‹ Contribution À L'Étude De L'Hystérie ToxiqueChapitre 10 sur 15 · L= BE TE · texte numérisé non relu

L= BE TE

cuve. Tout à coup ila commencé à se sentir « échauflé aux parties ». IL a voulu persister, mais il a été pris d'étouffements et après avoir senti comme un coup sur la tête », il est tombé sans connaissance. Ses camarades qui l'ont sorti de la cuve lui ont dit qu'il était resté une demi-heure à se débattre, « comme asphyxié ».

Ayant repris ses sens il a pu retourner chez lui à pied, s'est couché et a dormi toute la nuit. Le lendemain matin il commença à ressentir de grands fourmillements dans le bras droit, mais rien encore dans la jambe. Du mardi au vendredi la paralysie arriva graduellement. Il ne sait pas au juste quand la jambe fut prise. Enfin le 28 septembre il se présenta à la consultation de M. P. Marie qui l’admit dans son service .

Etat actuel. — Hémiplégie droite flasque. Les doigts de la main sont un peu dans la position des doigts d’hémiplégique déjà contracturés, mais il n’y à aucune raideur etils se laissent mouvoir sans peine. Le malade peut accomplir quelques mouvements isolés des doigts, du poignet, du coude et de l’épaule, mais ces mouvements sont extrêmement faibles et limités.

Il peut soulever les membres inférieurs à quelques centimètres audessus du plan du lit, mais sans aucune force : il suffit de poser la main sur la jambe pour s'opposer à ce mouvement.

Dynamomètre, main droite : 60 K.

— main gauche : 11 k. 5

Le réflexe rotulien normal à gauche est plutôt un peu diminué à droite. ë

La face présente un léger degré d'hémispasme droit. L'æil droit est un peu fermé et les paupières comme bridées : l’occlusion s'opère parfaitement. Il existe un peu d’exagération des plis et des sillons dans la moitié droite de la face ; langue normale.

Hemianesthésie droite pour le contact, la douleur, le chaud et le froid, comprenant la face, le cou, le tronc et les membres. Elle est exactement limitée à la ligne médiane, sauf au-dessous de l’ombilic où elle laisse une petite surface sensible. Lenteur des perceptions avec aboli tion assez marquée du sens musculaire. L’anesthésie est profonde, s’'étendant aux muscles et aux articulations. Réflexe crémathérien diminué à droite et aboli à gauche ; réflexe cutané de la plante des pieds, nul

ET

à droite et normal à gauche. Réflexe pharyngien complètement aboii.

Le goût est normal à gauche et aboli à droite ainsi que l'odorat.

Il y a un rétrécissement concentrique du champ visuel à droite et le réflexe conjonctival est complètement absent.

Le malade n’a jamais eu d'attaques de nerfs, il n'existe nulle part de points hystérogènes ni de plaques hyperesthésiques.

Pas d'alcoolisme.

Dans la suite le malade passa à la Salpétrière. Pendant les premiers temps de son séjour on constata un phénomène très intéressant. L'hémispasme glosso-labié qui était à peine indiqué au début s’accentua d’une façon notable. La déviation de la face devient frappante à première vue. De plus la langue se courba en crochet et le malade pouvait à peine la tirer hors de la bouche. En outre le rétrécissement concentrique du champ visuel augmenta considérablement.

Oservariox XXI (Résumée).

SAUTOUL. — Thèse de Paris, 1890.

Le malade est âgé de 26 ans, ses antécédents héréditaires ou personnels ne présentent rien d'intéressant au point de vue nerveux.

[l'avait déjà fait un séjour à l’hôpital pour de la faiblesse dans la moitié droite du corps et probablement aussi de l’hémianesthésie. II était tuberculeux et fit cinq autres séjours dans les hôpitaux pour son affection pulmonaire ; cependant on avait remarqué qu'il était hémianesthésique. On le fit même électriser pour sa faiblesse du côté droit. Il guérit assez vite et la sensibilité était revenue.

Il rentre le 27 novembre 1889 à l'hôpital Necker. On observe : hémiparésie dans toute la moitié droite du corps. Réflexe rotulien peu marqué à droite. Hémianesthésie à droite complète pour le contact, la chaleur et la douleur : elle atteint la face où elle est bien limitée à la ligne médiane. Sens musculaire et articulaire diminué. Hémianesthésie sensorielle. Rétrécissement du champ visuel, amblyopie. Päs de réflexe pharyngien.

Au bout d’un certain temps on applique l’aimant mais le malade n’a

pas été suivi el on ne peut dire s’il fut complètement guéri.

OsservaTiON XXII (Résumée).

J. Boxxer. — Thèse de Paris.

Eugénie L... travaille depuis 3 ans dans un atelier où on vulcanise le caoutchouc.

Après une première série d'accidents elle revient le 8 juin 1892. La veille de son entrée, attaque de nerfs avec perte complète de connaissance qui lui laissa une grande faiblesse dans les jambes.

Etat actuel. — Le jour de son entrée la malade présente : céphalalie persistante, des points douloureux au niveau de la fontanelle et des tempes. Elle voit toujours des objets lumineux. En outre : rétrécissement considérable du champ visuel des deux côtés, le réflexe pharyngien est aboli. Analgésie complète sauf dans une petite zone à la région poplitée gauche. Sensibilité à la douleur et au toucher tout à fait abolie. Abolitions du goût. Points hyperesthésiques : au sommet de la tête, à la fosse iliaque gauche et au-dessous de chaque mamelon. Rêves et cauchemars terrifiants. La malade est souvent réveillée par des crampes dans les jambes. Grande faiblesse dans les membres inférieurs.

Osservariox XXIIT (Résumée).

Lor er Lacnaux (Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 22 avril 1893).

La malade est depuis deux ans tapeuse en ballons de caoutchouc : elle fait des raccords avec du caoutchouc dissous dans le sulfure de carbone. -

Peu après son entrée à l'atelier troubles de la menstruation puis vio-

lentes migraines nocturnes et en même temps modification désagréable du caractère.

On observe une aholition complète du réflexe pharyngien, une diminution de la sensibilité tactile dans toute la partie supérieure du tronc, surtout à droite.

. Sensation habituelle de boule et de constriction épigastrique. Crampes douloureuses dans les mollets.

PCT LS

Fe . Pas d'accès convulsifs : Les antécédents ne font supposer aucune tare FAGES AUS

OBSERVATION XXIV (Résumée) — (Loc. cit.)

Fètime de 24 ans rer la mên Dons An que la précédente, seulement depuis huit mois.

Bart, Les troubles se déclarent d’abord du côté de la menstruation. Cau- # chemars, crampes dans les mollets. |

Aphonie complète se produisant tout à coup et pour laquelle elle fut

soignée pendant cinq mois sans résultat. Cette aphonie devait disparai-

tre aussi subitement qu'elle était venue.

Lo, « Abolition totale du réflexe pharyngien, hyperesthésie cutanée géné-

4 ralisée, zones hystérogènes dans la région ovarienne, sous-mammaire

LA

du côté gauche et épigastrique. Chloro-anémie accusée. Palpitations.

AE 118840 à 153

ei Ce pre À rt HART eve XXV.

SES FA ce re M. io Normandie re Le sou 1803.

Homme de 6% ans entré à l'Hospice re salle Pouchet, n° 28 le de # Gi novembre 1892.

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son aiguille. et est obligé d'avoir recours à un camarade, voilà ce qui

plus grand découragement. PM x $ ET La force musculaire qui est assez nd dans le bras re est

son bras. AS tue fi se | w

sue nt Là gauche Pa is Je la m

main | FU le malade ne Ni es une cafetière de la ms

ce Ji est cordonnier et depuis trois semaines, il ne peut Dis se Servir. à sa main et de son bras gauche comme de coutume, il ne peut enfiler s

: s# ve l'amène à l'hôpital eten “raconta tant son histoire sa figure exprime le

e considérablement diminuée dans le bras gauche : le malade ne résiste 244 “que très ‘faiblement quand on veut étendre son M en sur.

€ ete dyramomètre placé dans la main droite marque 40 kilogs et 20. À

AN

Du côte des membres inférieurs, la force est conservée et égale des

deux côté, la marche ne présente rien d’anormal.

Rien à noter du côté de la face.

La sensibilité est notablement diminuée sur ’avant-bras et le bras, le contact de la tête d’une

le membre supérieur

gauche ; sur la main, | épingle n’est pas perçu.

La piqüre l'est à peine dans les mêmes régions. On ne saurait dire exactement ce qu'il en est pour car l'intelligence du malade est

la sensibilité du

tronc et du membre inférieur gauche, manifestement diminuée et cette exploration est difficile.

La cornée est insensible à gauche, on peut promener facilement un

bout de papier sur toute la surface de l'œil sans gène pour le malade. Il ne paraît pas y avoir de rétrécissement du champ visuel. Pas de diminution de fouie.

Pas de perte de l’odorat. |

Diminution du sens musculaire dans le bras gauche ; le malade ne sait pas trouver le bout de son nez avec l'index gauche, les yeux étant fermés. Sous ses couvertures il cherche quelque temps sa main droite avec la gauche.

L'intelligence est fort médiocre, au moment de l’examen tout au moins : les réponses sont hésitantes, il faut les solliciter par plusieurs questions ; le sommeil est bon, pas de cauchemars, pas d’agitation, pas de rêves effrayants, quelques rêves professionnels.

Ce qui frappe particulièrement c’est l’émotivité du malade ; l'examen paraît l’augmenter encore, et pendant qu’on explore la sensibilité du

- bras gauche, il se met tout à coup à pleurer comme un enfant.

Rien à noter du côté du cœur, des poumons.

Le malade signale seulement, dans son état général, la diminution de l'appétit, l’'amaigrissement, la faiblesse, l'incapacité de travail et le découragement.

Le diagnostic d’hystérie s’imposait, et on crut tout d’abord a des accidents d’alcoolisme : cependant le malade ne présentait, ni tremblement, ni sensation de brûlure avec orteils, ni sueurs, ni cauchemars, ni accidents gastro-intestinaux.

En l'interrogeant de nouveau sur son métier, on apprit que, dans

le

l'atelier de cordonnerie, il se servait de sulfure de carbone ed plongeait dans ce liquide des bandelettes de caoutchouc qui servaicut ensuite à coller ensemble deux pièces de cuir.

Mis sur cette piste, le malade nous raconta, toujours pleurant, que sa santé S’élait altérée depuis plus de deux ans et qu'à plusieurs reprises il avait dû cesser son travail ; tous ses camarades avaient refusé de manipuler le sulfure, et cette circonstance l'avait fait rester dans l'emploi.

Dès lors, le diagnostic n'était plus hésitant. On ne trouva rien d’intéressant ni dans ses antécédents héréditaires ni dans ses antécédents personnels. Il semble cependant probable que le malade n’est pas un buveur ; sa conduite est régulière, il a une nombreuse famille et s’en préoccupe.

Dans le traitement on s’appliqua à profiter de la vive émotion que lui avait causée l'examen prolongé et la curiosité peut-être un peu indiscrète des assistants.

Aussi, m'adressant à ces derniers, je déclarai tranquillement mais avec une conviction voulue, qu'avant deux jours le travail pourrait être repris, et que j'en ferais la preuve immédiate dans l'atelier de chaussures de l'hôpital. Cette affirmation frappa beaucoup le malade et ses voisins de salle.

Pour donner une forme tangible à mon traitement, je fis enrouler en spirale autour du bras gauche une bande de toile sur laquelle on avait cousu une douzaine de plaques de zinc du diamètre d’une pièce de cinq francs. Le tout plongé dans de l’eau acidulée avec du vinaigre aromatique. Ç

Dès le lendemain le malade était amélioré et voulait ailer à l'atelier de cordonnerie, Je m'y opposai. Une heure dans la matinée et une heure dans l'après-midi on fit une nouvelle application métallique.

Le deuxième jour du traitement l'épreuve est faite etle malade constate avec une joie puérile qu'il à pu enfiler une aiguille, ce qui lui était

impossible auparavant.

= Sans m'adresser à lui directement, je dis d’un ton assuré, aux élèves : c’est maintenant l'affaire de quelques jours ; et je passai à un au-

tre lit pour augmenter, par mon optimisme, la confiance de notre malade. MARTEL (

STRESS

‘Après 45 jours de traitement, le malade est sorti de Phôpital ayant récupéré la force musculaire normale dans le bras gauche. La sensibilité est toujours diminuée et le facies a conservé son aspect niais. Mais il est incontestable qu'il est maintenant capable de faire avec sa main gauche tout ce qu'il faisait avant d'être malade ; il aide aux travaux de la salle, le matin, et, l'après-midi, il va à l'atelier des cordonmiers.

Opservarion XX VI.

Ch. Acnarn. — Médecine moderne, 3 janvier 189%.

B... Léonie, âgée de 30 ans, entre le 2 août 1893, salle Pinel, n° 2, à la Salpêtrière.

Elle ne connaît point d’affections nerveuses dans sa famille. Elle-même a eu des convulsions étant enfant. Réglée à 11 ans, mariée à 16, elle a une petite fille ägée actuellement de 43 ans et bien portante. Deux ans plus tard elle a fait une fausse couche.

Il y a 4 ans, elle a eu la fièvre typhoïde à la suite de laquelle survient une première attaque : étant dans la rue, la malade sentit ses jambes lui manquer subitement et tomba, puis se releva aussitôt pour retomber et ainsi de suite, à 5 ou 6 reprises ; enfin elle tomba une dernière fois sans connaissance, poussant de grands cris et faisant de grands mouvements. Quand elle revint à elle, elle resta quelque temps sans reconnaître personne. Elle affirme s’être mordu la langue pendant l'attaque. -

Malgré la fatigue qui suivit, la malade put regagner à pied son logement. Cette première attaque avait coïncidé avec le. début de la période menstruelle. |

Depuis cette époque les attaques se sont fréquemment renouvelées à l’occasion de contrariétés ou de colères et particulièrement au moment des règles. Dans ces derniers temps elles apparaissaient régulièrement à l’approche de chaque menstruation. Une attaque est survenue pendant le trajet que fit la malade pour se rendre du Bureau central à la Salpétrière.

Il y a environ deux ans que la malade est entrée dans une fabrique de ballons en caoutchouc.

TITLE ne ee AG bout & 3 à à% mois elle a présenté umremblenent très mani- __feste, surtout au membre supérieur droit. Elle éprouva aussi de vio- PT EPS S+ lentes névralgies anisi qu'une tendance au sommeil, Puis survinrent “Lise 4 des douleurs dans les genoux avec de la faiblesse dans les jambes, ren- FÉES dant les mouvements malaisés. La malade ressentit aussi des douleurs dans les mollets : : la marche devint difficile. Enfin 3 semaines avant | l'entrée de la malade à la Salpêtrière, ses bras devinrent faibles et ses lacs mains ne tenaient plus bien les objets nécessaires à son travail.

RS Elle raconte que, dans l'atelier où elle travaille, 3 femmes ont dû entrer dans des maisons d’aliénés pour des troubles mentaux qui ont guéri; deux autres femmes ont été paralysées des mains et n’ont pas ee guéri depuis 3 ans.

Examen de la malade à son entrée à l'hôpital : à

; La marche est difficile, saccadée ; les pieds traînent sur le sol, les LES jambes sont assez écartées ; le tronc Slt des mouvements de balan-

cement à chaque re des pieds ; il y a un peu de titubation. Sete . Quand on examine la malade au lit, on constate que la force mm uscu- + CR est diminuée dans les deux membres inférieurs ; les pieds peu- : vent être soulevés assez haut au-dessus du plan du lit, mais la résis- | tance aux mouvements communiqués est certainement amoindrie. [n'y apasd atrophie bien marquée des muscles. Les réflexes rotuliens sont sk normaux. Pa d’incoordination motrice. La malade ressent des douleurs en 16 » continuelles dans les genoux dont les mouvements s’accompat de a raquements artic ulaires. La pression des muscles du mollet ï n antérieure de Ja cuisse provoque des douleurs spontané- À mt rampes surviennent toutes les nuits dans les muscles des mollets ; elles disparaissent en partie lorsque la malade met ses jam-

: nee

useulair », surtout à droite. sans rer notable. Les Mouvement

os nes Les mains, dans attitude babi-

s hors des draps. Enfin le trajet des nerfs sciatiques est le siège de | points douloureux à la pression surtout au niveau du ph fessier et du

HT

reux : le malade arrive néanmoins à fléchir presque complètement les doigts : mais le mouvement se fait sans force et il arrive souvent que les mains laissent tomber les objets qu’elles tiennent. La flexion provoquée des doigts détermine des douleurs au niveau des articulations phalangiennes. L'extension quoique difficile peut aussi s'exécuter comme la flexion, et avec les mêmes douleurs.

Les membres supérieurs sont le siège de douleurs spontanées, survenant par crises surtout nocturnes ; elles sont aiguës, vives et rapides: la malade les compare à des piqûres d’épingle ; elles ont pour point de départ le pli du coude et s'étendent dans lavant-bras jusqu’à l'extrémité des doigts ; elles sont surtout intenses le long du trajet du médian. I y a de plus des fourmillements très accusés dans les doigts du côté gauche. La pression des masses musculaires est douloureuse à droite au niveau du biceps et du brachial antérieur.

A droite le trajet du nerf médian est douloureux à la pression depuis le poignet jusqu’à un ou deux centimètres au-dessus du pli du coude ; le cubital est douloureux également à son passage dans la gouttière olécranienne. À gauche le médian est douloureux dans tont son trajet, surtout au poignet et au pli du coude,

La sensibilité au contact et à la température est conservée. Il y a de . l’analgésie à la piqûre dans une grande étendue du membre supérieur droit et aux extrémités des doigts du côté gauche. Ces troubles de la sensibilité n'existent, dit la malade, que depuis qu’elle travaille à la fabrique de ballons.

Les membres supérieurs, surtout le droit, présentent une légère incoordination motrice, que l’on met en évidence en enjoignant à la malade de porter un doigt sur son nez, les yeux fermés.

Ces membres supérieurs sont aussi le siège d’un tremblement menu et rapide, surtout visible aux doigts. !

Il est plus marqué le matin, et s’exagère à la moindre émotion.

Pas de troubles de l'intelligence ni de la parole.

La vue n’a pas baissé, mais la malade dit avoir quelquefois un brouillard devant les yeux, les reflexes pupillaires existent, mais le réflexe lumineux paraît un peu lent. Pas de troubles de l’ouïe à part des bourdonnements d'oreille. Pas de troubles du goût ni de l’odorat,.

ER

I existe plusieurs points hystérogènes : points ovariens et mammaires, clou hystérique au vertex et sur les côtés du front. [y a aussi de la rachialgie surtout à la région dorsale supérieure.

La malade est sujette à des cauchemars qui la réveillent presque toutes les nuits et lui font pousser des cris. Elle a des visions d’animaux : singes, rats courant sur son lit. Elle a depuis deux ans environ des vomissements très douloureux, survenant le matin à jeun et qu'elle attribue à l'odeur de sulfure de carbone. [ls ne se sont pas produits pendant la première partie du séjour de la malade à l'hôpital : mais ils sont revenus vers le 15 novembre,

Pendant son séjour à la Salpêtrière, la malade a eu des attaques d'hystérie convulsive, le 10 août, le 26 août, le 26 septembre et le 2% octobre ; sauf la première ces attaques sont survenues pendant les - règles. En novembre la période menstruelle s’est terminée le 26 sans attaque.

Le 30 novembre on constate que l’état de la malade s’est notablement amélioré. Les douleurs ont disparu a peu près complètement ; il subsiste une légère douleur au creux poplité du côté droit. La sensibilité est redevenue normale. La marche se fait bien, sans titubation, sans que les pieds traînent sur le sol. La jambe droite est seulement un peu plus faible et le genou plie un peu de ce coté pendant la marche.

La force dynamométrique des mains a notablement augmenté :

Examen du 2 octobre : Examen du 30 novembre : Main droite : 10-10-8 25-28-28.

Main gauche : 13-14-15. 24-27-22.

Sortie le 1 décembre.

Nous avons voulu aussi apporter notre pierre à l'édifice et pour terminer ce travail nous publierons une observation tout à fait inédite bien que déjà ancienne.

On trouvera peut-être que les accidents hystériques sont peu marqués, mais, nous insistons sur ce point : l'observation remonte à 4886, à cette époque la notion de l'hystérie toxique n’était pas encore connue et le fait que nous

ENVI L UN AUT est.

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