‹ Contribution À L'Étude De L'Iléus AlimentaireChapitre 35 sur 42 · INTERVENTIONS ABDOMINALES ET PELVIENNES ANTÉ- RIEURES · texte numérisé non relu

INTERVENTIONS ABDOMINALES ET PELVIENNES ANTÉ- RIEURES

Dans vingt cas, c’est-à-dire dans près de 20 % des cas, on relève dans les anamnétiques une intervention abdominale ou pelvienne, toute récente, ou plus ou moins ancienne. Dans un cas, il s'agissait d’une gastrectomie pratiquée quinze jours auparavant; dans un autre, une intervention pour hernie étranglée, également deux semaines plus tôt. Dans d’autres cas, au contraire, l’opération est très ancienne, ablation d’un kyste de l’ovaire trente ans plus tôt; hystérectomie dix ans auparavant, prostatectomie deux ans auparavant, un Billroth cinq ans auparavant. Trois fois les sujets avaient été appendicectomisés. Une malade avait subi deux interventions abdominales. Un sujet avait été prostatectomisé. Dans un cas existaient des adhérences au niveau d’un diverticule de Meckel. Il y a donc lieu de penser qu’à la faveur d’une intervention antérieure, des réactions inflammatoires avec sténose et formation de bridse ont favorisé l’iléus alimentaire. La proportion des interventions gynécologiques, dont on connaît le rôle pathogénique dans les occlusions, est également remarquable. On relève entre autres un pyosalpinx, une hystérectomie, une ovariectomie pour kyste. Les accidents sont le plus souvent tardifs, de un à trente ans après l'intervention. Ces brides sont remarquablement

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bien tolérées pendant des années. Puis, brusquement, à la faveur d’un repas copieux, d’un obstacle alimentaire lentement ou brusquement constitué, survient l’occlusion au siège de la sténose ou de la bride,

L’aéro-iléie est loin d’être constante. On a montré que les corps étrangers fermentescibles provoquent un météorisme énorme sans péristaltisme. Par contre, en présence d’un corps étranger unique, une figue, par exemple, le météorisme demeure discret, mais il existe du péristaltisme. Mais le même genre d’obstacle, aliment mal ou non digéré, peut on non provoquer du ballonnement. Il y a donc lieu de rechercher par l’examen clinique et radiologique l’existence ou l’absence de gaz en amont de l'obstacle.

D'autre part, MOULONGUET a attiré l'attention sur la possibilité de relations entre l’iléus alimentaire et un trouble vasculaire ou nerveux moteur de l'intestin. Ces relations semblent prouvées, d’une part, par la relative fréquence des iléus alimentaires chez le vieillard, d’autre part par la possibilité de la répétition des accidents chez un même sujet, probablement atteint de déséquilibre neuro-végétatif. À la faveur d’un repas copieux et occlusif, les accidents éclatent, alors qu’à l'intervention le col alimentaire est insuffisant pour provoquer l’occlusion; cependant, une anse est dilatée et inerte. Il peut donc y avoir de véritables iléus vaso-moteurs apparus à la faveur d’une occlusion alimentaire. Paralytique ou au moins atone, le segment intestinal ne se laisse pas franchir par un bol alimentaire important ou choquant. C’est dans cette catégorie de faits qu’il convient de ranger l'observation de MoNDoR qui parle « d’iléus alimentaire paralytique » avec dilatation gastro-duodéno-jéjuno-iléale aiguë. Aucun obstacle amarré n’oh-

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