‹ Contribution À L'Étude De L'Hystérie ToxiqueChapitre 7 sur 15 · CE | LE · texte numérisé non relu

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Parfois vomissements alimentaires ou porracés. La sensibilité fut longue à revenir et au bout d’un mois, quand le malade quitta l'hôpital, la guérison n’était pas encore complète.

OgservarroN VI (résumée). — (Loc. cit.)

X..., ouvrier en caoutchouc entré à l’Hôtel-Dieu le 9 décembre 1866 présente les symptômes suivants : ,

Il est pale et amaigri. Les idées sont vagues, la mémoire en partie abolie. Son caractère est devenu mobile, violent et emporté.

Il était sujet à une céphalalgie frontale très intense, surtout le soir, accompagnée de bourdonnements d'oreille.

Les membres sont diminués de volume, la main droite présente comme un commencement d’atrophie musculaire. Contractilité musculaire parfaitement conservée.

Les paupières étaient agitées de mouvements convulsifs et rapides. La cornée présentait un degré d’anesthésie marqué : complètement insensible au contact d’une tête d’épingle ou les barbes d’une plume. Ténesme vésical. \

Guérison complète au bout d’un mois.

Ogservarions extraites de la thèse de Marcue (1876).

L'observation [ nous montre un homme vigoureux atteint d’intoxication aiguë par le sulfure de carbone : il n’avait en effet travaillé que sept Jours à la vulcanisation du caoutchouc. Les accidents débutèrent comme nous l’avons vu dans toutes les observations. Chez ce malade on note une Céphalalgie occupant seulement le côté droit, mais la sensibilité est restée normale ; faiblesse générale surtout marquée aux membres-inférieurs. Les accidents gastriques dominent et le malade guérit au bout d’un mois sans autres complications. |

Dans l’observation Il nous voyons un homme qui travaille depuis 48 ou 20 ans dans le sulfure de carbone et qui n’a ressenti d'accidents qu'après 17 ans. Son sommeil est presque complètement aboli et quand il s'endort il est en proie à des cauchemars effrayants. La sensibilité est

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très obtuse sur la face dorsale des mains avec prépondérance à droite. Les avant-bras et les bras sont moins atteints : sensibilité au froid plutôt exagérée, Points hyperesthésiques au-dessous des seins : en même temps le malade à la sensation d'un cercle de fer qui lui comprimerait le crâne. Amnésie et ralentissement dans la perception des idées.

Le malade guérit et reste un an sans toucher au sulfure de carbone. Il reprend son ancien métier et les accidents apparaissent de nouveau. Hémiplégie à gauche. Clous histériques aux deux tempes. Pas d'analgésie mais des crampes très douloureuses dans les mollets. Marche impossible, Le malade à été traité par le phosphore et à guéri mais d’une façon relative car la marche est toujours restée difficile.

Un autre homme qui fait le sujet de l'observation {Il éprouve d’abord une faiblesse générale puis une insensibilité complète des deux membres inférieurs. [ lui fallait se piquer jusqu'au sang pour éprouver de R douleur. Crampes et douleurs assez vives dans les muscles de la face et dans les mollets avec contracture se montrant à mesure que la sen- Sibilité revenait, A la face externe de la face gauche existe une zone d'insensibilité complète. Le traitement par l’huile phosphorée est appliqué et au bout d'un mois le malade sort sans amélioration bien notable.

Ces accidents se retrouvent en partie dans l'observation IV. Une première fois le malade est atteint de céphalalgie violente, de vertiges portés jusqu'à la perte complète de connaissance, &à mémoire s'altère et diminue pendant que son caractère devient irritable et violent. Cauchemars tristes. Pas d’hyperesthésie sauf pour le froid : sensation de fourmillements aux pieds et aux mains : pas d'anesthésie. La seconde série d'accidents reproduit en partie les Symptômes précédents auxquels viennent s'ajouter une faiblesse générale et de la contracture assez prononcée des membres inférieurs, moins fortement marquée aux mains. Palpitations cardiaques. Soumis au traitement par le phosphore le malade quitta l'hôpital sans être guéri de ses accidents nerveux.

Pendant un troisième séjour à l'hôpital le malade est en proie aux mêmes accidents qui n’ont fait qu'augmenter et il présente en plus un tremblement considérable dans les membres inférieurs. Sommeil agite, délire tranquille se traduisant par une abondance de paroles qui sont

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toujours l'expression de pensées érotiques. La sensibilité à l'action du froid est encore augmentée.

Observation VI. Le sujet est un jeune homme de 19 ans. Chez lui les accidents ont débuté par une céphalalgie constrictive qui commence par la partie postérieure du crâne. Fourmillement dans les extrémités inférieures, contractions partielles et spasmodiques dans les quatre membres. Tremblement des membres et de la langue. Grande loquacité.

Un autre malade travaillait seulement depuis 46 mois à la vulcanisation du caoutchouc ; à son entrée à l'hôpital il présente une sorte de paralysie des extenseurs de la main droite, de l’anesthésie complète dans tout l’avant-bras et la main du même côté : de même pour la jambe droite qui est complètement insensible aux contacts et aux pincements, jamais de crampes : céphalalgie fixe en forme de barre sur le front. Mémoire très affaiblie.

La jeune fille de l’observation VII est ägée de 15 ans et travaillait depuis un an à la vulcanisation du caoutchouc. Au bout de ce temps la malade voit son caractère changer et devenir morose. L’avant-bras gauche et la main sont complètement insensibles au contact d’un corps chaud ou froid, au pincement et à la piqûre la moitié du bras est également insensible ; il en est de même de l’avant-bras, les doigts seuls sont susceptibles de sensibilité. Les mouvements sont possibles mais lents. En faisant exécuter les mouvements de flexion et d'extension on constate que les fléchisseurs du côté gauche sont plus affectés que les extenseurs.

Osservariox XIV (Résumée).

N. E. Boxxer. — Thèse de Paris, 1885.

Jules G... 28 ans, souffleur en ballons de caoutchouc entre à lhôpital Necker le 27 août 1874.

Cet homme est employé depuis le mois de janvier à vulcaniser des ballons de caoutchouc.

Le premier symptôme observé par le malade a été de la céphalalgie frontale et occipitale à exacerbations nocturnes. Quand les maux de tête étaient par trop violents il y avait des troubles de la vue.

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Il a commencé à s’affaiblir notablement il y a 3 mois : marche impossible, station debout pénible et fatigue rapide.

A son entrée le malade a la marche très difficile, pas de tremblement ni de contracture, quelquefois de légères crampes dans les jambes. Aux membres supérieurs mêmes symptômes : la main droite peut à peine lever et serrer les objets un peu lourds, fréquemment, fourmillements, picotements, engourdissement. Ces symptèmes sont surtout prononcés au bras droit. La sensibilité est émoussée et il ne perçoit Pécartement des pointes de l’esthésiomètre qu'avec 8 centimètres à gauche et 9 à droite. Sensibilité tactile assez bien conservée. Sensibilité réflexe restée intacte. Pas de troubles de la mémoire ni de l'intelligence : le caractère devenait seulement impatient et irascible.

Le malade fut traité par les préparations de fer et de quinquina auxquelles on joignit bientôt les douches froides. Il sort à peu près guéri, conservant un peu de faiblesse à droite surtout et quelques crampes.

Ogservarion XV (Résumée). — (Loc. cit.)

Edouard S... 48 ans, caoutchoutier, entre le 17 juillet 1880 à lhàpital Tenon.

Employé depuis un an à la vulcanisation et au soufllage du caoutchouc. Depuis ce temps il a éprouvé des maux de tête qui le prennent à son entrée dans la fabrique, puis des vertiges, de l’affaiblissement des jambes, et quelquefois du délire léger « comme un homme ivre ».

A son entrée le malade présente du vertige dans la marche ; au repos il sent de l’engourdissement et des fourmillements dans tout le côté droit. Bourdonnements d'oreille fréquents. Cauchemars presque toutes les nuits. Pas de tremblement des lèvres, de la langue, ni des mains.

Dans tout le côté droit du cœur la force musculaire est affaiblie. De ce côté la main peut à peine serrer. La sensibilité à la température, à la douleur et au contact est extrêmement affaiblie dans la jambe et le bras droits. On peut traverser la peau du malade avec une épingle et c'est à peine s’il accuse une légère piqûre. La sensibilité du thorax et de l’abdomen est intacte, ainsi que celle des muqueuses nasale et con-

jonctivale. Le malade éprouve souvent des secousses dans les muscles

de la face. Vomissements pituitaires.

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On le traite par les préparations de quinquina et les douches. En même temps on lui applique l’aimant du côté gauche.

En 9 à 10 jours le malade est considérablement amélioré, mais le retour de la sensibilité a fait moins de progrès que celui de la force musculaire.

Osservarion XVI (Résumée). — (Loc. cit.)

Marie S..., 51 ans, entrée à l'hôpital Necker le 2 mai 1874 est ouvrière en caoutchouc depuis onze ans. Elle n’avait éprouvé aucun accident jusqu’au jour où elle s’est mise à préparer la pâte destinée à être étalée sur les manteaux de caoutchouc (mélange de caoutcliouc, de benzine et de sulfure de carbone). Elle a alors commencé à s’affaiblir. Une affection pulmonaire intercurrente vint encore la débiliter et quand elle se présente on remarque qu’elle se tient difficilement sur ses jambes ; sa jambe droite surtout est très faible. Elle serre à peine ses deux mains. Céphalalgie continue et lancinante, surtout pendant la nuit ; vertiges et étourdissements fréquents : il y a cinq Jours elle a fait une chute pendant laquelle elle a perdu complètement connaissance. Bourdonnements d'oreilles et éblouissements.

Mais le symptôme le plus intéressant est une anesthésie fort étendue et assez prononcée, surtout au contact et à la douleur ; mouvements réflexes plutôt exagérés. Impossibilité de marcher : pseudo-paraplégie.

Les dernières règles sont venues il y a neuf mois avec une métrorrhagie, depuis plus de menstruation, pas de leucorrhée.

Relativement aux symptômes du début, la malade raconte qu’à plusieurs reprises, à la suite de sa Journée de travail, elle était prise

* d’excitation cérébrale, de maux de tête violents, de bourdonnements

d'oreilles et d’éblouissements. Elle était alors très impressionnable. Elle chancelait comme une femme ivre, et avait d’autant plus de peine à marcher qu’elle s’apercevait d’un certain degré d’anesthésie plantaire.

Trarremenr. — Tisane amère, vin de quinquina, bains alcalins. Au bout de quelques jours la céphalalgie à disparu, il ne reste qu'une

certaine lourdeur de tête et des troubles persistants de la vision, qui MARTEL 4

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