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Le 19 février, tout phénomène hémiplégique a disparu ; l’inconti . nence d'urine persiste. La dépression intellectuelle est toujours aussi accentuée. La température reste normale, aux environs de 37°. Le 2 mars, on pratique une trépanation dans la région rolandique, la température étant à 36°,8, avant l'opération. Après l'opération, l’état comateux s’accentue, la température monte rapidement, atteint 39° le soir même, 410 le lendemain matin, enfin 410,4 au moment de la mort, survenue quelques heures plus tard.
AUTOPSIE. — On constate la présence d’un peu de liquide sérosanguinolent dans les méninges, et on retrouve la trace du trocart sur la frontale ascendante, exactement en avant du sillon de Rolando. En outre, deux petits foyers de ramollissement dans le lobe occipital droit.
OBSERVATION 32. — OTrr. Brain, 1889, p. 434.
Un homme, H. W.., se tire un coup de pistolet dans la tête, d’où blessure triangulaire sur le côté droit. À son entrée à l'hôpital, il est dans le coma; respiration irrégulière, pouls 52, fort, régulier; pupille droite dilatée, pupille gauche rétrécie, toutes deux insensibles à la lumière. On procède presque aussitôt à l’extraction de la balle. La température, qui était de 370,2, se met à monter immédiatement après l’opération, atteint en quelques heures 400,1, et 40°,25 une demi-heure avant la mort qui à lieu 12 heures après l’opération.
AUTOPSIE. — La balle n’a pas perforé la dure-mère ; l'extrémité antérieure du lobe moyen de l’hémisphère droit est fortement contuse, de même que la troisième circonvolution frontale. La blessure affecte toute l’épaisseur de la substance grise.
OBSERVATION 33 (résumée). — Plaie du cerveau par balle de revolver. — MoucHer. Bull. Soc. Anat., 1893, p. 134.
À son arrivée dans le service (M. Duplay), le malade est dans la résolution la plus complète ; coma profond, respiration régulière, pouls 66 ; pupille gauche un peu dilatée, L'orifice d’entrée de la balle est situé dans la région temporale droite, à 2 travers de doigt
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en arrière de l’apophyse orbitaire externe et au-dessus de l'arcade zygomatique.
Deux heures après l'admission, T. 38,6; P. 88; R. 40 (Cheyne- Stokes).
‘Le lendemain matin, coma aussi marqué ; respiration fréquente, mais régulière. T. 400 ;: P. 150.
A-4 heures de l'après-midi, au moment de la mort, T. 420,4 Pupilles punctiformes depuis le matin.
AUTOPSIE. — Immédiatement en regard de la plaie cutanée, perforation de Vécaille temporale. Léger épanchement sanguin entre la dure-mère et l'os. Sous la dure-mère, hémorrhagie considérable sur
toute l'étendue de l'hémisphère droit, à la base comme à la con-
vexité. Sur l'hémisphère gauche, l'épanchement sanguin n'existe que dans la zone rolandique. La balle est entrée par le pied de la troisième frontale droite; sur l'hémisphère gauche, on observe l’orifice de sortie au niveau du lobule du pli courbe. à 1 travers de doigt en arrière de la pariétale ascendante, à 2 travers de doigt au-dessus de laterminaison de la scissure de Sylvius. Le corps calleux a éte dilacéré à sa partie moyenne. Rien dans le bulbe ni dans le quatrième ventricule.
OBSERVATION 34 (inédite) — Communiquée par M. KIRMISSON. Recueillie par M. Ep. CHEVALIER.
C.., 24 ans, est tombé d’un premier étage dans la rue, le 16 juillet 1887. La tête a porté sur le pavé. Relevé sans connaissance, il est amené à Laënnec (service de M. Nicaise suppléé par M. Kirmisson), où il entre à 6 heures du soir. A ce moment, on constate une plaie du cuir chevelu, s'étendant de la bosse frontale du côté gauche jusqu'à la ligne d'implantation des cheveux. Le crâne est dénudé à cet endroit, mais ne présente pas de trait de fracture bien net, Malade sans connaissance ; quelques mouvements convulsifs, surtout à gauche.
Le 17. Le malade a été agité la nuit, et a défait son pansement. Il a eu un écoulement séro-sanguin assez abondant par l’oréille droite. Les narinés sont obstruées par des caillots ; pas d’ecchymose
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conjonctivale, mais les paupières de l'œil gauche sont tuméfiées par une bosse sanguine considérable. Coma persistant, respiration ster: toreuse. T. 39° (l'après-midi).
Le 18. L'état général n’a pas changé ; sensibilité obtuse ; cependant, en palpant le radius droit (qui est fracturé) on détermine de la douleur. Déviation des yeux en haut et à droite ; sensibilité cornéenne abolie, Miction et défécation involontaires. Les urines contiennent beaucoup d’albumine, pas de sucre.
T. 400,5 (matin) ; 419,4 (soir).
Le malade meurt à 7 h. 1/2 du soir (soit un peu plus de 48 heures après l'accident). À
AUTOPSIE. — Il existe une fracture commençant, à gauche, au niveau de la plaie du front, et se continuant verticalement en bas jusqu'au trou sus-orbitaire. Épanchement sanguin coagulé entre la dure-mère et los, au niveau du trait de fracture ; épanchement sanguin dans la fosse cérébrale postérieure du côté droit, entre la dure-mère et l’os. Sérosité sanguinolente abondante dans les ventricules cérébraux. Congestion veineuse générale de la surface cérébrale. En aucun point du cerveau on ne trouve d’hémorrhagie
proprement dite, Le trait de fracture, à partir du trou sus-orbitaire, .
gagne l’apophyse crista-galli, qui est mobile, traverse la partie antérieure du sphénoïde, gagne la fosse cérébrale moyenne du côté droit, puis la partie moyenne du rocher, au niveau de l’hiatus de Fallope, coupe perpendiculairement la face antérieure du rocher, Son bord supérieur est arrêté à la face postérieure sans l’intéresser. Deux traits se détachent du trait principal, au niveau de l'orbite
gauche ; lun gagnant l’apophyse crista-galli, l’autre la selle turcique.
L'orbite est rempli de caillots noirâtres, au milieu desquels on ne peut retrouver le nerf optique.
OBSERVATION 35 (inédite). — Communiquée par nos collégues ARTHUS et GUÉPIN. :
Ch..., journalier, 72 ans, tombe sur la tête, dans un escalier, le 11 décembre 1892, à 11 héures du soir. Apporté immédiatement à l'hôpital Saint-Louis (service de M. Championnière). Coma complet,
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écoulement de sang par le nez et l'oreille droite. Petite plaie linéaire du cuir chevelu, au niveau de la bosse pariétale droite, qui est le siège d’un enfoncement. Le lendemain matin, C.. est toujours sans connaissance ; les membres du côté gauche sont animés, par instants, de petites secousses convulsives (surtout la jambe). Les bras, le poignet et les doigts sont raidis en flexion : ia jambe est raidie en extension. Face grimaçante et vultueuse, œil gauche incomplètement fermé. Pas de paralysie faciale apparente, pas de déviation conjuguée de la tête et des yeux. Insensibilité absolue, à gauche surtout. Respiration stertoreuse, pouls rapide. Incision cruciale au niveau de l’enfoncement, ablation de larges esquilles. La respiration devient plus lente et moins bruyante, la sensibilité se réveille un peu, les mouvements convulsifs disparaissent. Cependant le coma persiste etle malade meurt le 13 décembre, à 4 heures du matin.
La température, prise, pour la première fois le 12 décembre à 4h. 1/2 du soir, c’est-à-dire 17 heures environ après l'accident, est de 390.6.
AUTOPSIE. — Fracture irradiée à la base, passant dans le rocher droit, la selle turcique, la grande aïle du sphénoïde gauche. Hémisphère droit. Quelques petits caïllots situés sous la pie-mère. Pas de contusion au niveau de l’enfoncement cranien.
Hémisphère gauche. Le lobe sphénoïdal, et particulièrement sa pointe, est recouvert d’un caillot épais ; au-dessous, la substance grise est en bouillie. Les lésions, étendues en surface, sont très peu profondes. Il y a vers la base quelques petits points isolés qui sont contus. (
OBSERVATION 36 (résumée). — LANNELONGUE et MAUCLAIRE. Bull. Soc. anat., 1892, p. 135.
Enfant de 8 ans, tombe dans un escalier, perd connaissance et est amené à l'hôpital le jour même. Écorchure superficielle sur la peau du crâne, au niveau de la bosse paniétale droite, et vaste ecchymose. Aucune trace d’enfoncement cranien. Paralysie et anesthésie à peu près complètes de la jambe gauche ; le bras gauche est contracturé, mais l'enfant le remue de lui-même lorsqu'on le pince. Parésie et
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\ anesthésie légère du bras droit ; contracture et hyperesthésie de la jambe droite. Paralysie du facial inférieur droit. Déviation conjuguée des yeux à gauche. Coma complet, écume à la bouche. Pouls fré-
quent.
Dans la journée, la température monte à 41°. Mort 36 heures après Paccident.
AUTOPSIE. — Enfoncement siégeant à mi-hauteur de la bosse
pariétale, et sur la ligne biauriculaire. Double irradiation, la première en avant, traversant la suture fronto-pariétale et venant finir dans la fosse temporale du côté opposé ; la seconde, d’abord dirigée en arrière, revient ensuite en avant jusqu'à la suture fronto-pariétale.
Hémisphère droit. Foyer de contusion cérébrale, au niveau des circonvolutions frontales et sur le pariétal inférieur. Hémisphère gauche. Foyer de contusion, large comme une pièce de cinq francs, au pied de la deuxième frontale, et empiétant sur la troisième ,; pénètre de 1 centim. 1/2 dans la substance cérébrale. Foyers de contusion vers la base du cerveau.
OBSERVATION 37. — CONDAMIN. Soc: des Sciences médicales de: Lyon, 22 décembre 1886.
Fracture par enfoncement de la voûte du crâne, avec irradiation à la base, le trait de la fracture passant par la cavité glénoïde droite. Le malade succombe 36 heures après son entrée à l'Hôtel-Dieu de Lyon (service de M. Poncet), où il avait été transporté deux heures après avoir reçu, sur le sommet de la tête, une lourde planche, tombant de plusieurs mètres de hauteur. On constate une large perte de substance, et on enlève aisément de larges esquilles laissant une perforation de la moitié de la paume de la main. Au moment de la mort, la température est à 410,1.
AUTOPSIE. — Perforation de la dure-mère, épanchement sanguin, gros commeune petite orange, entre la paroi cranienne et la duremère, par déchirure de la méningée moyenne. Contusion. par contrecoup du lobe sphénoïdal droit, diffluent,. ramolli, dans la partie antérieure.
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