malades dont les crises s'accompagnent parfois d’ictère ou d'émission de calculs bilaires.
De 35 à 40 °/, des malades classés dans la lithiase biliaire rélèvent de la pseudo-lithiase. C’est chez les femmes qu'on la rencontre le plus souvent. Ces malades se plaignent de leurs crises, leurs crampes, leur fièvre de bile, leurs coliques hépatiques, et il n'est pas douteux, d’après la description qu'ils donnent de leurs malaises, qu’en groupant tous ces faits sous le nom de coliques hépatiques les médecins ne commettent une confusion, car ce ne sont certainement pas des coliques hépatiques calculeuses.
« L'intervalle qui sépare les crises est des plus variables; chez un même sujet, il pent varier de plusieurs années à plusieurs mois, se rapprocher de plus en plus, et les crises survenir toutes les trois semaines, pris tous les jours et même plusieurs fois par jour, c'est parfois une série de crises souvent violentes, de coliques mésogastriques, c’est-à-dire siégeant dans le mésogastre et très invraisemblablement dans le côlon transverse, se terminant chaque fois par de la diarrhée. Cette périodicité dans les crises est fréquente et bizarre. C’est ainsi que, chez un malade, les crises paraissent tous les six mois, puis tous les quatre jours, et enfin tous les deux jours, tantôt toutes les trois semaines. »
M. F. Glénard parle ensuite du siège de la douleur le plus souvent attribué à l'estomac. « Parfois aussi cette douleur existe simultanément à l’hypochondre droit ou au voisinage du nombril; mais souvent elle occupe en même temps l'estomac et le côté gauche.
« Chez certains malades, elle est localisée dans le côté droit, à droite de l'estomac. D’autres disent que leur douleur siège à l’hypochondre droit; chez celuiei c'est le flanc droit, chez l’autre le côté gauche, l’abdomen, tout le ventre.
« Quant aux caractères de la douleur, c’est une sensation d'étouffement, la respiration est «bouchée», le malade ne peut reprendre son souffle, c'est une pression, un étau, un serrement, un écrasement de l'estomac.
« Dans certains cas, ce sont des crampes à l'estomac et dans la région ombilicale; dans d'autres, le malade éprouve des douleurs dans le dos, les reins, la région ombilicale et en même temps des envies de vomir. |
« La crise une fois passée laisse peu de malaises, ou bien la malade met plusieurs jours à s’en remettre; elle est souvent suivie d'émission d'urines chargées d'urates. »
Ainsi que que nous venons de le voir dans certains cas, la confusion entre les crises de l’hydronéphrose et les crises ayant leur point de départ dans une partie quelconque du tube digestif est possible. Elle l’est d'autant plus et Glénard insiste sur ce point, que la sécrétion urinaire est fortement influencée
FSI par action réflexe et que par exemple une crise sous hépatique peut être accompagnée d’oligurie, parfois même d’anurie et suivie d’une débâcle urinaire. Ces variations peuvent faire mettre en cause un rein absolument indemne de toute lésion. Le traitement dans ces deux cas douteux permet d’ailleurs souvent d'éclairer le diagnostic et, d'après M. Glénard, les crises qui sont sous la dépendance de l’entéroptose, d’une affection sous-hépatique ayant son siège dans le côlon transverse, celles connues sous le nom de crises nerveuses hépatiques, sont bien atténuées dans leur intensité et leur fréquence, et le plus souvent même disparaissent à l’aide de purgatifs ou de laxatifs donnés successivement et à petites doses comme l’eau de Villacabras, de Rubinat et le sulfate de soude et de magnésie, ou enfin la magnésie suivant la formule adoptée par Glénard.
Bicarbonate de soude.
Magnésie calcinée. ie Gomme adragante : er Essence de menthe . . . . . II gouttes.
HAUT SR SRE EU 0er
Une cuillerée à bouche toutes les 3 heures.
A propos des crises hydronéphrotiques, nous n’insisterons pas sur l'inefficacité du traitement précédent, et nous ne citerons que le seul fait suivant, dont la constatation donne la certitude clinique beaucoup plus que l'examen des variations de la sécrétion urinaire, à savoir : tumeur rénale nette-
ment constatée pendant la@crisenet disparaissant brusquement lorsque c’est le paroxysme. À ce symptôme, nous ajouterons, avec M. Glénard, l’hyperesthésie à Je pression de la masse ne