‹ Contribution À L'Étude De L'Hystérie ToxiqueChapitre 13 sur 15 · FT CV · texte numérisé non relu

FT CV

esti

# % ; SC VLT TS :

— 8 — &< RARES 1 lèvres et les joues sont violacées, la respiration est faible; une sueur froide possédant P odeur de sulfure de carbone perle sur le frontetcou- ee

vre la poitrine.

Le thermomètre ne marque que 36° de température axillaire. Les membres supérieurs et inférieurs sont froids au toucher : ils sont le siège de crampes violentes et douloureuses, les articulations sont sen- + - sibles à la pression. Re ru RE Des troubles de sensibilité de la peau se sont déclarés : anesthésie du PT front, des joues, anesthésie incomplète des membres inférieurs, pas EX e. d’anesthésie des bras ; aux avant-bras, au contraire une hyperesthésie | à très marquée. La moindre pression exercée dans cette région avec la es pointe d'une épingle réveille le malade de sa torpeur et elle accuse alors | En une vive douleur. Gr A : à: F5 La céphalalgie est intense, les yeux fermés s'ouvrent avec difficulté et ne supportent point la lumière. De temps en temps les muscles res er piratoires se contractent convulsivement ; la respiration est lon +: difficile très laborieuse. A l’auscultation le murmure respiratoire #5 ‘ à «7 normal dans toute l’étendue des poumons. Le pouls est petit, faible, i-, ee = régulier. Le cœur présente une arythmie très marquée : quelquefois, en ses bruits très faibles s’éloignent, puis s'éteignent, pour revenir subi- 2 tement très forts, et passer ainsi par les mêmes alternatives. HLYRRS Le lendemain 29 novembre au matin, la malade.est tonjours dans Le état de faiblesse très grande. L'intelligence est plus nette que la LrSe au soir, mais la mémoire présente des lacunes. = Les troubles de la sensibilité ont en partie disparu, mais la ae + 3 gie persiste en même temps que l'odeur de l’haleine encore très se j- pe 2 ble. Affaiblissement très grand du système Dons particulièrement er.

ANSE UN Le des membres inférieurs. , PASSÉE SRE

e Respiration faible, mais régulière. Pouls petit, non accéléré. Son Dee présystolique très net ayant son maximum à droite vers la poi Sen. ag tendant faiblement dans les jugulaires. Température 36° 6. an normale dans toute l'étendue des f poumons. LE RE 5 Fe x Persistance de sueurs froides et de la métrorrhagie qui est

abondante. Persistance aussi de la sensation de brûlure El

ee

see

veau de lépigastre qui est très douloureux à la pression. Depuis quelques heures, bouffissure de la face qui est pâle et luisante.

Pas d'urine : sensation de douleur profonde, au niveau des reins exagérée par la pression.

On se fait présenter la bouteille contenant le liquide dont le malade avait absorbé une cuillerée. Elle est revètue d’une étiquette portant la Souscription imprimée de la maison. qui l’avait fournie et la mention manuscrite « huile de foie de morue ». Elle est presque remplie d’un liquide limpide coloré en brun, doué d’une odeur caractéristique, volatile, plus dense que l’eau à laquelle il ne se mélange pas, s’enflammant à une petite distance, d’un corps en ignition. On reconnait le sulfure de carbone, coloré par une matière étrangère en dissolution qui lui donne la couleur de l’huile de foie de morue brune.

30 novembre. — Même état de faiblesse générale. Même sensation de brûlure le long du tube digestif. Pas d’urine : la douleur au niveau des reins à augmenté d'intensité, Température 36°. Persistance de la métrorrhagie. [nsomnie.

17 décembre. — Le matin il y a eu émission d’une petite quantité d'urine (150 gr. environ) très louche et Jaissant un dépôt abondant. Ce dépôt examiné au microscope se montre constitué par de grandes cellules d’épithélium pavimenteux à protoplasma granuleux, des globules sanguins libres et principalement des cylindres fournis par la desquamation des tubes du rein. Quelques-uns de ces cylindres contiennent des globules rouges du sang. L’urine décantée donne par la chaleur un abondant précipité d’albumine.

Même état général. Les reins sont le siège de douleurs vives. Métrorrhagie toujours abondante. Sueurs profuses.

2 décembre. — Même état. L’urine un peu plus abondante que la veille (200 gr.) est toujours très louche.

Les jours suivants la quantité d'urine va en augmentant, elle dépose toujours beaucoup et est fortement albumineuse. Température 360.

9. — Amélioration légère. La malade a pu dormir 4 heures. Moins de mucus et d’albumine dans l’urine dont la quantité en 2% heures ne dépasse pas 400 grammes.

Page 1