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trouve ni calcul, ni tumeur pouvant expliquer une rétention d'urine. Il introduit même dans l'uretère une petite sonde qui s'y engage facilement. Il constate que le rein n’a aucune mobilité autre que le faible degré de mobilité physiologique. En somme, aucuneca usecapable d'expliquer l'hydronéphrose. Cette malade guérit très bien de cette néphrectomie. — M. Segond l’a revue en bonne santé tout récemment. (Comm. orale.)
OBsERvATION V (cas de Fürbringer).
Hydronéphrose double, intermittente à droite. — Néphrite double diffuse. — Mort par urémie. — Autopsie (1).
HISTOIRE CLINIQUE. — Il s’agit d'un typographe, âgé de 33 ans, qui entra le 4 mai 1886 dans le service de chirurgie de l'hôpital, mais qui le jour précédent avait été admis dans un service de médecine comme malade atteint d’une affection médicale (hémoglobinurie). ME
Antécédents. — Voici, en quelques mots très significatifs, ce que les antécédents du malade ont appris, d'après ce qu'à raconté ce malade lui-même. En novembre 1885, il tomba d’un tramway traîné par des chevaux, lors d’une perte de connaissance, causée, prétend-il, par un froid aux pieds extrêmement vif. Il fut apporté à Bethanien (2). Il y resta deux jours sans pouvoir uriner et présenta de la tuméfaction du foie. L'’urine qu'il rendit le deuxième jour était sanguinolente et bientôt le malade se remit de son accident et retrouva ses forces.
(1) Traduction de l'observation publiée dans la Berlin. Klin. Woch.
(2) Ultérieurement, M. le D° Goldtdammer, médecin de cette maison, a dit que ce malade y avait été traité pour des coliques de plomb et que pendant sa convalescence on avait découvert l’existence d'une tumeur abdominale, grosse comme le poing. Cette tumeur avait été regardée dès ce moment comme une hydronéphrose.
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Évolution de la maladie. — Mais, depuis cette époque, il survient, prétend-il, des crises analogues chaque fois qu'il prend des boissons froides ou qu’il se refroidit. Ces crises sont caractérisées par un arrêt dans l'émission de l'urine, des douleurs et une tuméfaction de la région hépatique, par un abattement extrême, puis par de l’hématurie. Après l'évacuation de cette urine sanglante, le foie diminue de volume, le malade se trouve bien à nouveau, et son urine devient alors limpide et transparente.
Pendant ces derniers temps, les accès se sont montrés plus fréquemment; le dernier a eu lieu le 2? mai. C’est à la suite de cet accès qu'il fut admis à l'hôpital.
Y avait-il alors une hypothèse plus probable que celle d’une hémoglobinurie paroxystique? Non. On était en présence d’un homme vigoureux, non misérable, toutefois assez pâle.
Les organes de l'abdomen ne présentaient aucune anomalie notable. Le malade se sentait relativement bien. L’urine était fortement colorée en brun rouge ; mais, comme un examen attentif le démontra, cette coloration n’était pas due à l’'hémoglobine, mais à du sang en nature. Il s'agissait donc là d’une véritable hématurie. Ù
La nuit suivante, cet homme fut pris tout à coup de violentes douleurs dans la région hépatique. Le lendemain matin, 1l se sentit très abattu, presque agonisant; il se plaignait à haute voix de ses douleurs de la région du foie. La vessie était vide; mais on sentit alors, immédiatement au-dessus de la partie moyenne de la paroi abdominale, à droite, une tumeur, dure, non fluctuante, s’avançant jusqu'à deux travers de doigt de l’ombilic. Cette tumeur suivait les mouvements de la respiration et se continuait directement avec le foie.
Elle était accolée à la paroi abdominale et on pouvait constater très nettement que le gros intestin ne passait pas au-devant d'elle.
M. Fürbringer émit alors l'hypothèse d'une tumeur du foie ou plutôt de la vésicule biliaire, se basant sur ce fait —règle connue, qui à été vérifiée dans de nombreuses observations — que lors de tumeur du rein le gros intestin se trouve en avant de la tuméfaction.
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Il reconnaissait toutefois que la consistance de la tumeur était lien dure et que celle-ci paraissait faire suite au foie.
Les jours suivants il survint du coma, qui augmenta bientôt. Le malade se mit à divaguer par instants et le 10 mai rendit un quart de litre d'urine, d’un poids spécifique de 1,012. L’urine était pâle, trouble, et contenait environ 1/4°/, d'albumine. Le sédiment était composé de rares leucocytes, de nombreux cylindres de toutes les sortes; en sorte qu'il s'agissait d'une façon indubitable d’une urémie par suite de néphrite diffuse. Au moment où le diagnostic fut posé, malgré l'emploi de tous les traitements possibles, le malade tomba dans une somnolence absolue. Puis il se produisit des vomissements [les matières vomies étaient riches en urée), et le lendemain le malade n’urina plus. La tumeur resta ce qu’elle était et la mort survintle 11 mai dans le coma.
AUTOPSIE. — À l’aulopsie, on constata les lésions suivantes : Au-dessous du lobe droit du foie se trouvait une tumeur grosse comme le poing, qui avait déplacé le côlon vers la ligne médiane, tout en lui restant accolé. Cette tumeur avait tous les caractères d’une hydronéphrose du rein droit. Celui-ci, gros comme une noix de coco, avait un parenchyme de l'épaisseur du doigt au pourtour des grands calices. L'’uretère, du calibre d’un intestin d'enfant, était très tortueux. Malgré les recherches les plus minutieuses, on ne put découvrir la moindre cause à cette hydronéphrose. Le passage de l’uretère dans le bassin, au niveau de la vessie, était absolument libre. On ne put déceler aucune anomalie d'insertion de l’uretère, aucune coudure à angle aigu, aucun obstacle valvulaire.
Le rein gauche était d’une grandeur presque normale, mais hydronéphrotique aussi, et Ce qui restait d'un parenchyme rénal était enflammé d’une façon diffuse et fort accentuée (1). De ce côté, l'uretère était tout à fait normal et perméable. A signaler aussi, comme non moins digne de remarque, une hypertrophie concentrique assez notable du ventricule gau-
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(1) Ce qui explique les accidents qui causèrent la mort. {N. d. tr.) Al
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