‹ Contribution à l'étude de l'impaludation thérapeutiqueChapitre 20 sur 24 · I, - LA METHODE D'IMPALUDATION EN DEUX TEMPS DE LA SAL- PETRIERE · texte numérisé non relu

I, - LA METHODE D'IMPALUDATION EN DEUX TEMPS DE LA SAL- PETRIERE

* Toutes les recherches précédentes ont abouti ainsi à la mise au point de la méthode thérapeutique suivante qui est, en définitive, très simple et qui peut présenter une certaine souplesse d'application.

L’impaludation d’un sujet se déroulant sous la surveillance habituelle, et la nécessité d’une suspension temporaire des accès apparaissant nécessaire, soit parce que le sujet présentait une contre-indication relative, soit parce qu’une complication imprévue se dévoile menaçante, il suffira de pratiquer alors une injection de 3 cg. de rodopréquine pendant trois jours consécutifs. Le malade fait un dernier accès atténué puis retardé, puis devient apyrétique. On laisse cette apyrexie se prolonger pendant une semaine, temps largement suffisant en général pour permettre au sujet de se réalimenter et même de se lever. À ce moment, si le médicament a été administré vers le cinquième accès (ou avant), le cycle fébrile reprendra spontanément ; si la reprise tarde, une auto-hémoinjection la déclanchera. Si le médicament a été administré plus tardivement, cette dernière manœuvre sera généralement indispensable. Dans les deux cas le malade fera son cycle fébrile complémentaire dans des conditions de tolérance infiniment supérieures. Les accès s’éteindront spontanément, mais on ne manquera pas de stériliser définitivement le sujet par les doses habituelles de quinine.

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Cette méthode est devenue d'application courante à la Salpêtrière depuis 1938. Elle a permis de traiter des sujets auxquels on aurait auparavant refusé le bénéfice de l’impaludation. De même, elle a permis de terminer la cure de malades présentant une menace d’accidents qui auraient fait, autrefois, inter-

rompre définitivement le traitement.

Les quelques observations suivantes le confirment : Cas 11. — M. Mesl..… Marcel, âgé de 40 ans, salle Charpentier, atteint de tabo-paralysie, est impaludé le 4 mars 1939 (fig. 12). Après le sixième accès, une menace d’escarre apparaît subitement. L’administra-

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