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«14 Le peu d'informations recueillies, quant à la police sanitaire de la ville, porte à croire qu'on ne respecte que fort peu les règlements établis, qui d’ailleurs sont incomplets. :
Le travail principal du nettoyage de Santos devra consister dans l'enlèvement des immondices accumulés dans les cours, culs-de-sac et dépôt à proximité des maisons. Ce travail pourra se faire par voie de terre, mais il serait préférable dé charger les immondices sur des lanches qui iraient les déverser à haute mer, de cette manière on évitera les inconvénients de dépôts à terre, ou les inondations peuvent les déplacer. »
Personne ne sera étonné après cet aperçu de la ville et du portde Santos que la fièvre jaune y cause chaque année des ravages considérables, M. le Dantec, pendant les quelques mois qu’il y a passés a été à même de puiser des renseignements aux sources certaines eten trace un tableau déplorable.
« Pendant (1) hiver 1892-93, la mortalité a été épouvantable, (j'ai appris qu'elle l’avait été encore plus l’année précédente). Il a fallu construire un nouvel hôpital d’isolement pour les malades de fièvre jaune. Kt c’est toujours pleines de matelots et de portefaix déchargeurs au port qu'arrivent aux deux hôpitaux les voitures d’ambulance chargées de ce service et y suffisant à peine.
« Le séjour prolongé d’un bateau dans le port, est une condamnation à mort certaine pour une partie au moins de l’équipage. Quelques navires ont perdu tout leur monde,
(1) FËurx LE Danrec. Du mode de transmission de la fièvre jaune. Epidémie de Santos 1892-93. Bulletin médical, 1893, p. 599
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depuis le capitaine jusqu’au dernier mousse. Il est étonnant que, devant un pareil état de choses, les compagnies ne renoncent pas à envoyer des bateaux à Santos pendant la saison chaude. Il est vrai que la mort des équipages ne coûte rien aux compagnies qui ne paient pas de pension aux veuves dans les cas de mort par maladie. Et cependant, à Santos un matelot mourant de fièvre jaune devrait être considéré comme avant succombé à un service commandé. Mais il y a tant de demandes d'embarquement qu’on. trouve très facilement pour aller remplacer, à prix réduit, l'équipage entièrement disparu d’un bateau qui attend son déchargement dans le port de Santos.
«Quelques compagnies, il est vrai, ont pris des mesures pour mettre à l’abri une partie de leurs équipages. Des compagnies allemandes ont acheté une île au large de l’entrée de Santos, à plusieurs mille en mer, et y ont construit des aménagements où ils conduisent, dès lParrivée au port tous les matelots des bateaux. Des compagnies françaises et anglaises expédient de même dès l’arrivée, une grande partie des équipages à Sào-Paulo où ils sont, en général, à peu près à l’abri ; mais la grande majorité des navires restent dans le port avec tous leurs hommes et perdent beaucoup de monde ».
Je puis à côté de ce tableau général fournir une statistique particulière. Elle se rapporte à quatorze vapeurs avant fréquenté la côte du Brésil de Pernambuco à Santos.
Ne voulant pas faire de personnalité, je désignerai les navires par des numéros d'ordre; en indiquant le heu du décès, le mois et l’année.
ES