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SAT lui-même les membranes ; liquide amniotique verdâtre et très fétide, quoique les battements du cœur de l'enfant fussent bons. Accouchement immédiatement terminé au forceps. L'enfant resta longtemps malingre : mauvaises garde-robes, poids stationnaire ; mais il survécut.
Du côté de la mère, inertie utérine, hémorragie, mort quatre à
cinq heures après l'accouchement,
Observation III
(M. Cnazeix-Vivie. Revue mensuelle de qyn. et d’obst. de Bordeaux, mars 1900.)
24 ans, bonne santé habituelle, pas d’antécédents morbides. Grossesse normale jusqu’au début du cinquième mois (10 juin); alors, sans cause appréciable, perte de sang, douleurs, liquide séro-sanguinolent, fétide, Les symptômes disparaissent par le repos, mais persiste un mauvais état général.
Le 2 juillet grand frisson, le 5, température à 39 5, pouls à 100. Utérus douloureux, écoulement vaginal fétide. Le 6, température matin 37%, soir 396, pouls 106. Langue sèche, nausées, vomissements, céphalalgie. Le 7 juillet, accouchement forcé (chloroforme, dilatation manuelle du col avant tout début de travail). A dilatation complète la poche des eaux se rompt et le liquide amniotique s’écoule épais, brun, très fétide, Fœtus mort depuis vingt jours environ, Délivrance artificielle : placenta noirâtre entièrement fétide. Nœud très serré sur le cordon. Désinfection vaginale et intra-utérine.
Suites de couches: Fièvre. A deux reprises, le 10 et le 15 juillet, après une légère amélioration, accidents hépatiques : ictère
généralisé, douleur violente et brusque à l’hypochondre droit,
AT gros foie. Du 17 au 24 juillet amélioration continue ; tendances à la syncope ; mais le foie diminue de volume et n’est pas
douloureux. Urines redeviennent normales. Guérison.
Dans la thèse de /Jenriot, on trouve une observation
de Brindeau avec examen bactériologique :
Observation IV
Grossesse de 7mois,mouvements fætaux disparus depuis cinq à six jours; sept jours après, T.38°5 ; œuf intact; travail rapide ; œuf expulsé en entier, Dans le liquide amniotique, bacterium coli en culture pure. Organes fœtaux stériles. Suites de couches
normales,
Dans sa thèse, /eannin à toutes ces observations en ajoute dix personnelles dont trois avec examen bacté-
riologique. Nous les résumons :
Observation V
Il-pare, 25 ans, à 7 mois 1/2; ne sent plus remuer depuis huit jours. T, 38°3, A dilatation complète on rompt les membranes : liquide amniotique noirûtre, très fétide, Macéré de 1.060 grammes. Délivrance spontanée, légère hémorragie, puer-
perium apyrétique.
Observation VI
[-pare, 30 ans, à terme, en travail depuis cinq heures. T.38, A dilatation complète on rompt les membranes : liquide trouble et fétide. Fnfant vivant : 3.300 grammes. Délivrance naturelle,
complète, suites de couches apyrétiques.
mn i6 à
Observation VII
V-pare, 38 ans. En travail depuis quinze heures (DM Te; A dilatation complète, rupture des membranes. Liquide chocolaté et fétide. Expulsion d’un macéré de 1.800 grammes dont la mort paraît déjà ancienne. Délivrance A nteles Suites de cou-
ches fébriles, Mort le quatrième jour d’hémorragie.
Observation VIII
I-pare, 20 ans. Enfant mort. En travail depuis quinze heures. Alors rupture spontanée des membranes. Liquide chocolaté et fétide. Une heure plus tard expulsion d’un fœtus très macéré de 1.400 grammes. Délivrance naturelle ; caduque retenue. 39° le
troisième jour du post-partum, Guérison.
Observation IX
I-pare, 22 ans. En travail depuis douze heures. A dilatation complète, rupture des membranes. T.38°; liquide fétide. Fœtus vivant de 720 grammes qui meurt au bout de cinquante minutes.
Délivrance artificielle, rétention partielle de la caduque. Suites
de couches apyrétiques.
Observation X
I-pare, 24 ans. En travail depuis douze heures. Pas de température. À dilatation eomplète, rupture spontanée des membranes. Liquide d’odeur très fétide. Enfant vivant de 840 grammes: qui meurt trois heures plus tard. Délivrance naturelle.
Membranes incomplètes. Suites de-couches apyrétiques.
Apte
Observation XI
I-pare, 28 ans. En travail depuis onze heures. T. 37°5, A dilatation complète, rupture spontanée. Liquide sanguinolent, très fétide. Expulsion d’un fœtus de 5 mois, fétide, mort, mais non macéré. Délivrance naturelle ; caduque retenue. Suites apyré-
tiques.
Observation XII
Il-pare, 25 ans, Placenta prœvia latéral. Quelques pertes les jours précédents. Dilatation incomplète, Tête mobile au-dessus du détroit supérieur. Rupture artificielle des membranes; liquide extrêmement fétide, Enfant vivant. Version de Braxton-Hicks. Quatre heures après, naissance d’un enfant vivant de 2.800 grammes qui respire difficilement, et meurt douze heures après sa naissance. Délivrance naturelle. Suites de couches fébriles pendant cinq jours (entre 37° et 38°5). Guérison le sixième jour.
Examen du liquide amniotique prélevé à la rupture des membranes ; très peu de micro-organismes, pas de bacilles, ni streptocoques, ni staphylocoques, mais quelques cocci. Les cultures aérobies (bouillon, agar, sérum) restèrent absolument stériles. Les anaérobies par contre furent très abondants dans un tube. 2 espèces : petites colonies compactes, lenticulaires, de cocci isolés, très fins, réfringents, gardant mal le Gram ; et très
nombreuses colonies de streptocoque tenuis en longues chaînettes.
Observation XII
Il-pare, au quatrième mois frappée d’insolation (perte de
connaissance subite, puis frisson et élévation de température).
La ri 2e
Trois jours après l’accident, col en voie d’elfacement et perméable. Mauvais état général. T. rectale 41° ; état typhique, albumine dans les urines.
On prélève du liquide amniotique, puis la poche est rompue, liquide vert noirâtre, horriblement fétide, consistance de purée. Dilatation manuelle du col, fœtus et arrière-faix extrait par fragments. Suites de couches fébriles. Sortie guérie le quatorzième jour.
Le liquide amniotique présentait, à l’examen sur lamelle, des cocci isolés, en diplocoques ou en courtes chaînettes ; en quantité moindre, des bâtonnets de dimensions variables,
Dans les cultures aérobies, au bout de deux jours, quelques très rares coli-bacilles, quelques chaînettes de streptocoques, pas de staphylocoques. Dans les cultures anaérobies, colonies d’un cocco-bacille donnant des gaz peu abondants et prenant
toutes les dispositions. Probablement anaérobie facultatif.
Observation XIV
IlI-pare, 28 ans. Présentation céphalique à la partie supérieure de l’excavation, État général mauvais. T. 3805. Travail bon. A dilatation complète, la poche des eaux intacte, on prélève du liquide, puis on rompt les membranes, quelques grammes de liquide s’écoulent (oligoamnios). Enfant vivant de sept mois sans difformité. Suites de couches presque apyrétiques. Guérison. Mort de l’enfant le septième jour.
Dans le liquide amniotique, grande abondance et diversité des espèces microbiennes (cocci nombreux isolés ou groupés),
bactéries nombreuses et de formes variées.
CR Cultures aérobies : Bact. coli en culture pure. Ni staphylocoque,ni streptocoque.
Cultures anaérobies : Bacillus perfringens, prédomine ; strepotococcus tenuis, très abondant ; bacillus nebulosus, très rare.
Zone très nette d’aérobiose.
Armaignac(Annales d’oculistique,oct.1902), rapporte le cas suivant d’ophtalmie purulente qu’il considère
comme congénitale :
Observation XV (résumée).
Accouchement à 8 mois d’une enfant de 1.786 grammes. Les douleurs n'avaient duré que une heure et demie etla sage-femme avait rompu la poche des eaux trois quarts d'heure avant l’expulsion du fœtus. |
Aussitôt après Ja naissance, on remarque que les paupières étaient gonflées, rouges et tendues, et, en les écartant, il s’en écoula une goutte de pus. Du pus sortait également de la vulve. Une heure après l'accouchement, diagnostic d'ophtalmie purulente en pleine période de suppuration. Déjà les cornées étaient blanches, comme macérées et très difficiles à découvrir, à cause du gonflement des paupières. Évolution d'une ophtalmie purulente avec issue des deux cristallins, prolapsus de l'iris et leucome adhérent de chaque côté avec un vestige de cornée transparente.
Cette dame avait déjà eu deux ans et demi auparavant un enfant non atteint d'ophtalmie purulente. |
Pendant sa deuxième grossesse elle avait de la métrite.
Thm (1904) sur 200 cas de fièvre du travail en trouve 16 où l’œuf était intact, sans compter ceux avec placenta prœvia (13). Mais il n’admet pas le passage des microbes à travers les membranes ovulaires et invoque une rupture haute passée inaperçue dans 2 cas où le liquide amniotique était d’une extrème fétidité. Dans un de ces deux cas, il s'agissait d’un fœtus à terme, mort depuis trois semaines.
Lehmann (1906) donne une explication analogue du cas qu’il rapporte: accouchement spontané ; pas de température pendant le travail qui dura vingt heures. Fétidité du liquide amniotique dès la rupture de la poche des eaux. Enfant vivant. Suites de couches apyrétiques.
Hellendall (1906) possède 7 cas personnels de fièvre avec œuf intact. à sont avec placenta prœvia : examen des lochies positif. Pour les 2 cas restants, l’examen des lochies fut positif dans un cas; dans l’autre, sans résultat bactériologique, le liquide amniotique était fétide à la rupture des membranes.
Pour Raineri enfin, l'infection avec membranes intactes n’est pas si exceptionnelle et Soi (cité par Raïineri) trouve assez souvent chez des parturientes le liquide fétide à la rupture des membranes avec des suites de couches quelque peu anormales.
Qu’une telle infection se puisse produire, le fait n'est pas surprenant et point n’est besoin d'invoquer une rupture élevée des membranes
L’œuf est, en effet, menacé de toutes parts et, pourraiton dire, virtuellement ouvert. Les échanges constants entre la mère et le fœtus au niveau du placenta, entre
Véteau 4
A En
le fœtus d’une part, la mère d’autre part et le liquide amniotique, les anastomoses vasculaires normales ou néoformées qui unissent à l'utérus des organes (intestin, vessie, trompe) sains ou infectés, sont autant de chemins utilisables et comme l'expérimentation et la clinique le démontrent, utilisés, par l'infection, pour atteindre un œuf intact.
Mais il est une voie toute tracée que l'infection suit
le plus souvent dans ces cas moins fréquents comme dans les cas plus habituels d'infection à membranes rompues : la voie vaginale.
Les membranes de l’œuf ne sont pas, en effet, imperméables ; les expériences de Veit, de Florenzo d’Erchia l’ont établi pour les sels solubles, celles de Strauss et Chamberland (Archives de physiologie, 1883) pour le vibrion septique, ete...
Cette question a été reprise récemment par Raineri qui utilisa le bacillus prodigiosus, le bac. pyocyanique, la bactéridie charbonneuse, les toxines diphtérique et tétanique.
Cet auteur conclut de ses expériences que le sac ovulaire constitué intégralement par ses trois membranes est absolument imperméable aux germes et aux toxines ; mais que l’une des membranes soit anormale ou lésée, les germes pourront malgré l'intégrité du sac membraneux souiller le liquide amniotique. Les germes et les toxines en agissant sur les membranes y provoquent des lésions. Putréfaction et infection peuvent se produire également, dans un sac intact, avec un enfant vivant et un enfant mort.