‹ Contribution à l'étude de l'hyperthermie centrale consécutive aux lésions de l'axe cérébro-spinal en particulier du cerveauChapitre 10 sur 61 · RS · texte numérisé non relu

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était descendue, et, dépassant son niveau normal, elle atteint 38° ou 38°,5, plus rarement 39°, comme nous avons pu l’observer une fois.

C’est à cette période que Trousseau (1) faisait sans doute allusion lorsqu'il disait que, dans les hémorrhagies cérébrales un peu considérables, on observe presque toujours un mouvement fébrile qui commence ordinairement vingt ou vingt-quatre heures après le début des accidents, et arrive à son summum les deuxième et troisième jours. Cette hyperthermie, dont Trousseau ajoutait ne pas s'expliquer l’origine, n'est-elle pas la conséquence directe de l’hypothermie initiale ? En effet, lorsqu'une cause accidentelle est venue modifier, chez l’homme, la courbe habituelle de la température, il y a toujours, peu après, une ou plusieurs oscillations compensatrices. C’est du

moins ce qu'on peut conclure des recherches de Jurgensen (2).

chez un sujet bien portant. La réaction thermique, pathologique ou normale, doit être attribuée, semble-t-il, à l’influence du système nerveux, tendant à rétablir l'équilibre un moment troublé. Cette loi des oscillations compensatrices a été récemment développée par M. Bouchard (3) qui a rapporté à l'appui deux observations très nettes. Il s’agit de deux malades intoxiqués en même temps par acide phénique, pris de coma, et dont la température tombe rapidement à 35°; quelques heures après survient une première oscillation ascendante, à la suite de laquelle la température monte à 41°,8 ; le lendemain, nouvel abaissement suivi, bientôt, d’une nou-

(1) Clinique médicale de lHôtel-Dieu, 2e édit., t. II, p. 12.

(2) Deutsches Arch. f. klin. Med., 1867, p. 165 ; 1868, p. 110.

(8) Leçons sur la fièvre et les maladies fébriles. Cours inédit, professé à la Faculté de médecine, en 1893.

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