‹ Contribution à l'étude de l'hyperthermie centrale consécutive aux lésions de l'axe cérébro-spinal en particulier du cerveauChapitre 15 sur 61 · DRE TES · texte numérisé non relu

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d'emblée, pour ainsi dire, à la suite de la lésion cérébrale, Ces faits, dont nous rapporterons plus loin un certain nombre d'exemples, nous intéressent d’une façon particulière. En effet, ils montrent que, si l’hyperthermie attend ordinairement quelques jours pour se manifester, il n’en faut pas moins la regarder, tardive où précoce, comme la conséquence directe de la lésion cérébrale.

$ 2. — Attaques apoplectiformes (l).

On sait qu'elles se produisent presque exclusivement au cours des affections chroniques du cerveau. Comme nous l'avons vu, la lésion dont ces dernières sont l'expression n'influe pas, habituellement du moins, sur la température interne (2). Mais, lorsque sous une influence mal déterminée l'attaque apoplectiforme se produit, elle est caractérisée par une élévation thermique presque immédiate et qui permet, en général, de la distinguer de l'attaque d’apoplexie proprement dite (3). Cette élévation, parfois aussi accentuée que l’élévation préagonique, n'implique cependant pas une mort fatale; ‘elle peut n'être qu’un épisode après lequel la maladie reprend son cours antérieur, comme Westphal la bien mis en évidence pour la paralysie générale, dans le travail dont nous avons parlé. Ces faits ont été confirmés par la grande majorité des observateurs, en particulier par MM. Hanot (4), Magnan (5),

(1) [n’y à pas lieu, au point de vue des modifications thermiques, de faire une distinction entre les attaques apoplectiformes et les attaques épileptiformes, dues aux mêmes lésions.

(2) Excepté dans certains cas d'excitation délirante observés dans la paralysie générale (voir MAGNAN, C! Ze. Soc. de Biologie, 1875, p. 290).

(3) CHARCOT. ZLéçons sur les Mal. des vieillards, 1874, p. 276.

(4) Mémoires de la Soc. de Biologie, 1872, p. 61. (5) C. R. de la Soc. de Biologie, 1874, p. 198; 1876, p. 25.

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