‹ Contribution à l'étude de l'hyperthermie centrale consécutive aux lésions de l'axe cérébro-spinal en particulier du cerveauChapitre 33 sur 61 · SORA 4082 » 40°,6 » P. 108. R · texte numérisé non relu

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Convulsions cloniques du bras droit limitées au biceps et aux muscles fléchisseurs et extenseurs des doigts, pendant une demiminute. Ce phénomène se serait produit plusieurs fois dans la journée.

Coma de plus en plus profond. Mort le 30, à 3 heures du matin.

SÉFOMR

AUTOPSIE. — Crâne. Il existe deux pertes de substance. L’une, produite par le trépan, est distante de 48 millim. de la suture frontopariétale, et de quelques millim. seulement de la suture bipariétale. L'autre, produite par le traumatisme, a la forine d’un triangle à sommet tourné vers le temporal, et son centre se trouve en un point situé à 25 millim. de la suture occipito-pariétale, à 70 millim. de la suture fronto-pariétale, à 60 millim. de la suture lambdoïde, et à 10 centim. de la suture écailleuse du temporal.

Encéphale. — La dure-mère est perforée sur une longueur de 28 millim. et n’est pas anormalement vascularisée. Il n’y a pas trace de méningite soit sur l’encéphale, soit sur les méninges crâniennes. Un petit épanchement sanguin, étalé, lamelliforme, se trouve à la face interne de la dure-mère, près de la déchirure.

Le cerveau présente une perte de substance au niveau de laquelle la pulpe cérébrale est réduite en bouillie. Cette lésion siège sur la circonvolution frontale ascendante qu’elle atteint dans une étendue de 20 millim., sur la pariétale ascendante qu'elle atteint sur une étendue de 25 millim. (partie supérieure); enfin elle occupe le tiers antérieur de la première circonvolution pariétale.

La lésion de la frontale ascendante ne s’arrête pas, comme celle de la pariétale ascendante, au bord interne de l'hémisphère; elle empiète sur la face interne, et atteint le lobule paracentral sur une hauteur de 5 millim. environ.

OBSERVATION 15 (résumée). — Fracture du crâne. Contusion cérébrale. Rupture du rein droit, et contusion centrale du foie. — Leruzue. Bul. de la Soc. anatomique, 1876, p. 236.

Lefort, 18 ans, entre le 16 mars 1876 à la Charité. Il vient de tomber d'un quatrième étage. Plongé dans le coma. À 1 h.1/2, respiration lente et plaintive, immobile, les yeux fermés ; au niveau de la région orbitaire externe, à droite, et dans la région pariétotemporale correspondante, énorme ecchymose et épanchement sanguin diffus. Pupilles inégales (droite plus large), toutes deux insensibles à la lumière.Epistaxis après la chute; lesang ne s'écoule plus. Quelques mouvements lents, par instants ; le reste du temps,la résolution des quatre membres est complète Léger. trismus.

HR TN Eu

P. (régulier) 84.T. A. 36°,4

À 5 heures, le coma persiste ; respiration stertoreuse (20 à 25 par minute). P. 120. T. A. 870,6

Anesthésie absolue. Par instant, contracture passagère dans les membres. Pas d’érection.

À 7 heures, P. (irrégulier) 132. T. A. 380,7

À 8 heures, T. A. 380,7. Mort à 9 heures, huit heures après l’accident.

AUTOPSIE. — Double fracture : l’une, sur face convexe du crâne, formée aux dépens du pariétal droit, d’où elle envoie sept ou huit branches sur les sutures occipito pariétale, fronto-pariétale, bipariétale ; l’autre, sur la base du crâne, partant de l’apophyse orbitaire du frontal droit, traversant la voûte orbitaire, et gRenine la base de l’apophyse crista-galli.

Hémisphère cérébral droit. — Sur la face convexe du lobe sphénoïdal, à la partie la plus reculée de la scissure de Sylvius, plaque contuse de la largeur d’une pièce de deux francs occupant la couche corticale. >

Hémisphère gauche.— Le lobe frontal porte, à la partie supérieure des première et deuxième frontales, un petit foyer d’hémorrhagie sous-arachnoïdienne, large comme une pièce d’un franc. Le lobe sphénoïdal est le siège d’une énorme contusion.

Le reste de l’encéphale est sain, mais recouvert en grande partie de sang coagulé.

Poumons. — Ecchymose sous-pleurale, au niveau du lobe inférieur du poumon droit. Quelques points du poumon gauche paraissent le siège de petits foyers hémorrhagiques. Énorme ecchymose occupant le quart de la surface diaphragmatique.

Épanchement sanguin noirâtre dans le péritoine pariétal, au niveau du mésocôlon ascendant; c'est le rein droit, rompu dans sa partie moyenne, qui en est le point de départ. Le foie, intact superfciellement, présente trois foyers d’hémorrhagie profonde.

OBSERVATION 16. — BATTLE. Loc. cit. (obs. V).

Homme de 55 ans, renversé par une voiture. Petite blessure du cuir chevelu à la partie postérieure du crâne. Épistaxis, pas d’hé-

morrhagie auriculaire. Pupilles insensibles à la lumière. Respiration inégale ; pouls lent et faible. Délire. Pendant les deux derniers jours, mouvements spasmodiques de la face. Mort le 4e jour. La température, le jour de l'entrée, à 2 heures du matin, est de 360,8 ; douze heures après, elle monte à 39,1; trente heures après, à 40e. Puis elle redescend entre 37,8 et 38°,8, le jour suivant, pour remonter enfin le dernier jour, au moment de la mort, à 409,4.

AUTOPSIE. — Sang épanché, recouvrant la surface du cerveau ; contusions des lobes frontaux, à leur partie antérieure, et du cervelet, surtout à droite. Triple fracture du crâne.

OBSERVATION 17. — BATTLE (obs. XII.

Homme de 35 ans, soigné du 11 au 14 août. Renversé par une voiture ; apporté sans connaissance ; respiration régulière ; extrémités froides. Fracture linéaire de trois pouces de long, derrière l'oreille gauche. Le 13, le coma persiste, mais le malade est agité. Attaque, sans stertor. Pouls accéléré. On fait une trépanation sur la fracture, et on examine la portion sous-jacente ; pas de caïllots. Mort 6 heures plus tard.

Marche de la température (1) : le 12, à 8 h. du matin, T. 870,4 ; à midi, T. 380,7. Le lendemain, elle est à 380 (4 heures du matin), à 390,5 (8 heures du matin), à 40°,2 (minuit). Enfin, le 14, à 5 heures du matin, T. 420,2, et, à 6 h. 30, T. 420,4 (mort).

AUTOPSIE. — Hémorrhagie récente, sur la face convexe du cerveau. Contusions de la face inférieure et des extrémités antérieures des lobes frontaux et du lobe sphénoïdal droit. La substance blanche est fortement injectée au même niveau.

/ OBSERVATION 18 (résumée). — BRoCA. Bullet. de la Soc. anat., 1891, p. 691. |

Malade apporté le 12 septembre 1891, à Bichat ; trouvé dans sa chambre, sans connaissance. Aucun renseignement sur l’accident. Assez agité, porte à la région temporo-occipitale gauche de larges

: (1) Telle que l’indiquent les tracés annexés au travail de M. Battle.

io eus

ecchymoses ; douleur à la palpation, dans la région ecchymotique. Aucune plaie du cuir chevelu; mais léger suintement sanguin, bientôt arrêté, par le nez et par l'oreille. Pupilles égales, punctiformes ; délire violent. |

Le lendemain matin, T. 380,2. P. 120. R. 40. Le coma persiste.

Le soir, T. 380,4.

Le surlendemain matin, face rouge et injectée, respiration stertoréuse, pouls petit et incomplet, coma profond. T. A. 400,2.

Mort à 2 heures de l'après-midi.

AUTOPSIE.— Fracture de la partie antérieure de l’occipital gauche ; épanchement sanguin temporo-occipital, très volumineux, comprimant l’hémisphère gauche.

En avant et à droite, forte contusion du lobe frontal.

Aucune trace de méningite.

OBSERVATION 19 (résumée). — Plaie contuse du crâne. Hémorrhagie méningée du côlé opposé au traumatisme. Hémorrhagies corticales multiples. — JAcQUET. Bullet. de la Soc. anat., 1883,

Le nommé Gogue entre le 14 mai, à 11 heures du soir, venant de

faire une chute dans un escalier. Au moment de l’entrée, on cons-

tate une plaie contuse de la région fronto-pariétale droite. Pas de fractures. Léger écoulement de sang par le conduit auditif externe droit.

14 mai. L’écoulement auriculaire à cessé. Le malade ne répond aux questions que par oui ou non; il ne reconnaît pas les personnes de sa connaissance. Parésie légère du bras droit. Pupilles égales, pouls régulier, 70. Le matin, T. R. 370,8; le soir, T. R. 390.

Le 15. Agitation pendant la nuit. Ne répond pas aux questions, mais est sensible aux excitations. Respiration ralentie, mais ne présente pas le rythme de Cheyne-Stokes. Rien au cœur ni aux poumons. Urines albumineuses. T. R. 39,2 (matin) ; 390,6 (soir).

Le 16. Hier soir, crise épileptiforme. Deux autres dans la matinée. T. R. 400,2 (matin) ; 400,6 (soir).

Mort à 7 heures du soir.

RERQDES

AUTOPSIE. — Pas de fissure apparente à la surface externe du . crâne, ni à la base. Épanchement sanguin considérable entre la duremère et l’arachnoïde.

Hémisphère droit. — Petits épanchements dans les méninges ; piqueté hémorrhagique à la région postérieure. | ! Rien dans les régions centrales, ni dans les ventricules. Hémisphèregauche.— Centres ganglionnaires intacts. À la surface du cerveau, au sommet de la scissure parallèle, vers le pli courbe, on trouve trois ou quatre noyaux sanguins de 1 centim. d’éten- : due, enfoncés dans la substance grise des circonvolutions. Au niveau du pied de la 3 circonvolution frontale, foyer hémorrhagique considérable. Broiement et attrition de la partie externe du lobe sphénoïdal, dans une étendue de 4 centim. environ. Rien dans les viscères ; congestion hypostatique des bases des

poumons.

OBSERVATION 20. — BATTLE (obs. I).

Femme de 63 ans, ramassée après une chute, entrée dans le coma, et répondant par des sons inarticulés. Mort au bout de deux jours. Marche de la température : le jour de l'admission, vers 7 heures du soir, 38°,2 ; 30 heures après environ, 390,7 ; 2 heures plus tard, 400,2

(mort) ; 10 minutes après la mort, 400,6.

AUTOPSIE. — Rupture de l'artère méningée moyenne ; aplatissement des circonvolutions externes, du côté droit; pas de sang à la base du crâne. Tout le lobe gauche temporo-sphénoïdal est contus superficiellement, mou et infiltré de sang. Quelques petites hémorrhagies disséminées dans la substance blanche. Un peu d’athérome des vaisseaux de la base.

OBSERVATION 21. — BATTLE (obs. VI).

Garçon de 16 ans, tombé d’un échafaudage ; coma ; strabisme gauche externe ; pouls 72, faible et irrégulier. Agitation toute la nuit. À 9 heures du matin, le jour suivant, il est couché sur le dos; face livide et congestionnée ; langue sèche ; respiration sterto-. reuse 60 ; pouls rapide et irrégulier ; rigidité des bras; jambes

rage

agitées de mouvements réguliers ; Spasmes tétaniformes des muscles du dos; pupille gauche dilatée. Les deux pupilles réagissent à Ia lumière. Meurt à 2 heures du matin, le troisième jour. Marche de la température : le premier jour, à 8 heures du soir, 372,1; 22 heures après, 39,5 ; au moment de la mort (8 heures plus tard), 409,6. AUTOPSIE. — Fracture étendue depuis la fosse zygomatique jusqu’à

la fosse moyenne, en arrièrejusqu'à la protubérance occipitale. Epan-

chement de sang noirâtre sur toute la surface convexe du cerveau.

Lobe temporo-sphénoïdal droit très ramolli dans toute son étendue. Petites hémorrhagies dans la substance blanche sous-jacente. Petite hémorrhagie superficielle sur la moitié antérieure du lobe frontal droit.

OBSERVATION 22. — BATTLE (obs. VIII).

Homme de 36 ans, entre le 1e novembre 1889, à la suite d’une chute faite le 25 octobre. Contusions derrière l'oreille droite ; crises épileptiformes ; mort le 2 novembre. Température : le premier jour, à 8heures du soir, 370,3 ; vingt-deux heures après (mort), 390,2.

AuTorsie. — Fracture linéaire du crâne, un peu à droite (2 pouces) etau-dessus (1 pouce) du pressoir, se dirige en bas dans le sillon latéral droit. Quelques contusions de la surface inférieure du lobe pariétal gauche. La convexité de l'hémisphère gauche estrecouverte par une hémorrhagie récente ayant aplati la surface des circonvolutions.

OBSERVATION 23 (résumée). — Fracture de la voûte du crâne avec enfoncement ; irradiations à la base. Lésion de la ire frontale gauche et du lobule orbitaire de la même région. — Moss. Bullet. de la Soc. anat., 1877, p. 619

C.., 40 ans, charretier, atteint brusquement, le 6 décembre, dans la région frontale, par l'aile du moulin de son haquet. Trois heures après l'accident, il est dans l’état suivant : plaie à lambeau sur la bosse frontale, au-dessus du sourcil gauche. Au-dessous de la plaie, fracture avec enfoncement de la portion correspondante du frontal. Entre les fragments de l'os, issue d’une petite quantité de matière cérébrale. Caillots sanguins dans les fosses nasales, dus probable-

AO en

ment à la fracture des os du nez. Pas d'écoulement par l'oreille. Malgré ces lésions, le blessé a gardé toute sa connaissance et répond bien aux questions. Il n'y à ni paralysie, ni convulsions, ni contractures, mais le maladese plaint d’une sensation de froid.

4 ou 5 heures après l’accident : T.A. 400,1 ; P. 117 (faible).

7 décembre. Délire et agitation pendant la nuit. Le matin, coma complet. Pas de contractures, parésie légère du côté droit; déviation conjuguée des yeux à gauche, avec rotation de la tête à droite. Ecchymose palpébrale, paupières tuméfiées.

FAST ASEPMOU, |

Le soir, l’aspect estle même. Quelques contractures dans l’avantbras droit, qui ne persistent pas. Pas d’agitation, miction inconsciente ; pas d’'incontinence fécale.

R38%3-1P1521(petut):

Mort à 3 heures du matin.

AUTOPSIE. — On voit que la fracture présente des irradiations vers la base, l’une jusqu’à l’apophyse clinoïde antérieure, l’autre jusqu’au rocher. Déchirure de la dure-mère, au point correspondant à la fracture. Épanchement sanguin {à la surface de l'hémisphère droit, dans la région diamétralement opposée à celle-ci, sans lésions apparentes des circonvolutions. Lésion de la première frontale gauche, avec perte de substance grosse comme une noisette, vers le milieu de cette circonvolution. Déchirure de la circonvolution du lobule orbitaire située en dehors du sillon olfactif.

Les autres parties de l’encéphale ne présentent rien de particulier,

OBSERVATION 24. — BATTLE (obs. IT).

Enfant de 8 ans 1/2, blessé à la tête par une roue de voiture. Le lendemain, respiration bruyante, pouls 148 à 180. L'enfant meurt deux jours après. Marche de la température : le jour de l'admission, vers 7 heures du soir, 389,7 ; dix-sept heures après, 370,6 ; sept heures. plus tard, 400,6 ; trente-deux heures après l'entrée, 400,6 (mort).

AUTOPSIE. — Fracture du crâne, étendue de la voûte à la fossé antérieure gauche ; une seconde s'étendant de la fosse. droite

qties

moyenne à la fosse droite antérieure ; une fracture isolée de chaque fosse moyenne. Pas de blessure de la convexité du cerveau. La surface inférieure des lobes frontaux, surtout à gauche, et la face inférieure du lobe temporo-sphénoïdal gauche sont contuses. La substance blanche de ce dernier est contuse à 1 pouce de profondeur. :

OBSERVATION 25 (résumée). — Fracture du crâne comminutive et compliquée de plaie. Fracture du bras. Fracture de côtes. Albuminurie transitoire. Guérison. — Mossé. Bullet. de la Soc. anatom., 1880, p. 96.

B..., mécanicien, 46 ans, entre le 10 mars 1879 à Lariboisière ; il à été renversé le matin par une locomotive. On constate les lésions suivantes : fracture comminutive du frontal, avec plaie et enfoncement, occupant le milieu de la région frontale ; ecchymose conjonctivale à droite, en outre, fracture du bras gauche et des deux côtes droites. Pas d'écoulement de sang par l’oreille. Pas d’état de choc traumatique. Pas de paralysie du mouvement ni de la sensibilité Pas de contracture.

T. 880,6 (cinq heures environ après l'accident).

Le 11. Même état local et général. T. 370,8 (matin); 389,6 (soir).

- Le 12. Nuit calme, pas de délire ; l’'ecchymose augmente d’étendue. T. 370,2 (matin) , 380,5 (soir).

. Jusqu'au 16 mars, la température oscille, du matin au soir, entre 37° et 380 ; à partir du 16 mars, elle n’atteint même plus 38°. Peu à peu, la plaie se cicatrise, l'état général et l’état local s’améliorent.

Le 18 mai, le malade quitte l'hôpital, la guérison pouvant être considérée comme définitive.

OBSERVATION 26 (résumée). — DuBaB. Bullet. de la Soc. Anatom., À 880 p.209;

H..., âgé de 12 ans, est apporté dans la nuit du 2 au 3 février 1880 à la Charité. Vers 7 heures du soir, il est tombé du haut du parapet de la place de la Concorde sur la berge de la Seine, où an Pa relevé

quelques instants après, sans connaissance. Il est revenu à lui au bout de 4 heures. Ÿ

Le 3, à la visite du matin, il est somnolent, répond cependant assez nettement aux questions qu'on lui adresse, mais ne se souvient pas de l'accident de la veille, et se plaint de malde tête. Aucune trace d'écoulement de sang par le nez ou les oreilles. Ecchymose sous-cutanée et sous-conjonctivale de la paupière inférieure droite, On ne constate ni plaie ni fractune. Aucun trouble de la motilité ou de la sensibilité. T. R. 39.

Du 3 au 5 février, deux où trois épistaxis peu abondantes. La température s’est abaissée (38° à 37°,5). Appétit excellent, nuits calmes.

A partir du 7 février, il n'y a plus trace de fièvre ; toutes les fonctions sont normales ; l'enfant se promène au jardin une partie de la journée.

Le 19, légers frissons, céphalalgie, fièvre (380,2).

Le 21, convulsions épileptiformes limitées au côté gauche du corps, avec perte de connaissance, sous forme d’accès durant 2 ou 3 minutes,et se répétant d’une façon subintrante de 7 heures à 11 heures du soir. T. A. 40.

Le malade meurt le 14 mars. :

AUTOPSIE. — Fracture de la voûte orbitaire, de 3 centim. de long, étendue de l’apophyse crista-galli au rebord orbitaire. Entre la duremère et le crâne, petite quantité de liquide séro-purulent. Abcès intra-cérébral, situé à la partie antérieure de l’hémisphère droit. Tous les ventricules sont remplis d’un liquide séro-purulent.

OBSERVATION 27. — BATTLE (obs. IX).

Ouvrier âgé de 48 ans, entre à l'hôpital le 10 juillet 1886, à la suite d’une chute de voiture ; ne survit que deux heures trois quarts à lVaccident. Coma, convulsions, écoulement hémorrhagique par l’oreille droite. Au moment de ladmission, T. 360,7 ; au moment de la mort, T. 410,8.

AUTOPSIE. — Fracture des deux fosses postérieures de la base du crâne, de chaque côté de la ligne médiane. Après enlèvement de la dure-mère, on constate la présence d’un épanchement de sang

récent, dans la région du vertex, surtout à la partie antérieure, Extrémités et faces inférieures des lobes frontaux très contuses, avec un certain degré de suffusion sanguine. Contusion légère du lobe temporo-sphénoïdal droit.

OBSERVATION 28. — BATTLE (ohbs. X).

Homme de 31 ans, tombé de voiture, apporté sans connaissance le 7 août, meurt le 8 août. Au moment de la mort, vers deux heures du matin, la température est à, 40°; quelques minutes après la mort, elle monte à 410,7.

AUTOPSIE. — Beaucoup de sang épanché sous le cuir chevelu, dans la région occipitale gauche. Fracture comminutive de la base, s'étendant jusqu'au trou occipitai. L’extrémité et la face orbitaire du lobe temporal droit sont fortement contuses ; la contusion ne va pas au delà du cortex. Moelle cervicale intacte. Épanchement sanguin modéré sur la convexité.

OBSERVATION 29. — BATTLE (obs. XIV).

Homme de 40 ans, entré le 6 juillet 1885, après une chute; ne survit que 5 h.1/4 aux blessures qu’il s’est faites. Perte de connaissance et attaques épileptiformes, jusqu’à la mort. La température, à l'entrée, est de 400,4 ; après la mort, elle s'élève à 430,3. Pas d’autopsie.

OBSERVATION 30 (inédite). — Recueillie par notre collègue Toucxe. Communiquée par M. HARTMANN.

À 3 heures de l'après-midi, le 2 septembre 1892, un homme fait une chute de 3 mètres de hauteur, à la suite de laquelle il aurait pu se relever et marcher. Quelques heures après, on le trouve dans le coma. Un médecin est appelé qui constate une plaie du cuir chevelu au niveau de la partie latérale gauche du crâne, et un enfoncement du crâne à cet endroit. Le malade, sans conaissance, présente des mouvements convulsifs, prédominants dans le membre inférieur gauche.

LE 0 ep2rT

On le transporte à l'hôpital Bichat, où il arrive à 8 h. 1/2 du soir tservice de M. Terrier).

Coma complet, respiration bruyante, contracture de tous les membres, surtout à gauche. Ecchymose sous-conjonctivale gauche, écoulement sanguin de l'oreille et de la narine du même côté. Après avoir rasé le cuir chevelu, on voit une petite plaie contuse, saignante, située sur la ligne biauriculaire, à environ 3 ou 4 travers de doigt au-dessus du conduit auditif gauche. Le pavillon de l'oreille à été détaché du crâne, sur une étendue de 1 centim. environ, au niveau de sa partie supérieure. Lors du nettoyage de la tête, le malade semble ressentir une certaine douleur. Il ne crie pas, mais la contracture augmente, et son membre supérieur gauche fait des mouvements de défense.

La température rectale, au moment de l'entrée du malade, c’està-dire 5 h. 1/2 après l'accident, est de 390,8. Une heure plus tard, la température axillaire est de 42°. La peau est absolument brûlante au toucher.

M. Broca, aussitôt appelé, fait la trépanation à 10 heures. Le muscle temporal rabattu, deux incisions sont faites vers la partie moyenne du pariétal, circonscrivant un angle osseux, qu'on arrache avec un davier. Par l'ouverture ainsi pratiquée, on aperçoit un foyer hémorrhagique, rempli de caillots, dont les limites, appréciées par le doigt introduit dans la plaie, s'étendent de la face postérieure de l’écaille du frontal, en avant, jusque dans la fosse occipitale, en arrière. ;

À ce moment la respiration, d’abord ralentie, s'arrête brusquement. Le malade meurt.

AUTOPSIE (résumé). — Entre la dure-mère et le crâne, vaste cavité formée par le foyer hémorrhagique, détergé et nettoyé au cours de l'opération. Elle commence, en avant, au niveau de la voûte orbitaire, se prolonge vers la face supérieure de la grande aile du sphénoïde, passe au-dessus du bord supérieur du rocher, et atteint la fosse occipitale. La fracture s’est irradiée en divers séns : en dedans et en avant, dans l'étage moyen, pour gagner le trou oval; du trou oval, vers le trou déchiré postérieur en suivant l'axe du rocher ; du trou déchiré postérieur, vers le trou occipital ; enfin, en dedans et

PLU TES en arrière, le long de la partie la plus inférieure de l’écaille du teme poral, jusque dans la fosse occipitale, Ces différents traits de fracture n'ont déchiré qu'un seul vaisseau, la méningée moyenne. La scissure de Sylvius, la scissure de Rolando, toutes les scissures secondaires de la face externe des lobes fronto-pariétal et temporo-sphénoïdal du côté gauche sont remplies par un coagulumm noirâtre qui isole les circonvolutions. Le cerveau a été lésé au niveau de la partie antérieure de la face externe du lobe temporo-sphénoïdal gauche ; la lésion occupe, en hauteur, l'extrémité antérieure des trois premières circonvolutions temporales, et elle est limitée, en arrière, par une ligne fictive prolongeant verticalement la scissure de Rolando. En ce point, toute l'épaisseur des circonvolutions forme une bouillie jaunâtre. Au point diamétralement opposé, sur l'hémisphère droit, il y à eu seulement un peu d’hémorrhagie sous-arachnoïdienne.

OBSERVATION 31 (inédite). — Communiquée par M. HARTMANN.

D..., Armand, menuisier, 54 ans, entré le 15 février 1893 à l'hôpital Bichat. Pas d’antécédents pathologiques, en dehors‘ d'une syphilis contractée en 1870. Quinze mois avant son entrée, reçoit sur la tête une lourde planche : plaie qui guérit en 8 ou 10 jours. Sur la cicatrice se développe une tumeur prise pour une loupe, et qui atteint le volume d’un petit œuf, sans occasionner d’autres phénomènes que quelques démangeaisons. En se grattant, le malade finit par l'ouvrir, il y à 5 ou 6 mois; un médecin consulté donne le traitement spécifique. Suppuration abondante, pendant deux mois, puis cicatrisation. Céphalée continue, sans exacerbation nocturne; les forces diminuent peu à peu ; quelques sensations de fourmillement dans les mains. Diplopie monoculaire. Brusquement, il y a huit jours, perte de la mémoire et de l'intelligence ; aucun phénomène moteur. Le malade est dans un état de prostration marquée. Léger tremblement des mains et de la langue. Pas de troubles de la sensibilité. Incontinence de l’urine. Tachycardie (90 pulsations). Le 18 février, on constate une hémiplégie droite qui n'existait certainement pas la veille; le bras droit est immobile, en flexion, et présente une certaine raideur ; la face présente une parésie marquée,du même côté. Sensibilité reste intacte.

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