LEP, \ PES
tiques ou de syndrome solaire aigu médical (coliques saturnines, crises gastriques du tabès, par exemple).
Horaire : quelconque. On a signalé son apparition trois heures après les repas. |
Ne retenant que les caractères ayant une réelle valeur diagnostique, nous dirons donc : « douleurs évoluant par crises, fréquentes au début, puis s’espaçant au fur et à mesure que la tonicité intestinale s’affaiblit ». Cette évolution est habituelle : Ce sont, avec des intervalles relativement paisibles, quelquefois si heureux que le malade se croit guéri, des paroxysmes, des exacerbations périodiques à écarts rapprochés, au début de l'affection.
De nombreux auteurs l’ont signalé. KirMisson et Ro- CHARD écrivent :.. « La marche n’est pas continue, mais l’on voit, après une guérison apparente, les accidents se reproduire. Une des particularités de l’occlusion par calcul biliaire est de se manifester par des crises intermittentes ».
De même QUENU : « Il survient bien une crise d’occlusion mais, peu à peu, les accidents s’atténuent ou se calment. On peut, de la sorte, assister à une série d’occlusions subintrantes ».
C’est donc là un des signes les plus fidèles de l’iléus biliaire. Mais il nécessite une analyse clinique des plus minutieuse. Le danger est en effet de l’interpréter comme un signe de colite spasmodique évoluant vers la guérison. Or, il y a une sédation des phénomènes douloureux quand arrivent les plus grandes menaces : l’inertie, la paralysie du muscle intestinal épuisé, puis la gangrène de cet intestin forcé ou la perforation intestinale ou le collapsus (Monpor).
L'évolution cyclique des douleurs est donc un grand signe de l’iléus biliaire. Pour le clinicien averti, il constitue, au premier examen, en dehors de tout signe occlusif, un symptôme d’alarme.