CONCLUSIONS
Si la grossesse exerce en certains cas une influence favorable sur les lésions de salpingoovarite chronique, elle peut aussi provoquer des accidents.
Ces accidents résultent parfois de simples troubles mécaniques; Ia réactivation d'une infec- {ion mal éteinte, la réinfection peuvent aussi en être la cause.
Hs apparaissent : soit au cours de la grossesse, en particulier à son début (Brindeau 31 p. 100) ou près du terme, soit dans les suites de couches. Le rôle exact des salpingo-ovarites chroniques dans l'infection puerpérale est difficile à préciser. Elles donnent lieu, en général, à des accidents précoces, mais il semble bien que dans certaines complications tardives elles soient au moins cause prédisposante.
L’allure clinique de ces complications est extrê-
mement variable : douleurs seules, poussées aiguës
de salpingite, septico-pyohémie, péritonite généralisée.
L'existence d’une salpingo-ovarite surtout en évolution doit faire déconseiller la grossesse. En certains cas une salpingectomie unilatérale peut tout à la fois favoriser la fécondation et mettre à l’abri des accidents.
Lorsqu'une grossesse survient, la résection de l'organe malade est mesure de prudence.
Les accidents inflammatoires qui tendent à se localiser doivent être refroidis par un traitement médical. Le traitement opératoire peut être appliqué ensuite dans de meilleures conditions.
La septico-pyohémie des suites de couches liée à une salpingo-ovarite nécessite une salpingectomie, parfois une hystérectomie.
La péritonite diffuse, soit dans la grossesse, soit dans les suites de couches, commande une intervention immédiate avant pour but principal l’ablation de la trompe ou de l'ovaire infectés. Les résultats obtenus jusqu'ici ont été {très mauvais. Ces cas sont d’une gravité exceptionnelle. D’où utilité des interventions prophylactiques et nécessité d'un
traitement très précoce si ces accident éclatent.