EXISTENCE D’UNE LÉSION DIGESTIVE ANTÉRIEURE
Dans deux cas, il s'agissait d’occlusions récidivantes, et sans qu’une lésion ait été précisée, on peut penser qu’il existait une disposition pathologique méconnue ayant favorisé les accidents. Mais dans vingt-neuf cas sur quatre-vingt dix-huit, c'est-à-dire presqu’un tiers des cas, on trouve dans les anamnétiques récents ou anciens, une notion de lésion digestive ou d’intervention abdominale antérieure.
Dans cinq cas, les accidents se sont présentés sous forme d’un étranglement herniaire, dont un opéré quinze jours auparavant. On trouve, d’autre part, un cas d’occlusion récidivante, la seconde étant d'origine alimentaire. Chez un malade, il y avait eu quelque temps auparavant un iléus paralytique. Chez cinq malades, on trouve une sténose du grêle, tuberculeuse dans un cas, bénigne dans les quatre autres cas. Une entéro-anastomose avait eu lieu cinq ans auparavant, pour une sténose bénigne du grêle.
Chez un malade, existait un ulcère peptique d’origine amibienne. Un autre était porteur d’un anus artificiel pour cancer du côlon. Une autre observation mentionne un cancer de l’angle colique.
SRE
Dans l’ensemble de ces cbservations, il y a donc une pnoportion anormalement élevée de sujets à passé digestif grave, avec lésion encore DE au moment des accidents occlusifs.
Cette même proportion va se retrouver en ce qui concerne des interventions antérieures, abdominales ou pelviennes.