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de M. Landois (1) qui, après celles de M. Richet, permettent d'attribuer à excitation des circonvolutions le pouvoir d'élever la température centrale. En répandant de la créatine en poudre sur la circonvolution post-cruciale droite d’un chien anesthésié
par l’éther, M. Landois à observé, en effet, une ascension
thermique très accentuée (42°,3), au moment de la mort de l'animal, survenue, il est vrai, à la suite de convulsions intenses et répétées. Rappelons enfin que, selon M. R. Dubois (2), la température des animaux hibernants, abaissée pendant la période de sommeil, ne peut plus s’élever lorsqu'on a supprimé les couches corticales des hémisphères, ce qui tendrait à conférer à celles-ci un rôle thermogène et non un rôle thermotaxique. x A côté des auteurs qui admettent l'existence de centres thermiques cérébraux, et qui les localisent d’une façon plus ou moins précise, sans être, d’ailleurs, toujours d’accord sur le siège même de la localisation il en est d’autres qui, tout en reconnaissant à l’encéphale une part d'influence dans la thermogenèse, ne croient pas cependant qu'il s'agisse d’une fonction spécialisée. M. U. Mosso (3), par exemple, attribue à l’excitation générale du système nerveux les élévations thermiques observées à la suite des piqüres du cerveau. En traversant ou en détruisant écorce grise, la substance blanche, et même le corps strié, il n’a jamais pu déterminer qu’une hyperthermie passagère ce qui est difficile à concilier, pense-t-il, avec lexis- tence d’une lésion durable d’un centrethermique. Bien plus, il aremarqué que latempérature des animaux peut très souvent commencer à s'élever dès le début de l’expérience, avant (1) Soc. méd. de Greifsrwald, 4 août 1888.
(2) ©. R. Soc. de biologie, 11 février 1893.
(3) Arch. Italiennes de biologie, 1890; t. XIII, p. 451.
même que le cerveau soit directement atteint. Une fois l’ opération téiminée, et l’animal remis en liberté, le mouvement ascen= sionnel s’arréterait biéntôt, et, au bout dé quelques héures,
la température serait revenue à son niveau normal. Aussi M. Mosso adopte-t-il une opinion analogue à cellé de M: Richét,
en ‘adméttant que l’hypérthermie est due, non pas à la lésion elle-même, mais à l’excitation psychique dont cette dernière F est l’occasion. Contre l'existence d’un centre thermique localisé dans les corps striés, il invoque en outre l'expérience suivante :: la destruction préalable de ces deux ganglions, chez le chien, n'empêche pas la température centrale de s’élever ultérieurement sous certaines influences (telles que la saignée). Ce fait,
en contradiction directe avec les constatations de M. Sawadowski, ne semble- 7 il pas indiquer que les fonctions thermogènes ne sont pas régies exclusivement par le corps strié ?
A ce propos, M. Mosso fait observer que les quelques auteurs qui sont parvenus à détruire le cerveau, plus ou moins complètement, sans déterminer la mort rapide des animaux opérés, n’ont presque jamais constaté de modification thermique. Tel est le résultat des recherches de Goltz (1), chez le chien, recherches entreprises, à vrai dire, dans un but particulier. Tel est aussi lé résultat des expériences de M. Christiani (2), chez des lapins dont il enlevait les deux hémisphères. Toutefois ce même auteur a vu, un peu plus tard, que l’ablation des couches optiques provoque un notable abaissement de la température rectale; mais il ne dit pas s’il faut attribuer ce phénomène à la suppression d’un centre thermogène, ou, tout simplement, à l’action du choc trau-
(1) Voir Mosso, oc, cit., p. 468.
(2) Zér Physiologie des gehirnes, 1885, p. 28.