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suites de l'accouchement ont été des plus simples et sans complications.
Fraipont a constaté également que l'influence nocive de la grossesse sur les salpingites même avec adhérences est nulle. Bien plus, le ramollissement normal des tissus utérins et péri-utérins pendant la grossesse, l’amplialion progressive de la matrice et la distension des ligaments amènent peu à peu la déchirure des adhérences et des cicatrices pelviennes. Ainsi disparaissent les traces de l’affection primitive. Ultérieurement ces malades ne ressentent après leur accouchement aucun des malaises qu'elles éprouvaient auparavant.
Hiawacek, Lucas-Championnière émettent une opinion à peu près identique. De Vision également.
Blanc, au contraire, insiste sur l'influence des plus néfastes exercée très souvent par la grossesse sur les inflammations péri-utérines, les salpingo-ovarites en particulier. À lPappui de sa thèse il cite plusieurs observations et des statistiques. En dehors de la grossesse sur 321 cas de pyo-salpingoovarites Delbet indique une mortalité de 20 %. D'après la statistique de Blanc basée sur 45 cas d'infection péri-utérine compliquant la grossesse la mortalité générale est de 42 *. Elle s'élève à 62 % si l’on ne tient compte que des salpingo-ovarites.
Parmi les observations publiées on en peut trou-
ver un certain nombre où linfluence aggravante
dt
de la grossesse parait indiscutable. Des femmes ayant présenté une première grossesse normale font dans les suites de couches une infection plus ou moins marquée avec participation des annexes. À chaque grossesse ultérieure apparaissent régulièreinent des poussées aiguës et même finalement des accidents qui nécessitent un traitement chirurgical}; dans leur intervalle, au contraire, ces femmes n’accusent aucun trouble. L'intervention met en évidence des lésions salpingo-ovariennes.
Divers chirurgiens ont été amenés à faire une double salpingectomie pour pyosalpinx bilatéral (Bowee, Delagenicre, ete). Il y a tout lieu de supposer que Ja fécondation n'aurait pu se produire en cet état et que les lésions se sont agravées depuis le début de la grossesse.
Etablir une statistique qui renseigne même approximativement sur la fréquence de ces complications semble très difficile. La plupart des salpingites sont soignées dans les consultations et services de chirurgie. Lorsque les malades entrent dans une maternité les signes objectifs, mème subjectifs, peuvent avoir disparu.
De la lecture des observations il semble bien que lon puisse conclure avec M. le Professeur Brindeau qu'un assez grand nombre de femmes qui étaient soignées pour des salpingites deviennent enceintes
etimenent leur gestation et leur accouchement sans
en ie et
accident. Elles disent elles-mmes que leur grossesse les a complètement guéries et elles voient disparaitre les accidents douloureux qu'elles ressentaient auparavant. Mais, à côté de ces cas qui sont amélorés par la grossesse, il en est malheureusement d’autres qui sont considérablement aggravés. »
Il serait d’un grand intérêt pratique de pouvoir discerner parmi les salpingo-ovarites celles qui peuvent permettre une grossesse normale, celles qui restent au contraire une menace pour la gestante. S'il est évident qu'il faut redouter davantage les inflaimmations récentes, mal éteintes, et celles qui ont donné lieu à des manifestations bruyantes, répétées, il n'en est pas moins vrai que des accidents de la plus haute gravité éclatent parfois chez une femme qui depuis plusieurs mois n'avait ressenti
aucune douleur.