‹ Contribution À L'Étude De L'Iléus AlimentaireChapitre 29 sur 42 · LXVII. — MoNDOR · texte numérisé non relu

LXVII. — MoNDOR

1. — Un homme de cinquante-sept cas est hospitalisé d'urgence pour une hernie inguinale droite étranglée depuis cinq heures. LÉGER pratique une laparotomie qui montre une hernie inguinaledirecte, une anse grêle y paraît étranglée. La kélotomie permet l'exploration complète de l'intestin : l’anse contient de multiples corps ligneux que lentérotomie certifie comme une vingtaine de noyaux de cerise. Les anses grêles sus et sous-jacentes sont également remplies de ces corps étrangers dont on ne peut enlever la totalité. Suture en deux plans, réintégration de l’étranglement, cure radicale, guérison. Il s'agissait en réalité de pois chiches mal euits et avalés avec gloutonnerie, peu mastiqués, ou non attaqués par les sucs digestifs.

2. — Une autre occlusion était due à l'ingestion d’une botte d’asperges mangées de bout en bout, avec obturation intestinale dans un sac herniaire.

3. — Un iléus alimentaire était dû à une accumulation énorme de pépins de raisin en amont d’un cancer du côlon transverse ; l’amas de corps étrangers remontait jusqu'à la valvule iléo-caecale, ce qui avait empêché le fonctionnement de l’anus caecal dont le malade était porteur depuis plusieurs mois.

4. — Enfin le dernier cas concerne un iléus alimentaire paralytique avec dilatation gastro-duodéno-jéjuno-iléale aiguë. L'intestin ne paraissait nulle part être obturé par une masse fixe. Cependant un amas considérable et épars de haricots blancs non digérés était responsable du météorisme et du collapsus qui à rapidement emporté le malade. Une ingestion vorace et rapide s’est compliquée d’une manière d’asystolie gastro-intestinale. De la valvule iléocaecale au cardia, le tube digestif était passivement dilaté, comme s'il existait à la fois une dilatation gastro-duodénale et une dilatation jéjuno-iléale aiguës. Mais à la limite sur l’iléon de cette dis-

tension, n’existaient ni corps étrangers, ni amas alimentaire fixé.

LXVIIT. — Mocquor.

Un homme de vingt-cinq ans est hospitalisé pour occlusion intestinale ayant débuté la veille par des douleurs et des vomissements. Après une rémission, l'état douloureux persiste, avec ballonnement médian inférieur et quelques ondulations péristaltiques. Sonorité à timbre aigu presque mat. Le pouls est à 96. On intervient sous anesthésie rachidienne : des adhérences intestinales diffuses empêchent toute libération. La ponction d’une anse distendue ne ramène rien. Un mélange de mucus et de fibres végétales paraît la cause de l’occlusion. Un drainage de l'intestin rétablit la circulation, et la fistule se ferme en quelques jours. Mais huit mois plus tard survient une crise occlusive identiques. Des anses grêles adhèrent à la paroi. Une incision au niveau d’une anse dilatée donne issue à un jet de matières où dominent les lentiiles non digérées. Drainage, guérison.

Page 1