DIU
cueilli par l’entonnoir, et de là conduit par un tube de caoutchouc à la partie supérieure de l’oxygénateur.
Une pince à vis, placée sur ce tube de caoutchouc, permet de régler l’écoulement du sang et de maintenir une petite quantité de celui-ci dans la partie étroite de l’entonnoir de façon à éviter l'entrainement des bulles d’air.
Grâce à un tube manométrique, il est facile de s’assurer que cette condition est réalisée.
OXYGÉNATEUR.
Nous avons employé l’oxygénateur construit par notre Maftre, le Professeur Henri Bénard, appareil d’un nettoyage facile, inspiré de l’oxygénaleur de Hooker.
FiG. 2. — Oxygénateur.
a) Tube d’arrivée du sang veineux ;
b) Disque tournant ;
c) Tube d’arrivée de l’oxygène ;
d) Tube en crosse pour le brassage du sang ; e) Tube de départ du sang, relié à la pompe.
La partie essentielle de cet appareil est une cloche en verre de 7 litres, dite « cloche à douille », placée en position renversée. |
A la partie supérieure de cette cloche tourne un disque
aie
horizontal en rhodoïde entraîné par un moteur à induction à une vitesse de 180 tours-minute. Le sang sushépatique amené au voisinage du centre de ce disque est étalé par la force centrifuge et projeté contre les parois de la cloche le long desquelles il s'écoule en couche mince. Parvenu à la partie inférieure de la cloche où il s’accumule, il est repris par la pompe et renvoyé vers le foie.
Une plaque de verre, munie des orifices de passage nécessaires, ferme la partie supérieure de la cloche et s'oppose à toute évaporalion quelque peu importante.
Par le bouchon qui obture la douille, passent, outre le tube relié à la pompe, un tube recourbé en crosse dont nous verrons plus loin l’usage, et un tube vertical pour l’arrivée de l'oxygène. Ce tube est coiffé à son extrémité supérieure par un tube à hémolyse renversé de façon à éviter toute souillure ; il remonte à quelques centimètres au-dessus du niveau supérieur du sang. Son autre extrémité est reliée par l’intermédiaire d’un flacon laveur au détendeur d’un obus à oxygène.