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HEPATO-NEPHRITES INFECTIEUSES
. Elles ressortent surtout à la septicémie à bacille perfringens. Depuis l'observation initiale de Widal, Abrami, Léon Kindberg en 1911, les relations se sont multipliées. La thèse d’Adrien Weill (Paris 1932) en réunit un grand nombre.
Elles succèdent à des manœuvres intra-utérines en l'introduction de sondes ou de laminaires ou de l’injection intra-utérine de substances quelconques : eau savonneuse, solution d’acétate de plomb (Jeannin et Weil).
A noter que, très fréquemment, la femme a en même temps absorbé per os un produit réputé abortif (de la quinine généralement). : ;
Parfois, ces manœuvres n’ont point abouti et l’avortement ne s’est pas produit. Plus souvent, l’hépatonéphrite complique une banale rétention placentaire, survenant tantôt chez une femme que l’on se dispose à curetter, tantôt chez une femme que l’on vient de curetter, Parfois, enfin l’expulsion avait été complète et l’utérus vide quand éclatent les accidents.
Leur date d'apparition ne semble d’ailleurs pas cons-tante : un ou deux jours après l’avortement, parfois, au contraire, une ou deux heures après l'introduction de la sonde.
Le polymorphisme de ces hépato-néphrites à perfringens est extrême. On peut décrire avec Adrien Weill, la forme subaiguë, ictéro-néphritique qui paraît assez commune.
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Le début en est toujours marqué par un état « septicémique », d'instalation en général brutale : vomissements, frissons, douleurs musculaires, élévation thermique à 40°. Rapidement, souvent dès le lendemain, « l’ictère » apparaît. C’est le signe important, qui frappe par son intensité, par son aspect.
Parfois, c’est un ictère flamboyant, grenade mûre qui fait penser à une spirochétose ictéro-hémorragique.
Dans d’autres cas, c’est un ictère rouge brun, rouge cuivre, ou bien encore verdâtre, violacé. C’est qu’en effet, une cyanose plus ou moins manifeste accompagne fréquemment l’ictère et contribue à réaliser les teintes extraordinaires décrites par certains auteurs.
A noter que parfois l’ictère est peu manifeste, ou même absent au niveau des extrémités des membres.
L'état général est grave : l'hyperthermie est aux environs de 40°-41°. La cyanose, la polypnée sont presque constantes. Le pouls est rapide mais parfois dissocié. Souvent, il existe de la prostration, de l'agitation. Les signes méningés sont rarement signalés, sauf dans l’observation de Widal (il y avait d’ailleurs du bacillus perfringens dans le liquide céphalo-rachidien).
L'examen clinique des malades montre peu de symptômes. Le foie est un peu tuméfié et sensible. La rate est normale.
Tel est, au premier abord, l’aspect de ces sujets.
Mais il est possible que le début soit beaucoup moins dramatique et que pendant 36 à 48 heures, un subictère léger avec température à 38° et euphorie parfaite n'éveille que peu d’appréhension.