FORMATION DES GLOBULES ROUGES ET DES VAISSEAUX
Nous croyons que les globules rouges se forment de deux manières un peu différentes, qui semblent être en relation avec une marche plus ou moins rapide du phénomène.
Dans le premier cas, la cellule souche serait représentée par une variété de cellule éosinophile, issue elle-même d'un élément à cytoplasme peu colorable, de structure alvéolaire, renfermant un noyau qui possède trois ou quatre corpuscules chromatiques assez arrondis. La cellule éosinophile en question est un élément petit et arrondi, dont le noyau offre un aspect pycnotique après coloration à la laque ferrique. Le cytoplasme, très homogène et sans structure apparente, se colore fortement en rouge par l’éosine, en orange foncé par l’orange, et sous l'action du mélange éosine-orange, c’est la teinte orange qui prédomine. Ces petites cellules sont généralement situées au voisinage d’un vaisseau, dans la lumière duquel elles proéminent, et font partie intégrante d’un d'un cordon glandulaïre,
Si l'on examine attentivement les points où il existe
de pareilles cellules, on constate qu'elles sont généralement placées au voisinage d'amas de globules rouges déjà formés, lesquels se trouvent situés dans des interstices irréguliers qui semblent résulter de la disparition de certains cordons glandulaires. Ces interstices peuvent être poursuivis jusqu'à la lumière d’un capillaire renfermant lui aussi des érythrocytes et bordé d'un endothélium. De sorte qu'on a l'impression d'assister, sur place, à la formation d'un vaisseau qui d’abord n'est qu'un interstice, mais qui plus tard s'adjoint une membrane endothéliale.
La figure 21 représente un foyer d’érythropoïèse et de vaso-formation, dans une portion de la région antérieure du lobe glandulaire constituée par des cordons pâles. Le petit élément c, à noyau pycnotique, est une petite cellule éosinophile transformée par la fonte partielle de son cytoplasme. Elle fait partie intégrante du cordon glandulaire cg, mais elle proémine déjà dans un interstice irrégulier i, dépourvu d’endothélium et renfermant des hématies, qui fait suite à un capillaire ca pourvu de cellules endothéliales. On a nettement l'impression que cet élément c va se détacher du cordon dont il fait partie, pour tomber dans la lumière du vaisseau en voie de formation ; sa chute d’ailleurs contribuera à agrandir la lumière de celui-ci.
Les stades intermédiaires entre les petites cellules éosinophiles typiques ou déjà transformées et les corpuscules sanguins € $s inclus dans l’interstice vasculaire en voie d'extension nous font défaut. Nous pensons toutefois que le protoplasme de ces éléments subit une fonte complète dont le résultat est de mettre en liberté le noyau pyenotique (de grosseur égale à celle des corpuscules sanguins
voisins). Ce noyau pycnotique se débarrasse alors de sà chromatine pour devenir une hématie h. On peut se représenter cette chromatine comme une sorte de croûte noire qui va peu à peu disparaître en donnant aux corpuscules sanguins les aspects transitoires a et b. En b, il ne subsiste plus qu'une toute petite zone chromatique de forme triangulaire : encore une étape et ce corpuscule
sanguin ne différera plus en rien de l'hématie h.
: Quant à l’interstice cellulaire, il est entièrement dépourvu de cellules endothéliales. Nous croyons que cellesci ont pour origine quelques-unes des cellulaires glanduläires appartenant aux cordons périphériques. Vraisemblablement, des cellules comme e contribueront plus ou moins vite à prolonger l'endothélium du capillaire ca. dont l'interstice à n’est en somme qu’un diverticule.
Un argument en faveur de cette manière de voir nous est fourni par l'aspect aplati des noyaux n au voisinage immédiat de la grosse cellule claire c. chr, en train de subir Ja première des transformations qui aboutissent à la petite cellule éosinophile, | En résumé, l’interstice cellulaire constitue la première phase de la néoformation capillaire au même titre que la petite cellule éosinophile est la cellule souche de l'hématie.
Dans le second cas, les globules rouges et le vaisseau qui les contient se forment par un processus plus rapide, dépendant d'une activité anormale de la glande pituitaire, condition des mieux réalisée par l’état de gestation. ‘En quelque point de la région intermédiaire, une cellule chromophobe se vacuolise : le protoplasme, d’abord réduit à de minces travées, disparaît rapidement et il n’en reste bientôt que Ja membrane plasmatique sous forme.
ph
d'un trait net circulaire. En mème temps le noyau, clair auparavant, ne renfermant alors qu'un ou deux nueléoles, prend une teinte de plus en plus foncée sous l'action du fer et devient vite libre dans la grosse vacuole que lui forme la membrane plasmatique. Les cellules voisines subissent simultanément le même sort si bien que finale: ment, grâce à la disparition des membranes intercellulaires, tout un groupe de noyaux pycnotiques et contractés est inclus dans un interstice irrégulier occupé antérieurement par des cellules chromophobes, Les noyaux vont devenir des hématies, tandis que la limite de l'interstice qui les contient va s'adjoindre bientôt un endothélium.
Les noyaux se transforment peu à peu en a par un processus analogue à celui observé en dehors de la gestation. Les érythrocytes (fig. 22) contenus dans la lacune sanguine interslitielle {. s. se dépouillent de leur chromatine et on assiste à cette expulsion beaucoup plus facilement que sur la figure précédente. Cette expulsion est à des stades différents selon l'érythrocyte envisagé; si bien que la chromatine résiduelle encroûte encore presque complètement la future hématie ou bien ne subsiste plus que partiellement sous forme de demicercle, de calotte, de virgule, de point.
En résumé, ce second processus est dû à une fonte rapide, à une véritable plasmolyse de tout un cordon avec mise en liberté de noyaux pycnotiques qui deviennent des hématies par expulsion de leur chromatine. nil est probable que l'interstice où se passent ces phénomènes se transforme en vaisseau par la différenciation de cellules épithéliales voisines en cellules endothéliales ; ou. bien alors l'interstice, grâce à la formation d’une « cellule
tft 5h)
2 96 a À de couloir » s'anastomose avec un capillaire voisin dont l'endothélium s'accroît vers le vaisseau néoformé.
11 reste bien des points à élucider dans ce problème de Férythropoïèse, puisque nous n'avons pu rencontrer tous les intermédiaires entre la cellule souche et l'hématie. Malgré cela, nous croyons pouvoir affirmer que la glande pituitaire fonctionne à certains moments, conditionnés soit par la faible teneur du sang en éléments figurés, soit par la répercussion de l'état gravidique, comme un organe hématopoïétique.
La gestation, nous l'avons vu, révèle nettement cette fonction globulipare.
Quant à la faible teneur du sang en éléments figurés, nous avons tenu à vérifier cette hypothèse. Notre expérience, bien que négative, mériterait d'être reprise.
Un cobaye mâle pesant 4oo grammes subit une série de saignées successives. Par ponction du cœur, on retira :
Une. première: fois, .…...:.,1 2 cc..bL.de sang: Une deuxième fois. .1.…:#1#45 16e. — Une troisième fois...... CUECC: — Une .quatrièmez fois exerce. Es
successivement le 1”, le 4°, le 6° et le 10° jour de la période expérimentale.
L'animal fut sacrifié deux jours après la dernière prise de sang. La glande pituitaire fut fixée au liquide de Bouin, incluse à la paraffine et débitée en coupes sériées. . Nous n'avons pas retrouvé autant de foyers d’érythropoïèse que nous nous attendions à en rencontrer, mais nous pensons que nos saignées ont été de beaucoup insuffisantes sinon par leur répétition, du moins par leur quantité.
ma 'Ém
Le manque de temps et de matériel ne nous a pas permis de reprendre cette expérience. En tous cas, il est logique de supposer que si la glande embryonnaire fabrique des globules rouges, cette fonction doit se réveiller quand le milieu sanguin devient pauvre en éléments figurés.
Nous ne voudrions pas terminer ce dernier chapitre sans faire un rapprochement entre le noyau pycnotique de la petite cellule éosinophile ou le noyau mis en liberté par plasmolyse de la grande cellule chromophobe et les éléments décrits pour la première fois par RocowrrscH sous le nom de noyaux libres, dont on ignorait jusqu'à présent l'origine et la destinée exactes. Nous supposons que ces noyaux « libres » correspondent probablement aux noyaux, encore encroûtés de chromatine, et renfermés dans les interstices créés par l’anéantissement des corps cellulaires.
Nous concluerons de la façon suivante :
1) En ce qui concerne l'origine des globules rouges, notre opinion est la mème que celle de Soxer : le point de départ est la cellule épithéliale.
2) Il nous paraît vraisemblable que les « noyaux libres » de Rocowrrscu sont de futures hématies.
3) L'hypophyse, comme plusieurs glandes endocrines, est susceptible de jouer un rôle hémocytopoïétique ou globulipare avant de jouer un rôle hémoplasmopoïétique
ou endocrinien proprement dit.
à SU # 2104 P A 00 TUE
l'av a: = 1 FAUT MITAN a F4 pa à EN + er ; " : n sf LA er TRUE EAtE MONT EVE ME AU PTT MTS CE 46
è 4 à n d Ps : =
Le LU. 0 ARTE \ C4 ESETRA LÉSAPANE © ge se Fm en | «(1 FRAIS DE DT nee 3 a g “bit ir j HE a : re M ; + t 1e 2 : TER TE
nr. UT eue - We Las a
FRANS Dr 4: finis ATLAS
ME den, Fe AICOUTEN TE Le Pt VS Are it 4 É + M | : A; Jêu Madardi ont ë sè} “pen pe
21e er De Lee Ne 24 0e her y 10 pi = NE À ss él æ pus # Et #
és : * | LAPTTAVNE 5 PR Sade 94
AS "7 F à Pi HAL | \ ‘#, .
| +3 OL Lena LHÈFS
es to baS sant 4