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3e E au ÈS
Fic. 9. — Cas 8 : Administration de rodopré-
quine après le 5° accès. Noter : 1,) Au lende-
main de la première injection, dernier accès
atténué et retardé; 2.) Reprise spontanée après
apyrexie de 5 jours; 3.) Arrêt spontané ultérieur des accès.
D’autres sujets ont été soumis au même traitement mais à une date antérieure à celle du cinquième accès; le résultat est pratiquement comparable. L'observation suivante, entre plusieurs autres, en
témoigne nettement :
Cas 9. — M. Cap. Julien, âgé de 48 ans, paralytique général typique, est impaludé le 8 avril 1939. Après une incubation silencieuse de six jours et demi, le malade fait, le 15 avril, un premier accès franc à 39° 8, suivi le 17 avril d’un deuxième accès
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à 40°6; ce deuxième accès s'accompagne brusquement de manifestations cardio-vasculaires impressionnantes (dyspnée, cyanose, tachycardie dépassant 200 à la minute, tension artérielle impossible à mesurer); l'examen antérieur du sujet n’avait cependant décelé aucun symptôme cardio-aortique anormal. La fin de l’accès s’étant accompagnée d’une sédation progressive des symptômes, on décide d'attendre le troisième accès. Celui-ci se produit le 18 avril et s'accompagne des mêmes manifestations. Une suspension des accès paraît indispensable ; aussi pratique-t-on, le 19 avril, une injection de 3 cg. de rodopréquine, dose que l’on répète les deux jours suivants (fig. 10). Un dernier accès, à 40° 8, accompagné de symptômes plus alarmants encore, apparaît dans la nuit du 20 au 21 avril. L’apyrexie s’installe aussitôt; le malade se rétablit et il est soumis à un nouvel examen cardio-vasculaire (électrocardiogramme compris); le tout s’avère encore négatif et l’on décide de laisser la cure reprendre secondairement.
Le 27 avril, spontanément, se produit un nouvel accès à 40°, ne s’accompagnant pas de symptômes aussi marqués que précédemment. Les jours suivants, quatre nouveaux accès typiques et régulièrement espacés se succèdent sans inconvénient; des parasites ont fait leur réapparition dans le sang. Le 5 mai, le malade est soumis sans attendre, au traitement habituel par la quinine.
Cette expérience avait fait l’objet d’un contrôle intéressant. Le 3 mai, entre le quatrième et le cin-
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