RÉSUMÉ & CONCLUSIONS
Indépendamment des confirmations où modifications de détail que nous avons apportées aux données classiques concernant l’organogenèse et l'histogenèse de l’hypophyse (formation première des bourgeons et des cordons, apparition des vésicules dans le feuillet postérieur, description de l'ébauche hypophysaire chez un embryon humain de 3 cm., différenciation précoce des cellules acidophiles, etc..), il se dégage de notre travail les conclusions nouvelles suivantes qui ont une signification plus importante :
1) Filiation des cellules hypophysaires.
Les cellules glandulaires se présentent sous trois aspects typiques correspondants aux trois phases du cycle sécrétoire.
L'emploi de-la méthode milochondriale de Regaud nous à permis d'établir la filiation des cellules glandulaires ; le point de départ du cycle sécrétoire est la cellule rajeunie : élaborée aux dépens des restes de la cellule qui vient d’excréter (cellule chromophobe), elle devient granuleuse ou chromophile par la multiplication active de ses mitochondries ; celles-ci élaborent une substance spécifique qui s’accumule dans la cellule et la distend (cellule chromophobe). Après l’excrétion, la cellule chromophobe revient à des dimensions normales (cellule rajeunie) et
le cycle recommence.
Fr ALOOBSE
Il) Erythropoièse.
La glande pituitaire fonctionne dans certaines conditions comme un organe à la fois globulipare et vasoformateur. La marche du processus est lente ou rapide : mais dans l’un et l’autre cas, le corpuscule sanguin a tou-
jours une origine épithéliale.
Vu : Vu Nancy, le 5 juin 1922. Naney, le 7 juin 1922. Le Président de Thèse, Le Doyen, R. CoLLIN. | E. MEYER.
Vu et permis d'imprimer :
Nancy, le 9 juin 1922.
Le Recleur de l'Académie, Ch. Apam, Membre de l’Institut.