TRAITEMENT
Le traitement des hépato-néphrites post-abortum a grandement bénéficié des progrès de nos connaissances chimiques qui ont permis d'appliquer une thérapeutique physiologique rationnelle.
La thérapeutique anti-infectieuse elle-même devra
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naturellement être, aussitôt le diagnostic fait, mise en œuvre. Le sérum antiperfringens sera utilisé à hautes doses (80 à 100 cmc. prodie) en injections intra-musculaires, ou même intra-veineuses.
On sait, d’ailleurs, l’irrégularité d'action de ce sérum. Dans les septicémies, elle paraît très limitée.
La transfusion du sang est également indiquée par l’anémie marquée et le syndrome infectieux. Elle nous a paru, comme à la plupart des auteurs, un adjuvant utile.
Etant donné l’état rénal de ces malades, il faudra ne pratiquer, au début, que des transfusions peu importantes, 60 à 100 cmc. Ultérieurement, on pourra en augmenter l’importanes (200 à 300 cmc.).
Il faudra surtout en se basant sur les résultats des examens de sang et des urines, agir sur l’acidose ‘et l’hypo-chlorémie qu’ils ont pu révéler.
« L’acidose » joue, en effet, un rôle pathogène important. Conséquence elle-même de la toxi-infection rénale qui a troublé la fonction ammoniogénétique reinale ; elle va, à son tour, accentuer les désordres viscéraux, rénaux en particulier. Aussi, les malades, doivent-ils être fortement alcalinisés. S’il n’y a pas ou peu de vomissements, la voie buccale est, évidemment, la meilleure. Elle permet l'absorption rapide de doses élevées de bicarbonate de soude (15 à 25 gr.). Sinon, on utilisera la voie rectale.
L’injection intra-veineuse est également très utile (solution à 30 p. 1.000). ù
L’hypochlorémie résulte le plus souvent des vomis-
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