MALLET D
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Le coffre visité par la commission arrive sous scellés au bateau, où une nouvelle visite a lieu en présence du médecin et d’un employé de la Cie, visite dont je n’ai jamais compris le but, vu le procès-verbal de la commission d'inspection.
Cette sorte de vérification est d’ailleurs vite faite : l’employé appelle des numéros, le pharmacien fournisseur présente le médicament ou l'instrument, et le tout est ensuite rangé dans les rayons mobiles de l’armoire médicale.
Je demandai comme supplément quelques tubes à essai, pour les urines, un flacon d'acide azotique, et une lampe à alcool ; la direction refusa, alléguant que la liste officielle de 1819 était dépassée. Il faut le reconnaître en effet, on avait ajouté de l’antipyrine, du salicvlate de bismuth et quelques autres produits.
Le lendemain 28 janvier, le Cordoba larguait ses amarres, à 4 heures du soir ; l’hélice commençait son mouvement uniforme et à 5 heures le Havre disparaissait à l’arrière dans la nuit. La traversée me fut pénible jusqu’à Lisbonne. le vent du N. O. souffla avec violence et heureusement que passagers et équipage n'eurent pas besoin de mes soins, car il m’eut été absolument impossible de rendre aucun service, abattu que j'étais par le mal de mer.
A Lisbonne, le bateau fut mis en quarantaine, vu quelques cas de choléra en Normandie. ,
C’est alors que je commencçais à apprendre le fonctionnement de la Santé des ports.
À l’arrivée, le capitaine me fit établir un certificat attestant que, depuis le départ il ne s’était déclaré à bord aucun cas de maladie épidémique ou contagieuse; ce certificat fut
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