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ralement des conditions hygiéniques satisfaisantes, toutefois meilleures sur les premiers que sur les seconds.
Les grands paquebots, français, anglais, italiens, etc., faisant un service postal et desservant à jour fixe les ports de la Méditerranée, de la mer Noire, des Indes, de la Chine, de l’Australie, de l'Amérique, rivalisent pour la tenue avec les bâtiments de guerre, et méritent de figurer à côté d’eux dans une première classe.
2° — Les bâtiments à vapeur affectés seulement au transport des marchandises et que l’on désigne généralement sous le nom de cargo-boats; ces navires qui ne recoivent pas en général de passagers, embarquent de grandes quantités de marchandises, et assez souvent des émigrants, en grand nombre aussi.
Les conditions hygiéniques de cette seconde classe, laissent en général plus à désirer que celles de la première.
30 — La troisième classe est constituée parles navires à voiles de toutes nationalités, ne se livrant qu’au transport des marchandises, et se trouvant dans les conditions hygiéniques les moins favorables.
C'est de la deuxième classe ou des cargo-boats que je vais m'occuper exclusivement.
$ II. — Description d'un cargo-boat
A. Coque, accessoires, emménagements. — Dans tout navire à vapeur, il y a à considérer, /4 coque, avec ses accessoires, les emménagements, toutes choses ayant des relations directes avec le sujet qui nous occupe.
AOC
La coque, est le corps du bâtiment débarrassé de ses agrès, menuiseries, machines, approvisionnements. Cest un immense réservoir limité par des surfaces variant de forme quand à leur situation. On appelle carène la partie de la coque qui est immergée. Les œuvres vives désignent aussi la carène, partie immergée, par opposition aux œuvres mortes où accastillage, partie émergée.
B. Éléments de la coque. — La partie constitutive est l'enveloppe étanche ou bordé. |
Les membrures ou couples, immenses arceaux cintrés formés de cornières simples ou adossées, la consolident intérieurement, et viennent se relier à la quille.
Ces membrures placées à des distances à peu près égales, perpendiculaires à la flottaison, varient de dimension et de courbure selon leur emplacement longitudinal. Ces dimensions vont en diminuant du centre aux extrémités ; le couple ayant les plus grandes dimensions est appelé maitre-couple.
Des barots relient et maintiennent lies parties verticales des couples et servent en même temps de poutres au bordage des ponts.
Les épontilles sont des colonnettes en fer rond, reliant les barots entre eux, et reposant en bas sur la carène.
Les membrures au lieu d’être continues d’un bord à l'autre, viennent en bas se river sur la quille, poutre en fer faisant saillie au-dessous du bordé, qui se replie à l’avant pour former l’éfrave, se relie à l'arrière à l’étambot.
Le bordé constitue la paroi du réservoir ; il est formé de tôles d'acier parallèles ou virures dont les bords se recouvrent deux à deux. Un rivetage solide, unit les vi-
rures entre elles, aux cornières des membrures, à la quille, à l’étrave, etc.
Les bâtiments devant naviguer en rivière, à tirant d’eau limité par conséquent, n’ont pas de quille saillante, on dit alors que le bateau est à fond plat, c’ést le cas de presque tous les cargo-boats.
Les ponts, ou cloisons horizontales, en même temps qu'ils sont un puissant moyen de consolidation, ‘sont destinés à empêcher l’écrasement des marchandises et protègent les cales contre l'invasion des coups de mer.
Leur nombre varie de trois à quatre : l’inférieur est quelquefois appelé barres sèches ; celui qui se trouve immédiatement au-dessus de la ligne de flottaison est le pont principal; celui qui est au-dessus est appelé pont supérieur. |
Tout le vide existant au-dessous du pont proprement dit forme la cale. |
Le spardek ou faux-pont est compris entre celui-ci et le pont supérieur ; étant au-dessus de Ja flottaison il est aéré et éclairé par des Æublots.
Le massif des machines et chaufferies occupe en partie le centre de la coque. laissant de chaque côté un vide, qui dans la cale est occupé par les pefites soutes et dans le spardek sert de moyen de communication entre l’avant et l'arrière. .
Les chaujferies sont à l’avant par rapport aux machines et les grandes soutes, occupent une partie de la cale en avant des chaufferies.
Le massif des machines fait saillie sur le pont supérieur, il est couronné par la cheminée.
De ce fait l’intérieur de la coque est divisé en deux par-
ties, avant et arrière. Ily a donc les cales et spardeks avant et arrière.
L'intérieur des cales et spardecks est revêtu d’un quadrillage en petits madriers, boulonné sur les membrures ; c'est le vaigrage. Il est destiné à protéger le bordé contre le choc des colis lourds, et à empêcher le contact des marchandises avec la coque.
Des cloisons étanches, transversales, rivées au bordé, en nombre variable, ordinairement quatre, sont destinées, en cas d'accident, voie d’eau ou incendie, à isoler le compartiment qu’elles circonserivent.
Les Water-Ballasts garnissent le fond du plus grand nombre des bateaux. Ce sont des caisses à eau en tôle, dont la partie supérieure forme le plancher de la cale. Elles peuvent être remplies ou vidées, isolément,au moyen d’une pompe et d’un tuyautage spécial.
Ces caisses s'étendent sur une grande partie de la longueur du navire, seul, le dessous des machines en est dépourvu; elles y sont remplacées par un puisard ou sentine destiné à recevoir les eaux grasses provenant de la machine, de l’arrosement des paliers, du tunnel, etc. Les Water-Ballasts ont pour but, le navire étant alège, c'est-àdire sans cargaison ou avec une cargaison insuffisante, de donner une stabilité suffisante et surtout de permettre que l'hélice soit convenablement immergée pour exercer sa puissance.
Le tunnel loge et protège l'arbre de l’hélice et ses paliers; il occupe l’axe de la cale arrière, et permet au mécanicien de quart, de visiter à toute heure la ligne d’arbres et les paliers qui la soutiennent:
Les écoutilles, panneaux de chargement, destinées au
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passage des marchandises, sont de grandes ouvertures carrées se correspondant verticalement à travers les ponts. Elles servent aussi de descente aux émigrants qui habitent le faux-pont. Un rebord en tôle plus ou moins élevé ou hiloire, est destiné à les protéger contre les eaux de lavage du pont et les coups de mer.
Le pont supérieur est garni extérieurement d’un parquet en bois boulonné sur la tôle sous-jacente, rendu imperméable par le calfatage des joints.
Ce pont présente plusieurs superstructures métalliques :
A lavant s'élève : le gaillard ou feugue, occupant toute la largeur du pont, contenant les cages à animaux, la poulaine (water-closets des matelots et chauffeurs), les magasins de cordages, la descente des postes qui le plus souvent sont situés dans l’entrepont, quelquefois aussi sous le gaillard.
Sur le reste du pont on trouve :
Au centre, un roof destiné à loger l’état-major et comprenant aussi le carré, les cuisines et la boulangerie, il supporte la passerelle ; à l'arrière l’hôpital emménagé pour hommes et femmes avec water-closets spéciaux, salle de bains, quelquefois une chambre d’infirmier.
L'eau potable destinée à la consommation journalière est contenue dans des vases en tôle, appelés charniers, en nombre variable, et placés de manière à ne pas gêner les manœuvres.
De gros tubes en tôle traversant les divers ponts, coudés extérieurement à angle droit à une hauteur variable et munis de pavillons évasés sont destinés à aérer l’intérieur du navire. Ce sont les #anches à vent.