‹ Contribution À L'Étude De L'Hystérie ToxiqueChapitre 12 sur 15 · DRE · texte numérisé non relu

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amenant une petite quantité de liquide muqueuse possédant une forte odeur de sulfure de carbone.

La muqueuse des lèvres, de la bouche, de la langue et du pharynx présente des plaques d’un rouge vif, indices de brûlure superficielle. L'haleine de a malade, ses Yêtements, son lit même, ont sans pouvoir s’y méprendre l'odeur désagréable et caractéristique de sulfure de carbone. La malade se plaint d’une sensation de forte brûlure dans la bouche, la gorge, l’æsophage et l’estomac.

La respiration est rapide, accélérée.

Le pouls est irrégulier, intermittent, parfois très petit, parfois très fort, mais toujours très accéléré : 10% à 112 pulsations par minute. Les battements du cœur tumultueux présentent une arythmie très prononcée, on constate un bruit de souffle présystolique.

Céphalalgie très intense, crampes passagères dans les membres, bourdonnements dans les vreilles. Point de troubles fonctionnels des organes de la vue, de l’ouie et du toucher.

Le phénomène le plus remarquable est une excitation générale. La malade parle avec volubilité, l'intelligence n’est point troublée, l’association des idées est normale, mais cependant la malade s'arrête souvent, cherchant avec des signes d’impatience les mots qui ne viennent pas assez vite pour peindre ses idées.

28 novembre. — 9 heures du soir. — Persistance de l’odeur de sulfure de carbone dans les vomissements, l’haleine, les vêtements, le lit. Dans laprès-midi, la malade a eu une selle noire et fétide, et depuis ce moment, elle ressent dans l’intestin et à l’anus une sensation de brülure. Elle a uriné et l'urine que l’on à pas conservée, présentait, parait-il, une coloration rouge, comme teinte par du sang, elle possédait en outre l'odeur de sulfure de carbone.

De plus il s’est déclaré une métrorrhagie assez abondante : le sang en est épais ef noir, Au palper abdominal, on sent l’utérus assez volumineux et dur ; tout l’abdomen est sensible à la moindre pression et très douloureux.

A l'excitation de l'après-midi a succédé un abattement profond, la malade est triste, somnolente ; ne répond que difficilement et par monosyllabes aux questions qu'on lui pose. La mémoire est amoindrie. Les

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