Tympanite, Douleurs dans l'abdomen
17. — Des vomissements qui seront très tenaces commencent à pa- TH de raitre à intervalles éloignés, tous les deux ou trois jours. Ils se compo- té. % Ly sent pour le moment d'aliments rendus aussitôt après le repas. |
2%. — La malade se plaint d’une douleur vive dans le côté gauche. à Toux sèche peu fréquente. A l’auscultation on constate l'existence d'un é AS épanchement pleurétique à la base gauche ; la respiration est normale sde dans tout le reste de la poitrine. | es 31. — L'épanchement disparait progressivement. La malade se sent mieux et peut rester quatre, heures assise dans un fauteuil. HS PNTE 10 janvier 1887. — Les vomissements alimentaires se changent en vomissements de sang, ayant pour caractère de se présenter tous les deux jours d'une se presque mathématique. Ils dureront jusqu ‘au commencement de mars avec quelques rémissions de plusieurs jours. 2" 1er février. — Battements de cœur. Faiblesse générale avec tendance EN à la syncope. | ‘ele D SENTE Fa È 241. — Etat général DÉSOL Les lèvres et les geñcives ont repris PER,
leur couleur normale. Diminution des battements de CŒRE ET: il mel sn 99 mars. — Les battements de cœur reparaissent assez violents pour sa empêcher complètement la marche. Eve "4 ! Mai. — Première apparition des règles depuis ne la à mérorthae
s’est arrêtée. (paye ui Re ÿ 14 août. — Apparition nouvelle ARR Le hé urines. dura L PA AL | (FRE cinq jours. Etat général mauvais. Petitesse du pouls. Trembleme at as
sez marqué des mains et des muscles de la face. ner d L pd 15. — Syncope ayant duré une heure. ee AN COTE CE k 96 septembre. — Pouls faible, intermittent, pe line T
blement toujours accentué des mains. Pendant ce mo malade a eu quatre syncopes à quelques jours d'interv pes durent d'une EE honte: à une heure:
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Deuxième apparition des règles. Sang pâle et peu abondant.
3 octobre. — Pouls toujours excessivement faible. Urines troubles non albumineuses. Température 36,3.
Les troubles de la sensibilité qui avaient disparu pendant cette lonque période reparaissent à nouveau avec une forme hémiplégique. Le côté gauche du corps est insensible sauf quelques plaques disséminées, ça et là qui ont conservé leur sensibilité. Anesthésie du pharynx. Tremblement des membres supérieurs. Tendance habituelle à la syncope.
31. — Tremblement très accentué des mains. Affaiblissement progressif du cœur.
Cet état anesthésique se maintient quelques jours, pendant lesquels la malade qui est obligée de garder le lit a de continuelles menaces de syncope. La température reste au-dessous de la normale entre 36 et 36,5, puis les battements du cœur prennent progressivement de l’énergie.
Les phénomènes vont en s’amendant peu à peu et la malade recouvre progressivement l'intégrité de ses fonctions ; sauf cependant pour la menstruation, car la troisième apparition des règles ne se produit qu’en mars 1888, c’est-à-dire six mois après la deuxième apparition.
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Théorie allemande.
Pendant que l’hystérie toxique s’affirmait en France : longue est la liste des ouvrages publiés en ce sens ; les allemands après avoir suivi la même marche dans l'étude de l’intoxication sulfo-carbonée, préféraient ensuite suivre une autre direction.
D'ailleurs l'impulsion leur vint encore des français. En 1885, Berbez publie un cas d’intoxicalion par le sulfure de carbone et arrive à conclure qu'on se trouve en présence d’un pseudo-tabes. Rendu à son tour veut voir les accidents nerveux causés directement par l’intoxication, tout en reconnaissant que le fait est très rare.
Bloch devient plus affirmatif et nous résumerons rapidement ce qui a été dit par lui à la Société de médecine internationale de Berlin.
« Le malade que je vous présente est âgé de 34 ans. Depuis plus de deux ans il est employé dans une fabrique de caoutchouc où il travaille à la vulcanisation des instruments. Pour cela il les plonge dans une solution de sulfure de carbone qui émet d’abondantes vapeurs.
Depuis cinq mois cet ouvrier se plaint de renvois aeides et de vomissements, de vertiges et d’affaiblissement de la mémoire avec embarras de la parole et insomnie. Ces symptômes vont en augmentant et de plus le malade a beaucoup maigri ; il est polydipsique et polyurique, il a des tremblements des mains et la vue trouble.
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On constate en outre chez lui une diminution de l’énergie de la réaction pupillaire, un peu de rétrécissement du champ visuel et une déviation peu prononcée de la moilié droite de la face. A l'ophthalmoscope on ne constate rien d'anormal. La force musculaire a diminué surtout du côté droit. La démarche est trainante, les jambes sont écartées. Aux mains et aux avant-bras il existe de l’anesthésie et de l'hyperesthésie ; il en est de même aux jambes. Les modifications de la sensibilité ne dépassent ni l'articulation du coude ni celle du genou : elles cessent brusquement.
D'après Charcot, et Marie, ces dernières altérations seraient sous la dépendance de l’hystérie ; d’autres auteurs prétendent qu’elles sont liées à des lésions du système nerveux.
Chez mon malade, je crois qu’il y a d’une part des phénomènes névritiques (faiblesse musculaire, douleurs sur le trajet des nerfs périphériques, amaigrissement) et, d’autre part, des phénomènes hystériques (troubles de la sen-: sibilité) ».
Dans la même séance Leyden approuve cette manière de voir et déclare que la plupart des parésies consécutives a des intoxications doivent être rangées dans le groupe des névrites périphériques.
Quand nous aurons cité un cas de Hadden publié dans The Lancet en 1886, nous espérons avoir revu dans cette monographie tout ce qui a été dit sur lhysiérie toxique dans l’intoxication sulfo-carbonée.