HE JEU
putréfiées produisant même en hiver des exhalaisons périlleuses.
« 5° La ventilation du sol n’est pas effectuée par les oscillations des marées à travers des matières perméables, mais est due entièrement à l'entrée des eaux pluviales par infiltration sur couches imperméables (comme il a été démontré par les observations faites depuis sous la direction du docteur Julio da Cunha).Et la ventilation ainsi obtenue par l’oscillation du niveau de l’eau produit les pires effets possibles sur un terrain saturé de gaz méphitiques.
« 60 La construction défectueuse des égouts contribue matériellement à l’infection du sol par la transsudation de leur contenu dans le sous-sol et cela par les joints des conduits.
« 7° En presque tous, sinon en tous les quartiers se développent derrière les maisons et à un niveau inférieur à celui de la rue, de vastes champs de vase ou Peau stagne et se putréfie.
«8 Peu de maisons ont une sortie directe de la cour dans la rue. (Elles communiquent à la rue par des pièces occupées, contribuant ainsi à augmenter les immondices des cours qui en beaucoup d’endroits présentent des couches stratifiées par l'agrégation journalière des détritus que les locataires cachent se croyant ainsi libres du danger, au lieu de leur livrer passage par les pièces qu'ils occupent).
« 9° Le pavé des rez-de-chaussée de presque toutes les maisons est de quelques centimètres à peine au-dessus du niveau de la rue, de sorte que les parquets et murs, limitent un espace confiné où laération ne peut se faire qu
Ps
par le changement de volume ou les variations de la température.
La ventilation s’effectue aussi par les fentes des parquets, et par des croisées très petites s’ouvrant sur la rue. Ces petites croisées, par elle-même insuffisantes, sont souvent fermées par des volets avec petits orifices créant ainsi une obscurité qui, combinée à la chaleur humide favorise le développement des germes. |
Elles donnent aussi entrée aux insectes et autres ani. maux noscifs qui se multiplient et meurent, en augmentant ainsi les causes d'infection.
« 10° Le transport dès immondices est mal organisé tant au point de vue du transport que du choix des dépôts. Ces derniers existent en divers points, très mal choisis et à proximité des habitations.
Ce point est un des plus importants dus à l’incurie municipale.
« 14° Il existe dans la ville ou près, des hôpitaux mixtes où l’on admet des malades de fièvre ou d’autres maladies épidémiques, lesquels devraient être isolés des autres malades, et convenablement traités à une certaine distance de la ville.
« 120 Malgré les recherches on n'a pu trouver de réglement sérieux pour la fiscalisation et l’organisation du service des pompiers, ou autres services destinés à assurer le fonctionnement des bouches d’égouts.
« 1830 Le défaut d’urinoirs et cabinets publics pour une population d'ouvriers, a converti la superficie entière de la ville, en un vaste champ recouvert d’immondices de toutes sortes, répugnant à la vue, à la moralité, à la décence. LA dy