‹ Contribution À L'Étude De L'Hystérie ToxiqueChapitre 9 sur 15 · MARTEL · texte numérisé non relu

MARTEL

dus à l'hystérie traumatique. On verra dans l'avenir l'intoxication carbonée prendre un semblable rang.

Les observations XXV, XXVI et XXVIT prouveront Ta vérité de ce que nous avançons en montrant avec quelle facilité un esprit non prévenu pourrait être mis en défaut.

Ogservarion XIX (Résumée).

Gunox. — Thèse de Paris, 1889.

Le nommé K... Etienne, âgé de 36 ans, journalier, entre au mois de septembre 1888 à l'hôpital de la Pitié, salle Rostan, n° 36, service de M. Hutinel, suppléé par M. P. Marie.

Antécédents héréditaires. — Le malade ne donne à ce point de vue que des renseignements fort incertains et très incomplets. Sa mère est morte à l’âge de 60 ans, il ne peut dire de quelle maladie. Elle aurait été très nerveuse. Son père âgé de 65 ans vit encore et est bien portant.

Antécédents personnels. — À commencé à travailler à l’âge de 42 ans dans les jouets d'enfant mais a été obligé de quitter ce travail, lhumidité à laquelle il état exposé (découpage et montage des peaux de tambour) lui ayant occasionné des douleurs dans les genoux. Il travailla dans l’orfévrerie à la soudure des manches de couteau et n'eut Jamais aucun accident saturnin.

Jamais d'autre maladie, sauf une attaque de rhumatisme. Prétend n'avoir jamais fait d’excès de boisson.

Il y a sept mois le malade s’est mis à travailler dans une fabrique de sulfure de carbone à Saint-Denis. Quand ils nettoyaient les bacs ayant contenu le sulfure de carbône, les ouvriers se‘sentaient « pris aux parlies » qui sont commé « serrées dans un étau » et ils tombaient quelquefois sans connaissance. Au bout de trois mois de ce métier le malade a eu des cauchemars effrayants qui troublent son sommeil ou l’empêchent de s’endormir. À la même époque, légère faiblesse dans la jambe et le bras droit, mais il ne s’en inquiétait pas et il a fallu attirer son attention de ce côté. Ce qui l’a amené à l’hôpital c’est un essoufflement

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qui se produisait quand il avait marché vite où monté un escalier,

État actuel. — Homme maigre, assez faible, de petite taille.

Hémiparésie droite très nette. Les mouvements actifs sont conservés mais les membres résistent mal aux mouvements passifs. Côté gauche normal. Réflexes rotuliens conservés, un peu diminués à droite.

Hémianesthésie droite au contact, à la douleur, au chaud et au froid; incomplète, car il y a çà et là quelques plaques sensibles, surtout aux membres inférieurs. L’hémianesthésie est assez nettement limitée à la ligne médiane sur tout le COTpPS.

Abolition du sens musculaire à la jambe et au bras droit. Pas de signe de Romberg.

Diminution de l'ouie à droite et perte de l’odorat n même côté ainsi que rétrécissement du champ visuel.

Perte complète du réflexe pharyngien. Réflexe conjonctival conservé.

Il n'existe ni points hystérogènes, ni plaques hyperesthésiques. Jamais d’attaques de nerfs ni de perte de connaissance.

Le malade est très nerveux, très émotif.

Pas de boule ni de clou hystérique. Pas de troubles viscéraux.

Osservarion XX (Résumée). — (Loc. cit.)

Le nommé Pil... Paul, âgé de 63 ans, journalier, entre le 28 septembre 1888 à l'hopital de la Pitié, salle Rostan, n° 8, service de M. Hutinel suppléé par M. P. Marie.

Les antécédents héréditaires du malade n’offrent rien de particulier, on n°y trouve pas trace d’hérédité nerveuse. Ses antécédents personnels sont peu intéressants jusqu’au moment où il travaille ARE une fabrique de sulfure de carbone.

En 4872 le malade commença à travailler au sulfure de carbone, quinze mois durant, puis s’apercevant qu’il maigrissait il revient à son ancien métier de terrassier. Pendant plusieurs années il travailla alternativement à l’un ou l’autre de ces métiers et l’on peut compter qu’au total 1l est resté cinq ans dans la fabrication du sulfure de carbone.

Le lundi 2% septembre 4888, le malade était en train de nettoyer une

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