FACTEURS DE GRAVITÉ
Rupture des membranes avant la D. C.
Rôle du travaii Rôle de la mort du fœtus
Nous venons de voir que batériologiquement Fexistence de germes microbiens ne permet pas de prévoir l'allure clinique ultérieure de Finfection, ainsi que sa gravité et de constituer un élément de pronostic.
Néanmoins, elle doit retenir notre attention, si nous considérons la théraputique préventive. |
C'est dans la clinique qu'il faut chercher d’autres éléments plus importants de pronostie. Comme nous le verrons, les facteurs de gravité clinique sont nombreux et ce sont eux qu'il faut savoir apprécier en présence d’un œuf infecté (car ils sont aussi sujet à caution).
On connait, sans les avoir précisés particulièrement : le rôle de la rupture prématurée des membranes, limportance de la durée du travail, l'influence de la mort secondaire du fœtus. Nous tenons après une étude analytique à situer ces différents facteurs dans leur échelle de gravité variable.
Nous aborderons ces discussions en essayant de pré-
ciser tout d’abord le rôle de la précocité de la rup- Lure des membranes dans PI À: nous appuyant pour cela sur l'examen nen série continue des observations pendant trois années.
Nous réunissons 1.173 observations, sans élévation de température ni avant ni pendant l'accouchement, avec des liquides amniotiques normaux, done pouvant être absolument déchargés du doute d'T. À. Nous avons relevé à part les 1. A. vraies.
Ces 1.173 obs. peuvent être décomposées ainsi
— 581 cas de rupture prématurée des membranes.
Dont 275 primipares,
Et 306 multipares.
— 592 cas de rupture précoce des membranes.
Dont 322 primipares,
Et 270 multipares.
A ne considérer que ces chiffres, nous pourrions dire que sur un nombre sensiblement égal (581 ruptures prématurées et 592 ruptures précoces des membranes), la parité est sans influence, et que les membranes se rompent prématurément ou précocement indépendamment des grossesses antérieures
Nous trouvons, en effet, dans les ruptures prématurées des membranes
47 9 de primipares,
92,5 % de multipares.
Soit à peine un écart de 5 %.
Mais ces chiffres pour exprimer une proportion plus exacte doivent être corrigés en les rapportant à
un pourcentage plus général des primipares et des
So
multipares, [ls montreraient que le nombre des mullipares dépasse de 30 % celui des primipares. On pourrait conclure, correction faite, que l’infection amniotique est relativement plus fréquente chez les primi-
pares que chez les mullipares.