CONCLUSIONS
1° Les cas d'infection amniotique liés à une rupture prématurée des membranes s’observent dans une
propoNion de 10 %.
2° L’infection amniotique est fonction de la longueur du travail aussi bien chez la primipare que chez
la multipare.
3° L’hyperthermie progressive et rapide.
La mort in-utéro du fœtus au cours du travail. L'état du col et du muscle utérin, sont les facteurs de gravité de l'infection amniotique.
4° On doit considérer comme circonstances aggra-
vantes de l'infection amniotique, en dehors des manœuvres complexes nécessitées par les accouchements dystociques : les incisions du col, les délivrances artificielles.
»° La délivrance artificielle ne doit pas être pratiquée systématiquement sous le prétexte, soit de manœuvres intra-utérines antérieures, soit pour une ter-
Mminaison plus rapide de l'accouchement.
6° I faut intervenir le moins souvent possible.
D a Lorsque l’on intervient, faire le nécessaire, mais
aussi le minimum.
1° Lorsque l’on est amené à intervenir, en présence d'une infection amniotique grave, avant de se résoudre à l’hystérectomie, il semble que la dilatation manuelle de l’orifice cervical sous-rachi-anesthésie, le col étant déjà effacé ou l’orifice utérin partiellement dilaté, Mais {toujours suffisamment souple, soit l'intervention
la moins traumatisante.
3° Les succès du pansement au filtrat de streptocoque, bien que très fréquents, n’ont pas été aussi constants dans l'infection ovulaire que dans les infections débutant dans les premiers jours du post-partum. C'est
que
9° La généralisation d’une toxi-infection est fréquemment contemporaine de l’époque de la parturition. Aussi faut-il lui adjoindre un traitement général par les immuno-transfusions, qui semblent agir avec, d'autant plus d'efficacité qu’elles sont pratiquées plus
précocement.
10% Dans des cas exceptionnels, les lésions utérines en surface et en profondeur sont telles que seule Fhystérectomie pratiquée précocement et dans les conditions, que nous avons définies peut sauver la vie de la mère el de l'enfant.
11° La vaccination préalable, pratiquée d’abord d’une facon discontinue à cause de certaines difficul-
tés matérielles, mais qu'on tend à employer systéma-
tiquement à l'hôpital Saint-Antoine dans le service de. M. Lévy-Soraz, semble donner de bons résultats. Mais ce traitement prophylactique ne pourra être jugé réellement que s’il est appliqué en série continue s’il porte sur des chiffres plus importants et une durée plus
longue.
Vu : Le DoxeEn : Vu : Le PRÉSIDENT DE THÈSE
tr AROUSSYP M. COUVELAIRE.
Vu et permis d'imprimer
Le RECTEGR DE L’'ACADÉMIE DE PARIS
S. CHARLETY.