EN PRES
Les analyses doivent porter sur le nombre de germes et sur la recherche d’une souillure fécale possible.
La numération quantitative se fait par le procédé employé pour l’analyse de l’eau de boisson. C'est-à-dire par ensemencement sur boîtes de bouillon gélosé et gélatiné, de dilutions différentes de l’eau prélevée aseptiquement en différents points des bassins et à différentes heures de la journée. Ce procédé permet également de constater la présence ou l’absence de germes liquéfiant la gélatine.
On a constaté ainsi que les germes microbiens sont beaucoup plus nombreux dans les bassins de faible profondeur, sans doute à cause de la moins grande dilution. De plus, l’eau de la piscine, lorsque celle-ci vient d’être remplie, est pratiquement exempte de germes, puis les petits bassins s’infectent très rapidement. Kermorgant a constaté que les bactéries sont plus abondantes autour des algues microscopiques, où elles constituent souvent de véritables amas. L’abondance des germes varie suivant le nombre de baigneurs. La contamination apparaît généralement au bout de quarante-huit heures, et au bout de trois jours les parties les moins profondes peuvent être considérées comme suspectes. Les bassins plus profonds ne se contaminent qu’à partir du quatrième jour. Ceci prouve bien que c’est le baigneur qui apporte les germes que l’on retrouve dans l’eau.
En effet, les germes observés sont généralement des colibacilles, des cocei type staphylocoque, des spirochètes type spirochètes de l’urine. Le colibacille est toujours assez abondant, ainsi que l’ont montré Bordes et Tanon d’une part, et Neveu d’autre part. Ces auteurs ont constaté que le nombre de colibacilles atteint généralement
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25.000 à 40.000 par litre d’eau, et que ce nombre augmente considérablement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du jour de renouvellement de l’eau. Genévrier indique que l’on a signalé de même la présence de bacilles d’Eberth, de bacilles de Koch, d’un leptospire et même d’un streptocoque hémolytique.
Nous verrons plus loin que les affections oculaires et rhino-pharyngées sont nombreuses, et pour ces dernières il est facile de se rendre compte que c’est l’habitude des baigneurs de rejeter par le nez et la bouche l’eau qu'ils ont avalée, qui est à l’origine de cette contaminetion.
Les autres germes signalés proviennent en grande partie des souillures fécales et de l’urine; on rencontre également des germes provenant de la peau, et nous verrons plus loin les affections qu’ils provoquent.