‹ Contribution à l'Étude de l'Iléus biliaireChapitre 7 sur 30 · DÉDUCTIONS CLINIQUES ET THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

DÉDUCTIONS CLINIQUES ET THÉRAPEUTIQUES

L’iléus biliaire n’est que l'ultime aboutissant d’un long travail de préparation. Cette notion implique des conditions cliniques et thérapeutiques qui dominent toute la question de l’iléus biliaire.

1° Le diagnostic se fondera sur trois éléments :

a) Il y a eu lithiase biliaire, puis fistulisation vésiculaire et migration du calcul —- anamnestiques souvent difficiles à extirper, qui seront le fruit d’un interrogatoire patient. et utilement dirigé, auxquels se joindront deux notions utiles : l’âge et le sexe du malade.

b) Il y a un syndrome occlusif incomplet, évoluant par à-coups.

c) L’obstacle doit être un calcul biliaire.

s’en assurer par le palper, le toucher, et, sous certaines conditions, par l'examen radiologique.

20 Il faut intervenir chirurgicalement avant la phase d’iléus paralytique.

Il faut donc opérer pendant la période des douleurs spasmodiques, avant l'apparition des signes occlusifs vrais, c’est-à-dire dès le début de l’affection.

SYMPTOMATOLOGIE

Les signes de l’iléus biliaire sont ceux de toute occlusion intestinale, groupés en leur carré classique : douleurs, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme. Nous étudierons d’abord leur valeur, ensuite leur ensemble formant le tableau clinique.

ANALYSE DES SYMPTOMES I. — DouLeurs.

Evoluant par crises séparées par des moments de tranquillité complète, tel est leur caractère à souligner d'emblée.

Nous signalerons, pour mémoire, d’autres particularités qui ne sont remarquables que par leur variabilité.

Nature : douleurs d’organe creux luttant contre un obstacle s’opposant au cheminement de son contenu, elles sont comparables en cela à celles des coliques néphrétiques, hépatiques, utérines. Quelquefois le malade comprend le sens de ses crises, c’est-à-dire l’effort vain de l’intestin.

Intensité : souvent réduite. La douleur n’est, à ce titre, aucunement un symptôme d’alarme.

Siège : variable. Diffuse au début, la douleur peut venir se fixer au niveau de l’enclavement du calcul (Chauffard).

Irradiations : basses, hautes, vers l’épaule : tout peut se voir. C’est là un signe dangereux qui risque d’orienter le médecin vers le diagnostic de coliques hépatiques, néphré-

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