TRAITEMENT MÉDICAL
Son seul but est de diminuer l’entéro-spasme qui traumatise dangereusement les anses intestinales distendues et dévitalisées.
— Les moyens physiques des anciens auteurs (purgatifs, lavement sous pression ou électrique, massage (taxis abdominal de HUTcHINSON) augmentent le danger de sphacèle et de perforation. Ils ne doivent jamais être employés.
— Restent les médications chimiques. Il importe de faire à leur sujet une distinction bien tranchée.
— D'une part, l’opium, qui est un remarquable analgésique, sera formellement proscrit. Il met en effet le malade dans ce même état de bien-être, d’euphorie qui est caractéristique de la période terminale de la maladie. Dès lors, le diagnostic s’égare : le clinicien peut croire à la sédation d’une crise de colite spasmodique et l'intervention être différée ». Ne cédons pas au succès facile d’un traitement
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symptomatique : laissons le tableau clinique s’exposer à - nous dans sa vérité (Monpon).
— D'autre part, les antispasmodiques, qui n’ont aucune
action psychique, calment l’excitabilité de l'intestin : la fréquence, l'intensité des spasmes diminue. C’est mettre le malade dans les meilleures conditions possibles jusqu’à l'heure de l'intervention.
Considéré seulement comme un palliatif, il ne faut donc pas refuser au traitement médical toute efficacité. Il faut user largement des préparations non opacées, mais spasmolytiques (Belladone, Hyoscyamine par exemple).