‹ Contribution à l'étude de l'influence de la grossesse sur les salpingo-ovaritesChapitre 3 sur 26 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Mégrat, en 1883, étudie la péritonite durant la grossesse, mais le petit nombre de ses observations, les faits très dissemblables qu'il décrit ne comportent pas de conclusions fermes.

Veit, dans le traité de Müller, consacre quelques lignes à ce sujet et relate deux observations de péritonite aiguë chez la femme enceinte, consécutive à la rupture ou à lextension d’une pelvipéritonite.

Pierre Delbet, dans son traité des suppurations pelviennes, en 1891, consacre quelques pages à l’étude des relations des salpingites et ovarites avec l'infection pucrpérale. I rapporte plusieurs cas où « des salpingites anciennes continuent à évoluer après l’accouchement ou lPavortement et se manifestent par des signes généraux de septicémie et de pyohémie », et cite huit observations de péritonite purulente apparue chez des femmes récemment accouchées et dûe à l'ouverture d’une salpingite où d’une ovarite anciennes. Au point de vue thérapeu-

tique il insiste sur ce fait qu'il faut enlever les

trompes si on ne veut pas aller au devant d'un échee certain.

Blanc, en 1892, publie douze observations personcles et une quarantaine d’autres où est mise en évidence l'influence défavorable de Ia grossesse sur les inflammations péri-utérines et réciproquement. Il fait suivre ces observations de considérations intéressantes sur létiologie, la pathogénie, le diagnostie de ces complications. À cette époque lon était peu interventionniste, si bien que lauteur passe presque sous silence la question du traitement.

Parmi les travaux d'ensemble parus plus récemment nous citerons ceux de Hlawacek, Pinard, Fraipont, Bonec, les {thèses de Gille, de Vésian, Clénet.

En 1917, M. le Professeur Brindeau écrit un important mémoire sur les «salpingo-ovarites compliquant la grossesse. » Il étudie la salpingite cause d’avortement, mais aussi la salpingite siège de complications d'ordre mécanique ou infectieux durant la grossesse. Il rassemble en un tableau 93 observalions de grossesse compliquée d’annexite, et indique le traitement qui dans chaque cas doit être à l'heure actuelle mis en œuvre. Il se montre nettement interventionniste, et à l'appui de ses conclusions, apporte plusieurs observations personnelles dans lesquelles un traitement chirurgical bien conduit a pu sauver des malades qui auraient certainement succombé

sans l'intervention.

ÉTIOLOGIE PATHOGÉNIE

Au cours de la grossesse ou des suites de couches les annexites peuvent être le siége d'accidents non septiques, d'accidents inflammatoires, d'accidents de torsion.

ACCIDENTS NON SEPTIQUES

Presque toujours les annexites déterminent la formation d’adhérences, adhérences qui relient Ja trompe, l'ovaire, l'utérus entre eux et, d’autre part, au petit bassin, aux organes voisins, intestin, épiploon, etc. Et l’on comprend aisément que les tiraillements exercés sur elles par l’utérus qui se développe vers l’abdomen, puissent être cause de douleurs plus ou moins vives.

Il est admis par tous les auteurs que les adhérences se ramollissent au cours de la grossesse. Elles s’imbibent de sérosité, s’assouplissent, deviennent plus élastiques et subissent à ce point de vue les mêmes modifications que tous les organes

pelviens. Pinard et Varnier ont insisté sur ce fait

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