‹ Contribution à l'étude de l'ictère dans les leucémiesChapitre 24 sur 37 · ET ES · texte numérisé non relu

ET ES

figures d’érythrophagie et de macrophagie hémolytiques au niveau de la rate) sont souvent venus confirmer l’origine hémolytique de l’ictère. La recherche de ces signes n’a pas toujours été faite; et certains auteurs, en l’absence de renseignements suffisamment complets, ont dû rejeter l’hyperhémolyse, parce qu’elle ne leur paraissait pas une explication pathogénique suffisante, principalement en cas d’ictère intense à type rétentionnel.

Pourtant, même pour ces formes ictériques, peut-être ne doit-on pas écarter l’origine hémolytique, puisque l’on a signalé le cas de lithiase pigmentaire au cours d’un ictère hémolytique (Professeur CARNOT) ; le cas semblable de poussée d’ictère par rétention au cours d’une splénomégalie hémolytique a été rapporté par MM. PAUCHAT et BÉCART, un ictère hépatique accompagnant des poussées de lithiase bilirubinique a pu venir se greffer sur un ictère hémolytique (MM. DuPUY et ENGEL). L’interprétation et l'extension de tels faits aux formes ictériques de leucémies rendent compréhensibles les ÉRISQU Es d’ictère du type rétentionnel de mécanisme incertain.

Si nous faisons dès maintenant le point de cette étude pathogénique de l’ictère au cours des leucémies, nous constatons que les auteurs ont le plus souvent conclu à son origine hémolytique; néanmoins la compression des voies biliaires par des ganglions du hile du foie a été parfois invoquée; un processus d’hépatite surajouté à une surcharge hémolytique des cellules hépatiques est aussi incriminé.

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