RARE
subitement le, août 1866, à 8 heures du soir, d’une attaque apoplectique. Apportée aussitôt à l’infirmerie. P. 120 ; R. 52 ; T. 370,6. Face déviée à droite ; pupilles égales, de dimensions normales ; globes oculaires dirigés en haut et à droite. Mouvements tétaniformes, pendant une ou deux minutes, tantôt dans le bras droit, tantôt dans les deux bras. Après un court répit, nouvelle attaque.
A 8h. 35, pupille gauche dilatée ; secousses tétaniformes dans main et bras droits, respiration bruyante.
À 9 heures, P. 112 ; T. 380 ; respiration irrégulière, attaques tétaniformes toujours très rapprachées. é
À 10 heures, P. 120; T. 380,2 ; pupille gauche dilatée, nystagmus ; la malade sent quand on la pince et remue le bras droit. La jambe droite est chaude, la gauche froide.
À 11 heures, A. 148 ; T. 38°. Les membres droits sont toujours ün peu plus chauds que les gauches.
À minuit, P.162 (régulier) ; T. 390. Quelques mouvements convulsifs persistent encore. |
À 1 heure du matin, T. 400, — À 2 heures, T. 409,6. — A 6 heures, T. 400, — À 10 heures, T. 400,8.
À 10 h.1/2, coma absolu, nystagmus très marqué. Le membre supérieur est fléchi au niveau du coude, le pouce est fléchi dans la paume de la main; les tentatives d’extension donnent naissance à des mouvements tétaniformes. Main droite plus froide que la gauche.’ Membre supérieur gauche flasque; soulevé, retombe
inerte. Membre inférieur droit rigide, en extension. Membre inférieur gauche flasque. |
À 11 heures, P. 108 ; T. 410.
À 1 heure, P. 108-112 ; T. 410,4. <
À 3 heures, P. 124 ; T. 410,8. Coma absolu. Mort à 5 heures. Une demi-heure après, T. 420,6.
AUTOPSIE (12 août). — L’encéphale enlevé, on voit un peu de sang sous la tente du cervelet et des ecchymoses sur la surface de cet organe, sur l'hémisphère cérébral gauche, au niveau du chiasma des: nerfs optiques et de la scissure de Sylvius gauche. Artères dela base athéromateuses. Sang dans tous les ventricules. Hémisphère droit : vaste épanchement du centre oval, atteignant couche opti-
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que et corps strié, et perforant ventricule au niveau de la pointe du corps strié. f
Hémisphère gauche : Foyer ocreux ancien, dans le corps strié, confinant au lobule de l’insula. Dégénération grise de la pyramide antérieure gauche. Poumons sains. Cœur normal, de même que le foie et le pancréas. Reins sains, mais présentent petites trainées blanchâtres d’urate de soude. Dépôts d’urate de soude dans le genou droit.
OBSERVATION 8 (résumée). — Hémorrhagie cérébrale chez une femme enceinte, ressemblant à une attaque d'éclampsie. Mort. — Rexpu. Bullet. de la Soc. anatomique, 1870, p.176.
T.., 19 ans, entre dans le service de M. Lorain le7 février, se plaignant de courbature généralisée et de céphalalgie. Enceinte de huit mois et demi, et malade depuis six jours. A la visite du soir, un examen rapide fait diagnostiquer une fièvre typhoïde au début, bien que l’éruption caractéristique fasse défaut. À 3 h. 1/2 du matin, la malade perd connaissance et tombe à terre. On la trouve dans le décubitus dorsal, en proie à une dyspnée extrême (60 R. par minute) ; visage cyanosé, pupilles contractées, membres en résolution complète et à peu près insensibles. À chaque instant survenaient des crampes pendant lesquelles les bras et les muscles de l'abdomen se raidissaient. Opisthotonos momentané. É
On diagnostique une attaque d’éclampsie, avec accès subintrants, Saignée de 500 grammes qui amène un soulagement réel ; mais la connaissance ne revient pas. L'amélioration dure de quatre heures à six heures du matin. À ce moment T. A. 390,6. Vers six heures et demie, l’oppression recommence, le râle trachéal reparaît plus intense. Seconde saignée de 300 gr. suivie, comme la première, d’un soulagement marqué pendant près d’une heure. À huit heures, la malade est presque agonisante, mais présente encore des contractions convulsives ; nouvelle saignée, puis, quelques instants après, teinte asphyxique des lèvres, pouls disparaît, respiration s'arrête, mort. L'opération césarienne est pratiquée avec succès. L'examen des urines recueillies par la sonde ne décèle aucune trace d’albumine.
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AUTOPSIE. — Les méninges sont fortement injectées, surtout les vaisseaux de la pie-mère. Pas d'épanchement sous-méningé. Les ventricules latéraux sont remplis de sang noir coagulé récemment. Communication anormale entre les deux ventricules latéraux et le ventricule moyen, tous trois infiltrés de sang. La face supérieure du corps strié du côté droit est visiblement ramollie d’une teinte rouge foncé. Bulbe sain. En recherchant l’état des vaisseaux au voisinage de l'hémorrhagie, on trouve que la veine du corps strié du côté droit est oblitérée par un caiilot plus pâle, assez adhérent aux parois. En résumé, il paraît s'être fait une coagulation spontanée dans la veine du corps strié et une Congestion passive en avant, assez intense pour amener une hémorrhagie cérébrale.
OBSERVATION 9 (résumée). — LioUvILLE. C. R. de la Soc. de biologie, 1873, p. 185.
Il s’agit d'un homme trouvé sans connaissance dans la rue, et amené à deux heures du soir à l'hôpital. Ni œdème, ni amaigrissement, rien qui indique une maladie antérieure. Traces de vomissements récents, mais sans odeur alcoolique. Collapsus presque complet. Le malade balbutie quelques mots mal articulés ; face vultueuse ; respiration stertoreuse ; résolution des quatre membres ; pupilles dilatées, non contractiles. Chaleur extrême à la face ; membres inférieurs très refroidis. À ce moment (quatre ou cinq heures après le début de lattaque) (1), la température rectale donne 40v,4, Le pouls bat 108 fois par minute. Vessie distendue ; urine pâle, densité 1015, grande quantité de sucre et d’albumine.
Mort à 9 heures du soir, le malade étant toujours resté en observation. | |
À l’autopsie, on trouva, sous le plancher du quatrième ventricule, de petits foyers apoplectiques, dans la région même où la piqûre ‘expérimentale a pour résultat d'amener à la fois la glycosurie, l’albuminurie et la polyurie. Artères du cerveau athéromateuses. Il y a en outre une hémorrhagie dans l'hémisphère droit.
Trois foyers apoplectiques de la grosseur d’une noix environ, dans les poumons.
{1) LIOUVILLE. Bullet. de la Soc. Anat., 1873, p. 875.
OBSERVATION 10, — Hémianesthésie de cause cérébrale. -- RAYMOND. Etude sur l'hémichorée, etc.; th., 1876, p. 22.
H.., 89 ans, entre à l’infirmerie de la Salpêtrière (service de M. Charcot). Bien portante jusque-là. Le 30 janvier, perd connaissance vers deux heures de l'après-midi. À quatre heures du soir, coma profond, quelques râles ronflants dans la poitrine. Tête tournée à droite, yeux tournés à gauche. Hémiplégie droite, sans contracture. Anesthésie complète du même côté, dans tous ses modes. Urine contient albumine en abondance, pas de sucre. T. 380,8. P. 124. A six heures du soir T.R. 40°. Le 31, coma encore plus profond. T.R. 40,2 (matin), 400,4 (soir). Mort.
AUTOPSIE. — Après l'incision des méninges, du liquide séreux s'écoule en grande abondance. Pie-mère présente en certains points des sortes de plaques fibreuses qu'on ne peut détacher qu'en enlevant la substance cérébrale. Sur une coupe verticale, on constate un foyer hémorrhagique linéaire, long de 6 centim., large de quelques millimm., étendu de l’extrémité antérieure du noyau caudé jusqu’à 4 centim. environ de l'extrémité occipitale du lobe cérébral. Il siège dans l'épaisseur de l’insula de Reil, entre la capsule interne et la capsule externe, dans le noyau lenticulaire et il comprime le pied de la couronne rayonnante. Rien dans la couche optique ni dans le noyau caudé. :
L'examen des autres organes n'offre rien de particulier.
OBSERVATION 11 (résumée). — Vaste hémorrhagie cérébrale dans l'hémisphère gauche. Destruction de la couche optique, d'une partie du corps strié et du pédoncule cérébral. Irruption ventriculaire. Température élevée. Mort en onze heures. — JoFFROY. Archives de Physiologie, 1886, 1er semestre, p. 305.
NS
S..., 61 ans, admis à Bicêtre le 5 novembre 1889, était atteint d'hémiplégie bilatérale avec contracture. Le 12 juin 1884, à 5 heures du soir, attaque avec perte de connaissance, légers mouvements convulsifs des membres supérieurs et vomissements. Examiné à 7 heures du soir, le malade est dans le coma, les membres supérieurs contracturés ainsi que les membres inférieurs. Sensibilité complètement abolie à la piqûre et au contact. À ce moment, la