AMONT 2 TRES 7 0PE
AUNDEN. NRA 0 COMPTE D AO T. R. 40°,6 Mort.
AUTOPSIE (19 mars, à 8 h. du matin). — Encéphale. Les artères de
la base sont assez athéromateuses. Les sylviennes, surtout la gauche, sont un peu dilatées.
Hémisphère gauche. — CUaillot gelée de groseille et sang encore
liquide dans le ventricule latéral. Arrachement des prolongements
sphénoïdal et occipital qui forment un vaste foyer sanguin, à parois tomenteuses. La déchirure s'étend sur la face convexe du lobe occipital, jusqu’au-dessous des circonvolutions. Les méninges de la convexité sont imbibées de sang.
Hémisphère droit. — Caillots noirâtres distendant le ventricule latéral. Le corps strié se trouve en quelque sorte disséqué et séparé des circonvolutions. Sur la coupe de Flechsig on voit que l’hémorrhagie s’est produite au niveau de Pavant-mur et de la capsule externe. Il s’est produit là une grande, fente dépassant en avant le corps strié et en arrière la couche optique.
L’aorte est un peu dilatée. Plaques athéromateuses sur la valvule mitrale. Les poumons présentent une congestion intense de la base,
mais le parenchyme surnage. Rate, reins et foie normaux.
OBSERVATION 13 bis (inédite). Communiquée par M.JOFFROY (1).
Dr.…., 68 ans, entre le 26 mars 1893 à l’infirmerie de la Salpêtrière (service. de M.Joffroy). Atteinte d'hémiplégie droite il y a huit mois, elle ne pouvait marcher depuis ce temps. Le matin de son entrée, elle a eu, à deux reprises différentes, des vertiges et des bourdonnements d'oreille, sans attaque proprementdite. Enfin, à deux heures
(1) Bien qu’il s'agisse, dans ce cas, de ramollissement par embolie, nous rapportons cependant l’observation, à cause de la rapide ascension thermique du début. |
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de l'après-midi, attaque violente avec perte de connaissance. 7 ce moment, la tête est tournée à droite, ainsi que les yeux. Ceux-ci présentent un nystagmus latéral à larges oscillations. Traits de la face déviés à droite. Impotence absolue des deux membres supérieurs : contracture du bras droit. Quelques mouvements inconscients des membres inférieurs, qui s'exagèrent lorsqu'on pince fortement la peau pour explorer la sensibilité. Le coma est d'ailleurs absolu.
T. R. 370,2 (à deux heures de l'après-midi) ; 38°,6 (à huit heures du soir).
Un peu d’albumine, mais pas de sucre, dans les urines.
27 mars. La température reste stationnaire, entre 38,6 et 389,8. Coma persiste.
Le 28. À six heures du matin, T. R. 42. Mort peu de temps après.
AUTOPSIE. — La calotte crânienne, adhérente à la dure-mère, s'enlève difficilement. Quelques plaques athéromateuses de l'artère
basilaire. Les deux artères sylviennes sont oblitérées, à droite et à
gauche, par une embolie récente, constituée par un caïllot très adhérent aux parois vasculaires.
Hémisphère gauche.—Plaque jaune occupant la partie moyenne de la frontale et de la pariétale ascendantes, et la plus grande partie du lobe occipital. Le lobule du pli courbe, la partie postérieure des trois circonvolutions temporales, la troisième frontale et une partie de la seconde sont le siège d’un ramollissement récent.
Sur la coupe de Flechsig, on voit que ce ramollissement envahit tout le lobule de l’insula, surtout à sa partie antérieure, la capsule externe et le segment périphérique du noyau lenticulaire, en se prolongeant en avant et en arrière sur les lobes frontal et pariétal. La capsule interne et les corps opto-striés sont absolument intacts.
Hémisphère droit. — Plaques jaunes dans letiers postérieur de la troisième frontale, et dans la plus grande partie du lobe occipital. Vaste foyer de ramollissement récent, occupant tout le lobe pariétal, une partie de la frontale ascendante et du lobule de l’insula. Il est, d’ailleurs, absolument superficiel, contrairement à celui de l'hémisphère du côté opposé. La crosse de l’aorte est le siège d’une dilatation anévrysmale, contenant des caillots ramollis, qui constituent le point de départ de l’embolie. Tous les viscères sont congestionnés.
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