LAON
accentué des artères de la base et des sylviennes. Les méninges se
décortiquent facilement.
Hémisphère gauche. — Le ventricule latéral est normal. Cependant il existe un petit point fluctuant vers la partie moyenne, entre la couche optique et le noyau caudé. Il en sort un peu de sang. Vers la partie correspondante du lobule de l’insula, la substance grise se rompt lorsqu'on pose le cerveau sur la table, et laisse échapper un caillot cruorique. À la coupe, un peu de piqueté de la. substance blanche. Sur la coupe de Flechsig, la couche optique, les noyaux caudé et lenticulaire sont presque complètement détruits par l'hémorrhagie, dont le point de départ paraît avoir été la capsule externe.
Hémisphère droit. — Rien d’anormal.
Cœur. — Les valvules sont saines.
Aorte. — Nombreuses plaques d’athérome.
Poumons, — Congestionnés aux bases. Pas trace d’infarctus. Reins. — Petits. Présentent quelques petits kystes ; ne paraissent
pas scléreux et se décortiquent facilement. Très congestionnés. Foîe, rate, estomac. — Normaux.
Cependant tous les malades atteints d'hémorrhagie cérébrale ne présentent pas la même courbe thermique. M. Bourneville (1) a montré que, dans les cas à évolution rapide, la période stationnaire fait défaut et l'élévation de température préagonique succède immédiatement à l’abaissement initial.
Les oscillations thermométriques sont alors réduites en nombre, si bien que le tracé n'offre à considérer parfois que
deux lignes, l’une descendante, l’autre ascendante, se rencon-
trant à angle aigu. Enfin, lorsque lhémorrhagie est foudroyante, la mort peut survenir dès la période d’hypothermie.
Mais il est d’autres cas, évoluant presque aussi vite, dans
lesquels l’hypothermie semble disparaitre, et est remplacée par une brusque élévation de température, s’installant
(LEZ o0c cit. pt 58:
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