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Fiç. 12. — Cas 11
tion de rodopréquine est aussitôt décidée. Au bout d’une semaine, tout danger étant écarté, on pratique une auto-hémo-injection qui ne fera effet que quatre jours plus tard. Après quatre nouveaux accès, la
quinine est administrée .
Cas 12. — M”° Brig.…., âgée de 46 ans, salle Cruveilhier, atteinte d’atrophie optique rapidement évolutive, est impaludée le 27 mars 1939.
Après le septième accès apparaît un état d’asthénie inquiétant. L'administration de rodopréquine entraîne une apyrexie après deux accès. Dix jours plus tard, on décide d’obtenir quelques accès complémentaires, qu’une auto-hémo-injection déclanchera au
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F1G. 13. — Cas 12
bout de quarante-huit heures ; leur extinction spontanée n'étant pas parfaite, la quinine est administrée le 3 mai (fig. 13). A titre de contrôle, du sang avait été prélevé immédiatement avant l’administration de la rodopréquine et réinjecté sur le champ à un sujet témoin (cas 13)’; celui-ci fit un paludisme d’inoculation typique.
Cas 14. — M. Geg... est atteint de paralysie générale, tabès, aortite et ulcus gastrique ; les traitements chimiothérapiques se montrant totalement inopérants, on décide de tenter l’impaludation. Après le sixième
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accès se produit brusquement un mélaena abondant. L'administration immédiate de rodopréquine entraîne une apyrexie de neuf jours, suivie spontanément de trois nouveaux accès, qui s’éteindront subitement. Deux prélèvements de contrôle avaient été
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Fra. IE — Cas 13 (témoin du pré- , cédent).
pratiqués, l’un avant l’administration de la rodopréquine, l’autre après la reprise du cycle fébrile ; tous deux donnèrent des paludismes typiques aux sujets
témoins.
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ze + : ë 36° = rélévement Fe 35°- Fig. 15. — Cas 14: Rodopréquine après le
6° accès. Récurrence spontanée après 8 jours et arrêt spontané ultérieur.
Discussion
Lorsque nous avons poursuivi cet ensemble de recherches à la Salpêtrière, nous n’avions connaissance que des essais d'atténuation des accès par la quinine et des divers modes d’impaludation en deux temps que nous avons déjà résumés au début de ce travail.
Depuis lors, des recherches bibliographiques plus étendues que celles faites jusqu’à présent nous ont permis de constater que l’un des composants de l’antipaludique de synthèse que nous avons employé, le 6-méthoxy-diéthyl-amino-iso-pentyl-amino-quinoléine, ou plasmochine, avait déjà été utilisé aux fins d'atténuation du paludisme d’inoculation.
Sioli, en premier lieu, expérimentant l’action de la Plasmochine sur le paludisme thérapeutique, avait observé qu’en donnant des doses faibles de ce produit, il obténait une atténuation, voire une interruption des accès qui reprenaient ensuite après l’arrêt de la thérapeutique, mais il ne paraît pas en avoir tiré de conclusions autres qu’une confirmation de l’action anti-plasmodiale de ce corps.
Il nous a été donné de retrouver secondairement
un travail qui abordaït en partie le même domaine ;
ce travail de 1929 semble ne pas avoir été remarqué par les spécialistes de la question, et en particulier Wagner-Jauregg, dans une étude consacrée deux ans plus tard à l’impaludation en deux temps n’en faisait aucune mention.
Ce travail est celui de Schellworth, intitulé « l’impaludation rationnelle ».
Schellworth reprenant les travaux de Sioli, dans une série d'observations où il essaie d’atténuer les accès du paludisme d’inoculation de 30 malades, donna des doses de 2 à 3 cg. de Plasmochine pendant un à deux jours, et il obtenait ainsi une rémission thermique passagère suivie d’une reprise des accès. Dans cette publication, il ne précise aucune date d'application. -
Essayant ensuite des doses plus faibles, il n’obtint aucune action. Ses premières observations ont seules un certain intérêt rétrospectif, les suivantes en effet sont faussées par le fait qu’effectuant ses passages ultérieurs de la souche avec du sang de malades déjà traités par la plasmochine, il ne put obtenir de rémissions qu’en employant des doses de plus en plus fortes à chaque passage, et il se vit contraint d’abandonner bientôt cette technique en raison des accidents toxiques provoqués par les fortes doses devenues nécessaires de ce produit. |
Il conclut son travail en abandonnant la plasmochine et en donnant la préférence au néosaprovitan ou à la quinine ; son seul regret est de n'avoir pu essayer la plasmochine dans un plus grand nombre
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de cas, chez des sujets impaludés avec du sang de
sujets n’ayant pas été en contact avec le médicament.
Dans cette publication de Schellworth, certaines précisions essentielles sont absentes ; c’est ainsi que n’est pas donnée, comme nous l’avons dit, la date d'application du traitement, de même la durée de Papyrexie, le mode de réapparition spontanée ou provoquée des accès nest pas rapporté et ses conclusions même ne sont guères favorables à la méthode, sous réserve cependant du regret de n'avoir pu employer le médicament chez des malades inoculés avec une souche jusque-là préservée de tout traitement par le même produit.
Il nous a paru équitable d’établir, après nos dernières recherches bibliographiques, la part de priorité indiscutable de Schellworth dans la recherche de l’atténuation du paludisme d’inoculation par la plasmochine, fait que nous ignorions lors de nos publications antérieures sur le même sujet.
Nous avons commencé d’ailleurs, à la suite de cette lecture, à vérifier si avec la rodopréquine on observe une même accoutumance de la souche au médicament amenant à donner à chaque passage des doses de plus en plus importantes de produit pour arrêter les accès ; cette recherche qui ne présentera qu’un intérêt purement théorique, sera faite sur une série donnée de malades, hors du circuit habituel, la souche employée à la Salpêtrière par notre maître Mol-
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laret ayant et devant toujours être conservée et transmise en dehors de tout essai thérapeutique. RE
Les précautions expérimentales que nous avons prises et que nous avons précédemment exposées, nous ont permis, alors même que nous ignorions les expériences de Schellworth, d'éviter à l’avance d’être arrêtés par les mêmes écueils et nous permettra d’apporter ainsi des conclusions qui, nous l'espérons, pourront élargir les indications de la malariathérapie. |