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tant plus important, au point de vue des germes d’affections rhino-pharyngées, que la plupart des nageurs ont l’habitude de rejeter l’eau qu’ils absorbent en pratiquant les nages modernes, et que cette pratique constitue déjà un danger.
Il est très important que les bords de la piscine aient une déclivité telle que les eaux de lavage ne puissent retomber dans le bassin, où elles entraîneraient les souillures du sol; de plus, l’approche du bassin ne doit en aucun cas être permise à des personnes qui ne sont pas passées par les cabines de déshabillage et de lavage. En effet, les poussières de l'extérieur contaminent sûrement l’eau. Il est évident que les animaux ne doivent pas être acceptés dans l’intérieur de l’établissement.
Les piscines comportent généralement deux bassins : un bassin de faible profondeur, destiné aux enfants et aux personnes qui ne savent pas nager; et un bassin plus profond, dans lequel on peut plonger sans danger. Kermorgant estime qu'il serait infiniment préférable de construire trois bassins. Nous avons vu en effet que c’est dans les bassins de faible profondeur que les germes microbiens sont le plus nombreux, et il est inutile que les enfants obligés de rester dans ceux-ci soient contaminés par les adultes qui ne savent pas nager et sont par conséquent obligés de se tenir dans les petits bassins. Il serait nécessaire que ces deux bassins de faible profondeur aient une alimentation et surtout une évacuation propre, ce qui permettrait au bassin profond de rester plus longtemps exempt de contamination.
En dehors de la piscine proprement dite, les bâtiments annexes doivent être étudiés de telle sorte que les baïgneurs soient absolument obligés de se soumettre aux pratiques d'hygiène nécessaires. Il est en effet indispensable que chacun ne pénètre dans le bassin qu'après avoir évacué sa vessie et son rectum et procédé ensuite à un nettoyage suffisant. Kermorgant recommande vivement l'installation de bidets à eau courante, afin d’éliminer les risques de contamination par les microbes de l’urine et des matières fécales. Il est également nécessaire que les baïigneurs prennent une douche de propreté qui débarrasse la peau des germes entraînés par la sueur.
Noëll décrit une piscine modèle, celle de Toulouse, qui présente les particularités dont nous venons de parler ; il insiste sur le système « d’écrémage » de la surface de l’eau, qui élimine les impuretés flottantes, et sur l'obligation par les baigneurs de passer par un pédiluve avant d'entrer dans le bassin, ceci bien qu’ils aient déjà recu une douche de propreté.
Les appareils de chauffage et d'épuration des eaux (fiires, compresseurs, appareils de stérilisation, étuves, etc.) sont disposés sous la piscine.
La question de l’aération est très bien étudiée, afin d’éliminer la vapeur d’eau et l’air vicié; l’air est pris autant que possible à une certaine hauteur, dans une région exempte de poussières et aspiré à travers une cham-
bre de filtrage. Les filtres sont soit à surfaces métalliques huilées, soit à éponges, soit à sacs filtrants. Leur sur-
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face filtrante est calculée assez largement, et l’air passe très lentement. Un perfectionnement remarquable consiste à envoyer dans les locaux de l’air conditionné qui maintient la température nécessaire tout en assurant le renouvellement de l’atmosphère.
Quant à l'éclairage, le même auteur conseille de faire arriver la lumière du jour latéralement, et de prévoir d’autre part un éclairage artificiel éclairant fortement le bassin et les baigneurs sans être pour cela éblouissant.
Enfin, la question de température a également son importance et nous donnerons ici les indications fournies par Daguin. Dans son rapport, il indique que l’eau des bassins doit être maintenue à une température constante voisine de 25°. Il est nécessaire que toute la masse soit portée uniformément à cette température, car le passage d’une zone tiède dans une zone plus froide est désagréable pour le moins. C’est ici que le brassage de l’eau doit intervenir.
L’atmosphère de l’établissement doit être aux températures suivantes : pour le hall principal, 23 à 26°; pour les salles de douches et de déshabillage, 20 à 23°; pour les autres locaux, 18° suffisent. Le conditionnement de l’air représente, ainsi que nous l’avons vu plus haut, le procédé de choix pour obtenir une température atmosphérique parfaite.