‹ Contribution à l'étude de l'hypophyseChapitre 17 sur 30 · ÉBAUCHE ANTÉRIEURE · texte numérisé non relu

ÉBAUCHE ANTÉRIEURE

On doit se la représenter comme un sac fermé de toutes parts par une paroi d'épaisseur uniforme. De forme ellipsoïde, elle est orientée dans le plan frontal, quoique légèrement oblique de bas en haut et d’arrière en avant. Cette situation permet de lui décrire une paroi ou feuillet antérieur, et une paroi ou feuillet postérieur. L'un et l’autre feuillet sont constitués par un épithélium prismatique stratifié (3 à 6 rangées de noyaux) qui rappelle assez exactement l'épithélium des voies respiratoires supérieures, celui de la trachée par exemple. Comme lui, il est cilié, sans doute lotalement, bien que nos préparations ne permettent pas de distinguer les cils sur tout le pourtour de la lumière. Par contre, elles montrent nettement une rangée ininterrompue de corpuscules basaux colorés en noir par la laque ferrique.

Les diverses colorations employées nous ont révélé que si les cellules épithéliales n'ont pas toutes la même forme, elles ne présentent par contre aucune différenciation tinctoriale.

Avec l’hématoxyline au fer et l’éosine par exemple, tous les éléments présentent une structure identique et une coloration uniforme. Toutes les cellules sont allon-

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gées, cylindriques, sauf les plus profondes, par rapport à la fente épithéliale, qui sont plus ou moins polyédriques. Le cytoplasme est presque réfractaire à l’éosine tandis que le noyau prend une teinte bleu-violet qui tranche sur la teinte claire du corps cellulaire, La chromatine nucléaire est fortement imprégnée de noir.

Les figures de division cellulaire y sont extrêmement nombreuses. On en compte douze à quinze par coupe tant dans le feuillet postérieur que dans le feuillet antérieur, mais elles sont plus abondantes dans celui-ci que dans celui-là. Les cellules qui se divisent sont plus volumineuses, mais le noyau surtout est gonflé ; en même temps il est devenu pâle, ce qui fait mieux ressortir les chromosomes colorés en noir intense. Ces mitoses se retrouvent également au niveau des cellules endothéliales d'un large vaisseau qui suit le feuillet postérieur Sur presque toute sa hauteur.

Cette multiplication active permet de conclure que les parois du sac hypophysaire s’accroissent sur place, avant de proliférer vers l'extérieur sous forme de bourgeons, et que cet accroissement est surtout prononcé au niveau de la paroi antérieure.

Cependant, les bourgeons font déjà leur apparition au stade qui nous occupe. En effet, à la partie tout inférieure du feuillet antérieur, on assiste sur certaines coupes à l'émission d’une ou deux excroissances petites et pleines. À leur niveau, les cellules de l’épithélium antérieur ont toutes perdu leur aspect primitif allongé, si bien qu'on passe sans transition aux cellules polyédriques de l'amas extériorisé. Tandis que le tissu mésenchymateux est envahi, la trame conjonctivo-vasculaire qui entoure complètement l'ébauche antérieure est refoulée au devant du

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bourgeon. Ses éléments, qui se multiplient aussi activement, ne montrent aucune différenciation quant à leur

structure et à leur coloration.

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