‹ Contribution à l'étude de l'infection amniotiqueChapitre 21 sur 46 · ROGUE · texte numérisé non relu

ROGUE

f) L'épaisseur des membranes ovulaires dans les œufs

fermés.

Qt ELLES SONT LES CAUSES FAVORISANT

LA VIRULENCE DES MICROBES ÿ

— 1. À ce sujet, nous insisterons de nouveau sur l'état pathologique de l'arbre génital avant la grossesse ou pendant celle-ci et sur la possibilité de réinfection massive, L'on sait notamment le rôle des surinfections dues à un coït dans les jours qui ont précédé l'accouchement,

— 2. Si le liquide amniotique entraîne les germes vers l’orilice vaginal, il est aussi un excellent milieu de culture pour les microbes et rien ne prouve qu'il ne permette une prolifération rapide et facile, notamment dans les culs-de-sacs vaginaux avant qu'ils ne soient complètement effacés par le travail ou encore, dans les interplis de la muqueuse vaginale. Il rend le milieu semblable à lui-même sur toute la hauteur de l'arbre génital, vaginal et utérin.

— 3. Les pelites pertes sanguines dues aux érosions du col utérin, par le milieu et le terrain de culture favorables qu'elles déterminent. D'autant plus que, le sang des femmes enceintes étant hyperglycémique, les condilions sont encore meilleures pour la pullulation des germes, :

— +. La fréquence des hémorragies au cours de la

grossesse, liées à l’endométrite où à une insertion vi-

cieuse du placenta, hémorragies, qui par leur inter-

mittence peuvent rappeler au point de vue infection les conditions déterminées par les règles de la femme normale. Ces hémorragies s’accompagnent d’un décollement partiel du placenta, formant une solution de continuité au niveau de la surface placentaire dénudée, clapier tout préparé à l’infection.

— 9. L'hyperthermie générale de tout le tractus génital, en raison de la fréquence des hémorragies ainsi favorisées est une condition particulièrement utile à la vie microbienne, et ce serait peut-être un des gros facteurs qui permettrait aux microbes de devenir pathogènes de satrophytes qu'ils étaient, de pulluler amplement et plus rapidement et d'augmenter peut-être ainsi leur virulence.

— 6. Les apports étrangers. L'on sait encore que, malgré les progrès de l’asepsie, la répétition des touchers est un facteur toujours très favorable au dévelappement de l'E A., par les apports hétérogènes possibles. Peut-être aussi par le fait que, si doux et si peu prolongé qu'il soit, le toucher est toujours susceptible de déterminer de petites érosions du col, de petites modifications non appréciables, même au spéculum, et qui détruisent à ce niveau, les barrières leucocytaires de défense. Le doigt peut ouvrir quelques glandes intracervicales infectées antérieurement (œufs de NaBorn),

libérer les germes dans des tissus hypérémiés, sangui-

nolents, favorables à la culture déterminer en quelque sorte un brassage in silu des microbes présents et leur permettre une reproduction facile et rapide par

le milieu. En fait, plus il y a de toucher, plus les chan-

ose

ces d'infection augmentent, Les résultats des examens des liquides amniotiques prélevés dans FPutérus lors d'interventions par voie abdominale et exposés dans les statistiques citées antérieurement, montrent que le plus souvent

Lorsqu'il n°y à pas eu de touchers, le liquide est stérile ou s’il est contaminé, il existe peu de races micro-

biennes, une ou deux.

, Lorsqu'il y a eu touchers nombreux — on constate

un grand nombre de races microbiennes et de variétés

— six et sept souvent. |

Tout cela étant naturellement soumis à Ja règle des exceptions. |

— 7. Le fléchissement de l’état général qui créée un véritable terrain de moindre résistance pour la femme enceinte.

— La déminéralisation bien connue.

— S. Fatigue générale due à la longueur du travail: Le manque de repos chez une femme qui souffre.

— 9. L'intoxication probable par les toxines microbiennes résorbées in situ, et due à la pullulation des germes, car conditions favorables au développement de ceux-ci — grand nombre, = mort par concurrence, — toxines en très grand nombre résorbées rapidement.

Intoxication qui se traduit du resté par un’ fléchissement de la défense organique anti-microbienne déterminant un véritable état de réceptivité que l'on apprécie plus où moins bien cliniquement, mais qui a bien été mis en valeur par l'étude des intra-dermo

réactions aux streptocoques (M. Lévy-SoraL et SIMARD),

réactions qui permettraient en quelque sorte de mesurer ce fléchissement.

« Les femmes que nous avons vu mourir avec une « hémoculture positive au streptocoque avaient une « intradermo réaction nulle où très faible. Cette né- « gativité de l'intradermo réaction existait non seu- « lement à la période terminale, mais existait dès l’ac- « couchement ou dès les premiers signes d’infec- « tion. » (Thèse de Ravina).

— 9; Notons encore que la présentation déplissant le vagin, l’aplatissant et l’élargissant, supprime les barrières théoriques, mais cependant importantes entre les régions cutanées et muqueuses et permet peut-être ainsi l'introduction plus facile des microbes.

— 10. La possibilité de lésions cervicales antérieures : petits polvpes, ou languettes mal vascularisées, friables, ne demandant qu'à se sphacéler et qui sont ainsi

une cause adjuvante à la prolifération microbienne.

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