CONCLUSIONS
L'ensemble des cas étudiés montre :
a) Que l’ictère syphilitique primaire n’est pas rare.
b) Qu'il est antérieur aux manifestations secondaires, qu’il apparaît peu de jours après le chancre, ou même en est contemporain.
c) C’est un ictère bénin, correspondant à l'hépatite diffuse qui accompagne le début de la syphilis au même titre que les autres manifestations viscérales de cette période.
d) Cliniquement, il réalise l’aspect de l'ictère catarrhal, moins le prurit, la bradycardie, les troubles gastrointestinaux.
e) Enfin, c’est un ictère d'évolution courte.
Il faut insister sur le fait que cette évolution est nettement influencée par un traitement antisyphilitique précoce et intensif.
Le problème consiste donc à savoir reconnaître un tel ictère, afin d’instituer ce traitement précoce et intensif, et de tenter de prévenir ainsi les hépatites tardives beaucoup plus difficilement curables, dont l’ictère syphilitique primaire pourrait n’être que le prélude.
Vu le Doyen : Vu le Président de thèse :
TIFFENEAU. MONDOR Vu et permis d'imprimer :
le Recteur de l’Académie de Paris :