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L'examen du sang montre l’hémolyse massive qui se produit chez ces malades.
Le sang est difficilement coagulable, parfois incoagulable. Le plasme est laqué, de coloration rouge cerise.
A cette hémoglobinurie s’ajoute une diminution considérable et précoce des globules rouges. Les chiffres de 3.000.000 — 2.000.000, sont rapidement atteints (notre malade avait 1.040.000 globules rouges) et cette déglobulisation va se poursuivre pendant les jours suivants.
A noter la présence d’éléments de la série myélocytaire, l’hyperleucocytose avec polynucléose est la règle. Les chiffres atteints sont des plus variables 172.000 (Widal) ; 38.500 (Carnot). Chez notre malade elle était peu marquée (12 à 16.000) avec polynucléose à 90 %.
La résistance globulaire n’est pas modifiée d’une facon constante. Le plus souvent elle est normale. De même la recherche des hémolysines est également le plus souvent négative comme dans l’observation de Carnot.
Feuillée, Monzor et David ont trouvé une fois le signe du lacet et une augmentation du temps de saignement. Il semble qu’il y ait le plus souvent augmentation des temps de saignement et de coagulation, mais ici encore les résultats sont discordants.
L’hémoglobinurie est constante, massive. Elle donne aux urines peu abondantes, leur coloration très foncée qui a pu faire comparer à la teinture d’iode.
Dans ces urines très peu abondantes, on trouve de
FARNE |: Hz
l’albumine (4 gr. dans un cas de Weil) et quelquefois de cylindres.
Le culot est d’ailleurs épais, contenant de nombreux débris cellulaires, difficiles à interpréter. On y découvre en quantité abondante le bacille perfringens visible à l'examen direct.
A cette oligurie trouble correspond une azotémie d'emblée considérable. On trouva ici 1 à 2 grammes dès le début des accidents ; et très vite l’azotémie atteint 3-4-6 grammes (4 et 5 grammes chez notre malade).
Attribuée classiquement au blocage des reins par les débris des globules rouges et par l’hémoglobine ainsi libérée, elle apparaît en réalité ressortie à une pathogénie plus complexe. Harvier, dans la thèse de Touzé met en évidence l’existence d’une néphrite hyperazotémique qui, après la phase septicémique, va évoluer pour son propre compte.
L’hémoculture permet d’affirmer le rôle du perfringens. On le pratiquera donc à la fois en milieu aérobie et en milieu anaérobie.
Le perfringens est classiquement un germe anaérobie strict, poussant en gélose Veillon ou en bouillon privé d'air. Le mieux est d’ensemencer en bouillon glucosé sous couche d'huile de vaseline et de repiquer précocement en gélose profonde.
L’étalement des colonies montre un bacille épais, à bouts carrés. Il est court et trapu, assez souvent couplé en diplo-bacille. Il prend fortement le Gram.
Il faut noter que le perfringens peut très bien pousser sur simple bouillon et que, en pratique, ses conditions