‹ Contribution à l'Étude de l'Hyperglycémie Asphyxique du Foie: Glycogénolyse au cours de la Perfusion Asphyxique du FoieChapitre 14 sur 65 · SOI · texte numérisé non relu

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faut veiller à quelques points de technique qui conditionnent essentiellement la bonne marche ultérieure de l’expérience.

En premier lieu : l'opération doit être rapidement conduite et il faut réduire au minimum la période séparant la ligature des vaisseaux et la reprise de la circulation. En effet, le foie asphyxie pendant ce temps et ne reprend sa belle couleur normale qu'après quelques minutes de perfusion avec un sang bien oxygéné.

De même la pénétration de bulles d’air, au moment de la mise en place de la canule portale, doit être soigneusement évitée. Cet accicdent entraînerait en effet par embolies gazeuses l’exciusion circulatoire de certaines parties du parenchyme hépatique qui deviendraient ainsi le siège d’une glycogénolyse asphyxique.

Un dernier point enfin nous paraît particulièrement important : veiller à ce que la pression de perfusion ne soit pas trop élevée au début de l’expérience.

Nous avons vu précédemment que la pression de perfusion pouvait être réglée en élevant ou en abaissant le réservoir d’alimentation portale. La pression optima est de 15 à 20 centimètres d’eau ; elle permet d’obtenir des débits variant de 150 à 300 centimètres cubes par minute, selon la grosseur du foie en expérience.

Il arrive fréquemment qu’au début de la perfusion le débit n’atteigne qu’une valeur assez basse : 80 ou même 60 centimètres cubes par minute. On est tenté alors d'augmenter la pression. C’est là une manœuvre dont il faut se garder car l'élévation excesssive de la pression provoque rapidement des dislocations trabéculaires qui aboutissent à une réduction progressive et irrémédiable du débit.

Si on laisse au contraire la pression à son chiffre initial (5 à 20 centimètres d’eau), on voit, au bout d’un quart d'heure à une demi-heure, le débit augmenter peu à peu pour se fixer finalement à sa valeur normale.

Le débit circulatoire commande, avec le taux d’oxygénation du sang, l'importance de l’apport d'oxygène au foie.

Ainsi qu’il résulte des expériences de Syllaba et des nôtres,

la consommation d’oxygène par le foie est d’environ 1.500 centimèlres cubes par heure et par kilogramme de tissu hépatique. |

Même avec un sang bien oxygéné, si le débit circulatoire devient insuffisant, le foie entre en asphyxie, et, comme nous le verrons, cette asphyxie est une cause puissante de glycogénolyse et d’hyperglycémie.

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