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que les adhérences péri-utérines deviennent lâches et faciles à rompre, tandis que les adhérences parautérines demeurent plus résistantes. Cette constataion est exacte, et dans leurs compte-rendus opératoires plusieurs auteurs, tels Delagenière, insistent sur la difficulté de libérer les annexes de la paroi pelvienne, de l'intestin, de l’épiploon au cours de l'intervention. La résistance de ces brides n'est-elle pas suffisante en certains Cas pour déterminer des phénomènes d’occlusion intestinale. Témoin cite‘un cas d’iléus par brides péritonéales chez une femme enceinte. Kohts a vu une femme mourir au 8° mois de sa grossesse docclusion intestinale par brides péri-ovariennes. Champetier de Ribes a publié un cas semblable dans lequel Fobstacle a été causé par une bride comprimant le colon pelvien. Dans l’observation de Wertheiïm il s'agissait d’une femme qui au 9° mois de sa grossesse fut prise brusquement d'iléus; l’étranglement était provoqué par une bride qui reliait lovaire à l'utérus.
Il semble donc indiscutable que les adhérences peuvent garder une résistance suffisante pour expliquer en certains cas ces douleurs parfois si vives que l’on peut observer en l'absence de tout signe d'ordre infectieux.
Ces brides peuvent se rompre. En général peu riches en vaisseaux leur déchirure ne provoque que
des hémorragies minimes. Munphy cependant fut
SAAErES
dans un Cas, obligé de pratiquer la laparotomie pour une hémorragie interne due à la rupture d'adhérences qui reliaient l'ovaire aux organes voisins. Müller, Schmorl et Watkins ont constaté des épanchements sanguins intra-péritoniaux par dé-
chirure de brides anciennes.
ACCIDENTS SEPTIQUES
Ils sont de beaucoup les plus importants.
Les affections inflammatoires de la trompe set de l’ovaire peuvent s’observer au cours de la grossesse dans deux conditions différentes : tantôt Les lésions annexielles précèdent la grossesse, tantôt elles se développent postérieurement à la fécondation.
1° LESIONS ANKEXIELLES POSTÉRIEURES A LA FÉCONDATION
Cette variété de cas doit être assez rare. Elle est surtout tres difficile à prouver. Comment pourraiton affirmer que les annexes étaient saines avant la grossesse, Souvent l’interrogatoire le plus minutieux ne permet pas de reconnaître une lésion qui pourtant existe; alors que le toucher décèle des annexes augmentées de volume, la femme ne présente aucun trouble fonctionnel.
« Si les infections annexielles post-conceptionnelles sont rares, elles existent cependant dune
façon certaine », écrit M. le Professeur Brindeau. Il