‹ Contribution à l'Étude de l'Ictère Post-AbortumChapitre 12 sur 16 · PARLE · texte numérisé non relu

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récente de Rathery, Derod). Quant aux sels de quinine, si fréquemment utilisés, nous n’avons pas trouvé un seul exemple d’hépato-néphrite provoquées par leur seul emploi.

Souvent, ailleurs, il est impossible de faire préciser à la patiente, la nature de la drogue absorbée. Dans un cas de Brulé et Lenègre, où il y eut hépato-néphrite grave avec azotémie à 6 gr. 50 et lente guérison, il fut impossible de savoir quel était le toxique ; peut-être était-ce l’armoise ?

Même incertitude chez la malade de Duvoir-Laudet- Roller et Jean Bernard.

Dans un certain nombre d’observations, il y a discordance entre le taux fort élevé de l’urée du sang 6 gr., 8 gr. et la conservation relative ou absolue de la diurèse avec azotémie sensiblement normale.

Parfois même, il n’y a ni albuminurie, ni cylindrurie. En présence de tels faits, quelques auteurs et notamment MM. Duvoir, Ludet, Poller et Jean Bernard se sont demandés si la participation de l’élément « néphrite » était aussi grande qu’on le croyait et si dans la génèse de ces grandes azotémies il ne fallait pas faire jouer un grand rôle au dysfonctionnement hépatique.

Il est à remarquer d’ailleurs que, si la malade survit à son hépato-néphrite, le pronostic fonctionnel rénal est infiniment meileur qu’on ne pourrait le croire. La constante d’Ambard, l’épreuve de la phénol-sulfonephtaléine montrent des chiffres normaux.

Mais, il est extrêmement fréquent que plusieurs causes soient intriquées : la malade a absorbé une ou plu-

rap ess

sieurs drogues, qui se sont montrées inefficaces. Elle s’est alors livrée à des manœuvres intra-utérines. Quelle est, dans ce cas, la nature de l’hépato-néphrite? toxique ou infectieuse ?

Dans une observation de Lœderich, Jean Berger, Mamou, Beauchesne, il y eut absorption de plusieurs toxiques, puis manœuvres intra-utérine. Il y eut hépatonéphrite grave, anurie, anémie intense. Tout en pensant à une septicémie, on n’en put faire Ja preuve.

Sous l'influence des transfusions massives, d’une décapsulation du rein, de la rechloruration, la malade guérit.

Parfois, il est hors de doute que l’hépato-néphrite succède à une infection à point de départ utérin, maï5, soit que la phase septicémique ait été fugace, ou pour tout autre raison, il est impossible de faire la preuve de cette infection et, au bout de quelques jours, c’est un aspect de néphrite aiguë rappelant les. néphrites toxiques qui est réalisé.

C’est dire combien le diagnostic peut être difficile. Nous en donnons pour exemple le cas que nous avons rapporté précédemment.

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